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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 11:49

 

 

 

 

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Patrick Roger

 

Les députés et les sénateurs devaient se prononcer, mardi 25 février, après une déclaration du gouvernement, sur l'autorisation de prolongation de l'intervention des forces armées en République centrafricaine. Un vote exigé par la Constitution lorsque la durée de l'intervention excède quatre mois. Une durée, tout le monde en est conscient, qui risque d'aller bien au-delà.

 

Le gouvernement se garde bien, désormais, de fixer un terme. Lorsque, le 10 décembre 2013, Jean-Marc Ayrault défendait les objectifs de l'opération « Sangaris » décidée par François Hollande, il affirmait que cette intervention serait « rapide »et n'avait « pas vocation à durer ». Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, parlait d'une opération militaire « ponctuelle et ciblée », qualifiée officieusement de« coup de poing », pour « six mois ». A présent, il admet qu'elle sera « plus longue que prévu ».

 

Si le vote de la prolongation par le PS, les radicaux de gauche, les écologistes, l'UMP et l'UDI – dans leur grande majorité – est acquis, les interrogations sont nombreuses. Mardi 18 février, le sujet a été abordé lors de la réunion du groupe UMP et a fait l'objet d'un long débat. L'ancien ministre Bruno Le Maire est intervenu pour expliquer pourquoi il voterait contre. « Depuis le début, les conditions d'une intervention réussie ne sont pas réunies, estime le député de l'Eure. Nous nous sommes engagés seuls, sans le soutien de nos partenaires. Les buts politiques ne sont pas clairs. Cette opération a été engagée sur de mauvaises bases. A un moment, il faut savoir dire stop. »

 

Lire le point de vue de Bruno Le Maire : « Ne prolongeons pas l'opération de la France en Centrafrique »

 

Ces réserves sont largement partagées, mais la grande majorité du groupe n'en tire pas la même conclusion. « Je me suis prononcé pour l'intervention lorsqu'elle a été lancée. Les raisons de ce soutien n'ont pas varié, à savoir les risques de massacres et de déstabilisation de la région. Ces préoccupations doivent l'emporter sur toutes les autres. Je voterai pour, affirme le président de l'UMP, Jean-François Copé. Ce n'est pas pour moi une position responsable que de faire passer au premier plan l'opposition au gouvernement. En tant que chef de l'opposition, je ne me hasarderai jamais à ça. » Ce sera aussi la position défendue par le président du groupe UMP, Christian Jacob, qui répondra à la déclaration du premier ministre.

 

Tout en approuvant la prolongation de l'intervention, il devrait se faire l'écho des critiques exprimées par ses collègues. « Le vote “non” n'est pas un vote responsable quand on est un parti de gouvernement face à une situation génocidaire, estime le député de Seine-et-Marne. Mais je formulerai des reproches très durs sur l'incapacité de François Hollande à convaincre les alliés. L'intervention a été manifestement sous-dimensionnée. Il faut transformer la mission sous mandat de l'ONU et recalibrer le mandat. » Une dizaine de députés UMP devraient malgré tout voter contre ou s'abstenir.

 

François de Rugy, au nom des écologistes, approuvera la prolongation de l'intervention. « On ne va pas abandonner maintenant la population centrafricaine à son sort. On a paré au plus urgent, mais rien n'est réglé. Quels sont les objectifs ? La diplomatie française n'est pas très loquace », s'interroge cependant le député de la Loire-Atlantique.

 

Pour l'ancien ministre de la défense Hervé Morin (UDI), ce sera un « oui sous conditions ». « S'il n'y avait pas eu le début du commencement d'un processus politique, je n'aurais pas voté la prolongation, explique le député de l'Eure, mais il n'est pas sûr que dans quatre mois je voterai la même chose. Il n'y a plus d'Etat en Centrafrique, il y a un risque de partition. Très vite, la France risque d'apparaître comme une armée d'occupation et d'être prise en otage. Ce n'est pas à elle de porter cela seule. »

 

Beaucoup de questions autour de cette intervention militaire portée par la France restent encore sans réponse.

 

  Patrick Roger 

 
Journaliste au Monde

 

 

Centrafrique: pour Bruno Le Maire, les soldats français doivent rentrer

 

Par , publié le 

 

"Je voterai contre la prolongation de notre engagement militaire en Centrafrique", annonce le député UMP de l'Eure dans une tribune au Monde, alors que le Parlement doit se prononcer ce mardi sur la question.

 

Une voix dissonante se fait entendre ce mardi alors que le Parlement doit se prononcer sur la prolongation de l'opération Sangaris en Centrafrique. Le député UMP de l'Eure Bruno Le Maire plaide pour un retour des militaires français, qui sont confrontés sur le terrain à une situation beaucoup plus complexe que prévu lors du lancement de l'intervention, début décembre. "Je voterai contre la prolongation", annonce-t-il. 

 

"La France a envoyé des troupes en Centrafrique pour des raisons humanitaires légitimes", reconnaît Bruno Le Maire dans un texte publié par Le Monde. "Face à un risque génocidaire réel, nos liens historiques avec la Centrafrique exigeaient que nous ne restions pas les bras croisés." 

 

Le député UMP juge en revanche que "le président de la République a pris une décision de renforcement de nos troupes sur place sur la base d'un diagnostic erroné et avec des moyens inappropriés." Et de déplorer que "la situation s'aggrave sur le terrain". 

 

"Nous avons engagé les opérations seuls"

 

Sur le nombre de soldats envoyés sur place, François Hollande "estimait qu'un contingent de 1.000 hommes supplémentaires envoyés pour six mois serait suffisant, avec l'appui des forces de l'Union africaine: les plus lucides estiment désormais que seule une force multinationale de plus de 10.000 hommes présents pour plusieurs mois serait à même de ramener la paix en Centrafrique", tacle Bruno Le Maire. 

Il formule trois réserves: 

 

- "nous avons engagé les opérations seuls, sans le soutien de nos partenaires européens et américains" 

 

- "nos forces militaires sont engagées pour des opérations qui relèvent essentiellement du maintien de l'ordre"

 

- "le coût financier. Dans un contexte budgétaire difficile, nous devons évaluer avec le plus grand soin chacune de nos opérations et nous assurer de leur pertinence au regard de nos intérêts de sécurité"  

 

Une ligne minoritaire chez les députés?

 

La position de Bruno Le Maire n'est pour l'heure pas majoritaire au sein de l'opposition. La droite avait en effet soutenu l'opération en décembre dernier, tout en formulant quelques critiques sur la stratégie de François Hollande. 

 

Beaucoup à l'UMP restent sur cette ligne ce mois de février. C'est le cas de l'ancien ministre UMP Eric Woerth qui a assuré ce mardi sur I>Télé qu'en Centrafrique, "rien n'a été réglé" même si l'intervention française a permis d'éviter "un bain de sang". Mais "on ne peut pas faire autrement, évidemment qu'il faut prolonger le mandat des militaires", a-t-il ajouté. 

 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/centrafrique-pour-bruno-le-maire-les-soldats-francais-doivent-revenir_1494943.html#hV84UrYCgUxPe0Zs.99

 

 

 

 

Centrafrique: Lellouche "tenté de voter contre"

 

Le député UMP Pierre Lellouche était l'invité, mardi matin, de BFMTV et RMC. Au menu: la prolongation de l'intervention militaire française en Centrafrique, la situation en Ukraine, une note du ministère de la Justice sur la PMA.

 

Prolongation de l'intervention militaire française en Centrafrique, la situation en Ukraine, le retour de Nicolas Sarkozy, une note du ministère de la Justice sur la PMA... Le député UMP Pierre Lellouche était l'invité, mardi matin, de BFMTV et RMC. Voici ce qu'il fallait retenir de son interview. 

 

# Sur le vote: "je suis tenté de voter contre"

 

Présent ces derniers jours à Bangui dans le cadre d'une mission parlementaire, le député UMP Pierre Lellouche estime que les services de renseignement français ont sous-estimé le degré de violence auquel il fallait s'attendre en Centrafrique, et fustige la décision politique très improvisée d'engager des troupes dans ce pays. De ce fait, "je suis tenté de voter contre la prolongation" de l'intervention militaire française en Centrafrique, a d'abord assuré Pierre Lellouche avant de préciser son propos. Le Parlement doit se prononcer ce mardi sur cette question. "Les soldats sont dans une situation impossible. Ils ne peuvent pas tirer pour ne pas prendre partie, ni procéder à des arrestations". "Il y a une montée en puissance de la souffrance (...). Ce n'est pas une bonne opération", a-t-il ajouté. 

 

 

(le député UMP de Paris)

L'opposition réservée sur la prolongation de l'opération « Sangaris » en Centrafrique
L'opposition réservée sur la prolongation de l'opération « Sangaris » en Centrafrique

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