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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 01:08

 

 

 

Enquête préliminaire de la CPI sur la Centrafrique

 

AMSTERDAM   (Reuters) - La Cour pénale internationale (CPI) va ouvrir une enquête préliminaire sur les allégations de crimes commis pendant le conflit en République centrafricaine, a annoncé la procureure de la CPI dans un communiqué publié vendredi.

 

"La situation tragique que connaît la population civile en RCA depuis septembre 2012 n'a cessé de se détériorer. Mon Bureau a pris connaissance de nombreux rapports faisant état d'actes d'une extrême brutalité commis par divers groupes et de la commission de crimes graves susceptibles de relever de la compétence de la CPI", déclare Fatou Bensouda.

 

 La CPI a déjà une enquête en cours relative à la Centrafrique.

 

Mais après avoir pris connaissance d'éléments relatifs à la situation en République centrafricaine depuis septembre 2012, la procureure dit être parvenue à la conclusion que "les graves crimes présumés commis dans ce contexte constituaient une nouvelle situation, distincte de celle déférée à la Cour par les autorités centrafricaines en décembre 2004" et qu'il y avait lieu d'ouvrir un examen préliminaire à ce sujet.

 

Au vu des résultats de cet examen préliminaire, une deuxième enquête officielle pourrait alors être ouverte.

 

Thomas Escritt, Danielle Rouquié pour le service français

 

 

Centrafrique: la CPI lance une enquête

 

Par Jerome Delay et Krista Larson The Associated Press  

 

 

BANGUI, République centrafricaine  7 février 2014 | 16:03 – La procureure de la Cour pénale internationale a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête préliminaire concernant de possibles crimes de guerre ou crimes contre l’humanité en République centrafricaine.

 

Fatou Bensouda a indiqué que le sort des civils centrafricains ne cesse de se détériorer depuis septembre 2012, et qu’elle a récemment reçu des informations concernant «la brutalité extrême de certains groupes».

 

Elle a dit enquêter sur des «centaines de cas de meurtres, de viols, d’esclavage sexuel, de destruction de propriété, de pillage, de torture, de déplacements forcés et de recrutement et d’utilisation d’enfants lors des hostilités».

 

Elle ajouté que «lors de plusieurs incidents, les victimes semblent avoir été délibérément ciblées pour des raisons religieuses».

 

Pendant ce temps, craignant pour leur vie, des milliers de musulmans ont fui la capitale du pays vendredi, montant à bord de camions gardés par des soldats tchadiens lourdement armés.

 

Un homme qui est tombé d’un camion a été tué et son corps ensuite mutilé, ce qui met en lumière la violence que risquent les musulmans qui choisissent de rester.

 

Le convoi de quelque 500 véhicules est éventuellement parti vers le Tchad voisin, un pays majoritairement musulman. Des milliers de chrétiens ont applaudi et crié pour célébrer le départ des musulmans.

 

L’exode dont ont été témoins des journalistes de l’Associated Press survient après deux mois d’affrontements sectaires dans la capitale. Des musulmans accusés d’avoir collaboré avec l’ancien gouvernement rebelle ont été pris à partie par leurs voisins chrétiens.

 

Au cours des dernières semaines, des foules en colère ont incendié des mosquées, en plus d’attaquer et de mutiler des musulmans. Mercredi, un musulman soupçonné d’avoir été un espion à la solde des rebelles a été massacré à coups de couteaux et de blocs de béton. Des soldats en uniforme ont ensuite paradé son corps dans les rues avant qu’il ne soit démembré et brûlé.

 

«C’est une situation absolument horrible. Partout à Bangui, les quartiers musulmans sont détruits et vidés, a dit Peter Bouckaert, le directeur des services d’urgence pour Human Rights Watch. Leurs édifices sont détruits et démantelés, brique par brique, toit par toit, pour effacer tout signe de leur présence dans ce pays.»

 

L’organisme new-yorkais des droits de la personne a réussi à évacuer certains musulmans coincés, sous l’escorte de soldats de maintien de la paix.

 

Certains camions sont tombés en panne avant même d’avoir quitté Bangui, vendredi, et ont dû être abandonnés. Leurs passagers sont grimpés à bord d’autres véhicules, tout en étant constamment harcelés et insultés par une foule qui leur lançait des pierres.

 

L’organisation humanitaire Médecins sans frontières a indiqué vendredi que des dizaines de milliers de musulmans ont déjà fui vers le Tchad et le Cameroun, tandis que des communautés entières demeurent coincées dans le nord-ouest du pays. Quelque 8000 musulmans du village de Bouar «sont à toutes fins utiles prisonniers, incapables de fuir la violence».

 

«Nous nous préoccupons du sort de ces communautés coincées dans leurs villages, entourées par des groupes antirebelles, et par le fait que plusieurs familles musulmanes sont contraintes à l’exil pour survivre», a dit la coordonnatrice des services d’urgence pour MSF, Martine Flokstra.

 

Aucune arrestation n’a été effectuée en lien avec le massacre de mercredi, qui s’est produit en présence de soldats africains de maintien de la paix.

 

«Ce qui s’est produit est très malheureux, que nous ayons été incapables d’intervenir pour le sauver, mais le tout s’est déroulé très rapidement», a dit un porte-parole de la mission africaine, Eloi Yao.

 

 

 

Centrafrique : enquête préliminaire de la CPI

 

Par Maud Descamps avec AFP  le 7 février 2014 à 17h15

 

DÉCISION - La situation en Centrafrique s'est détériorée après le renversement du président François Bozizé par la Séléka.

 

L'INFO - Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé vendredi l'ouverture d'un "examen préliminaire", préalable à une enquête, sur des crimes "graves" commis en Centrafrique, pays ravagé depuis des mois par la violence et les tueries inter-communautaires.

 

"Mon bureau a pris connaissance de nombreux rapports faisant état d'actes d'une extrême brutalité commis par divers groupes et de la commission de crimes graves susceptibles de relever de la compétence de la CPI", a déclaré la Gambienne Fatou Bensouda, citée dans un communiqué. La situation en Centrafrique s'est détériorée après le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, une coalition de plusieurs factions rebelles qui avaient pris les armes fin 2012.

 

La milice de la Séléka, essentiellement des musulmans originaires du nord de la Centrafrique, du Tchad et du Soudan, avait ensuite multiplié pendant des mois les exactions contre la population, très majoritairement chrétienne. Le pays a sombré depuis dans une spirale infernale de violences interconfessionnelles, avec l'apparition de milices chrétiennes paysannes décidées à se venger de la Séléka comme des civils musulmans, alimentant un cycle de représailles sans fin.

 

"J'ai donc décidé d'ouvrir un examen préliminaire", a ajouté Mme Bensouda, procureur de la CPI: "la situation tragique que connaît la population civile en RCA (République centrafricaine) depuis septembre 2012 n'a cessé de se détériorer". En janvier, l'Union européenne a approuvé une opération militaire européenne en Centrafrique, où elle enverra 500 hommes en appui aux forces africaines (5.500 hommes) et françaises (1.600 hommes) déjà présentes sur place. Le 16 janvier, l'ONU avait appelé à agir pour éviter un génocide.

 

 

CPI : examen préliminaire sur des crimes "graves" en Centrafrique

 

Publié le vendredi 7 février 2014 17:36

 

La Haye (AFP)

 

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé vendredi l'ouverture d'un "examen préliminaire", préalable à une enquête, sur des crimes "graves" commis en Centrafrique, pays ravagé depuis des mois par la violence et les tueries intercommunautaires.

 

"Mon bureau a pris connaissance de nombreux rapports faisant état d'actes d'une extrême brutalité commis par divers groupes et de la commission de crimes graves susceptibles de relever de la compétence de la CPI", a déclaré la Gambienne Fatou Bensouda, citée dans un communiqué.

 

La situation en Centrafrique s'est détériorée après le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, une coalition de plusieurs factions rebelles qui avaient pris les armes fin 2012.

 

La milice de la Séléka, essentiellement des musulmans originaires du nord de la Centrafrique, du Tchad et du Soudan, avait ensuite multiplié pendant des mois les exactions contre la population, très majoritairement chrétienne.

 

Le pays a sombré depuis dans une spirale infernale de violences interconfessionnelles, avec l'apparition de milices chrétiennes paysannes décidées à se venger de la Séléka comme des civils musulmans, alimentant un cycle de représailles sans fin.

 

"J'ai donc décidé d'ouvrir un examen préliminaire", a ajouté Mme Bensouda, procureur de la CPI : "la situation tragique que connaît la population civile en RCA (République centrafricaine) depuis septembre 2012 n'a cessé de se détériorer".

 

En janvier, l'Union européenne a approuvé une opération militaire européenne en Centrafrique, où elle enverra 500 hommes en appui aux forces africaines (5.500 hommes) et françaises (1.600 hommes) déjà présentes sur place.Le 16 janvier, l'ONU avait appelé à agir pour éviter un génocide.

 

L'examen préliminaire est l'étape nécessaire avant l'ouverture d'une enquête officielle de la part du procureur de la CPI.

Enquête préliminaire de la CPI sur la Centrafrique

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