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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:46

 

 

 

 

 

Nicolas Gros-Verheyde, à Bruxelles

 

La mise en place d'une force européenne en République centrafricaine – dénommée EUFOR RCA - devrait franchir une nouvelle étape décisive lundi.

 

Les 28 Ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne vont approuver la décision qui donne le feu vert. Le Chef d'opération a été désigné, il y a quelques jours. Il s’agit du général de division français, Philippe Pontiès. Le quartier général – qui conduit l’opération au plan stratégique et politique – sera situé ... en Grèce, à Larissa, une base militaire située entre Thessalonique et Athènes. Mais les pays ne s’empressent pas pour annoncer leur contribution. Et les préparatifs prennent « encore un peu de temps » comme l’a expliqué ce vendredi un haut diplomate européen. L’opération pourrait ainsi ne pas déployée avant « début mars »

 

Qui participera à l'opération ?

 

Outre la France, une petite dizaine de pays pourraient participer directement ou indirectement à la mission, selon le site spécialisé « Bruxelles2 ».

 

L'Estonie a déjà confirmé une participation qui n'est pas négligeable pour ce « petit » pays balte : 55 hommes et femmes pour la première rotation.

 

L'Allemagne a, de son côté, précisé qu'elle mettrait à disposition des avions de transport ou d'évacuation médicale.

 

La Finlande a fait savoir qu'elle était prête à mettre non seulement quelques officiers mais jusqu’à plusieurs dizaines de militaires sur le terrain. Une participation, qui pourrait être combinée avec celle de son voisin suédois.

 

La Géorgie – qui ne fait pas partie de l’Union européenne – pourrait fournir l’équivalent d’une compagnie (environ 120 soldats). L’Union européenne a, en effet, pris l’habitude de solliciter certains pays proches de l’Union européenne ou plus éloignés pour participer à ses missions et opérations de maintien de la paix à l’extérieur de l’Union européenne.

 

La Grèce a proposé de mettre à disposition son quartier général d'opération de Larissa (situé entre Athènes et Thessalonique) et devrait ainsi fournir une partie de l'effectif de ce QG – qui est appelé « stratégique » car il gère tous les « à cotés » de l'opération — les finances, l'administration, les contacts avec les responsables officiels, les rapports, etc. —. « Tout ce qui est nécessaire pour « décharger » le commandant de la force, sur le terrain, afin que celui-ci puisse se focaliser réellement sur l'action de terrain » explique un haut gradé européen.

 

La France – qui est nation-cadre - devrait fournir une part importante de l’Etat-Major sur le terrain et le reste du personnel. L'effectif précis n'est pas encore connu et ne le sera sans doute qu’après que tous les pays aient donné leur contribution. Le principe d’une « nation-cadre » étant de « combler » les trous qui ne sont pas assurés par les autres nations.

 

Une nécessité : aller vite

 

Dans tous les cas, il va falloir faire vite désormais. Les premiers soldats européens devraient être déployés sur le terrain, d’ici la fin février ou plutôt début mars. Du moins, c'est l'objectif affiché par le général Patrick de Rousiers, chairman du Comité militaire de l'UE. Et les experts comme les diplomates mettent les bouchées doubles pour arriver à tout boucler en quelques semaines. Il faut parfaire le plan d'opération, définir les règles d'engagement (conditions de tirs, etc.), signer avec Bangui un accord, en bonne et due forme, autorisant le déploiement des forces, et enfin obtenir un ultime « feu vert » des ministres des Affaires étrangères des « 28 » pour engager les troupes sur le terrain. Dans l'intervalle, il faudra obtenir de chacun des gouvernements voire des parlements des différents Etats membres participants, leur aval. Car, en Europe, la France est le seul pays qui peut sur un simple « coup de sifflet » de son président engager des militaires à l'autre bout du monde. Ailleurs, la procédure est un peu plus « lourde » ou « démocratique », selon les points de vue.

Centrafrique. La force européenne pourrait être déployée début mars

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