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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 15:03

 

 

 

 

 

http://www.toulouse7.com/  par Christophe Cavailles le 1 février 2014

 

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué vendredi avoir commencé à distribuer une assistance alimentaire à des personnes vulnérables dans les zones rurales autour de la ville de Bossangoa, en République centrafricaine.

 

L’agence onusienne a également indiqué avoir fourni de la nourriture à 220.000 personnes déplacées depuis le début de cette année dans la capitale Bangui et dans les villes de Bouar et Bossangoa, malgré la poursuite des violences.

 

« Le PAM n’a reçu que 14% des 107 millions de dollars dont il a besoin pour ses opérations d’urgence en République centrafricaine de janvier à août 2014. Le PAM a besoin de toute urgence de 95 millions de dollars pour distribuer immédiatement de l’assistance alimentaire et préinstaller des stocks de nourriture avant que la saison des pluies ne commence en avril et que les routes deviennent impraticables », a souligné la porte-parole du PAM, Elisabeth Byrs, lors d’un point de presse à Genève.

 

Mme Byrs a salué les promesses faites par les bailleurs de fonds lors d’une réunion à Bruxelles le 20 janvier. « Le PAM a activé tous les mécanismes internes pour couvrir les déficits en janvier et pour une partie de février mais le financement actuel ne suffit pas à couvrir les besoins croissants », a-t-elle ajouté.

 

De son côté, le porte-parole du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à Genève, Jens Laerke, a indiqué qu’environ la moitié de la population centrafricaine avait encore un besoin urgent d’une assistance de base.

 

 

 

Centrafrique: au moins 30 blessés depuis trois jours, affirme la Croix-Rouge

 

Publié par Associated Press le vendredi 31 janvier 2014 à 12h11.

 

BANGUI, République centrafricaine - La capitale de la République centrafricaine est en proie à une vague de violence sans précédent, a prévenu vendredi la Croix-Rouge, et au moins 30 personnes ont été tuées à Bangui au cours des trois derniers jours.

Lors d'un incident survenu cette semaine, un homme a été massacré à la machette pendant que des soldats français assistaient à la scène en attendant des instructions de leurs supérieurs. L'homme était déjà mort quand ils ont finalement tiré des coups de semonce, dix minutes plus tard.


Les violences ciblent surtout les civils musulmans qui sont soupçonnés d'avoir appuyé les rebelles qui ont renversé le gouvernement en mars 2013, ouvrant la porte à des mois de violence contre la majorité chrétienne.


Maintenant que l'ancien leader rebelle qui s'était approprié la présidence a quitté le pouvoir et que les insurgés sont sortis de la capitale, les civils musulmans sont de plus en plus vulnérables à des attaques.


«La violence atteint des niveaux sans précédent depuis quelques semaines, a dit Nadia Dibsy, une porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge à Bangui. Nous demandons aux forces régionales de mettre fin à la violence et d'assurer la sécurité de la population.»


Le président de la Croix-Rouge locale, Antoine Mbao-Bogo, ajoute qu'au moins 30 corps ont été retrouvés depuis trois jours. Ce bilan n'inclut pas les victimes qui ont été enterrées par leurs proches.


Près de 5000 soldats africains et 1600 soldats français sont déployés en République centrafricaine pour tenter de rétablir la sécurité. La plupart d'entre eux se trouvent toutefois dans la capitale, tandis que les violences se multiplient dans le nord-est reculé.

Des groupes de défense des droits de la personne demandent aux militaires de se rendre dans ces communautés où les milices se regroupent et frappent.

Des tirs nourris ont de nouveau été entendus vendredi à Bangui, où des résidents rapportent des affrontements entre des combattants rebelles et des miliciens chrétiens.

On s'inquiétait aussi, vendredi, des intentions de centaines de rebelles qui ont été escorté hors de la capitale plus tôt cette semaine. Il semblerait que ces rebelles se sont rassemblés dans la ville de Sibut, à 180 kilomètres de la capitale. Le général rebelle Mahamat Bahr affirme contrôler la ville depuis jeudi et prétend vouloir collaborer avec le gouvernement transitoire.


«Nous attendons une solution pour nous, a-t-il dit. Si le gouvernement transitoire nous appelle, nous pourrons discuter de notre rôle.»


Plusieurs des hommes présents à Sibut seraient des mercenaires arabophones issus du Tchad et du Soudan.

Centrafrique. l’aide alimentaire arrive enfin dans les campagne

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