Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 21:04

 

 

 

 

Publié le 15.02.2014, 10h11 | Mise à jour : 11h37

 

Alors que la France et l'Union européenne viennent d'annoncer l'envoi, au total, de 1400 soldats supplémentaires dans le cadre de l'opération Sangaris, une vaste opération de désarmement de miliciens anti-balaka a été entamée samedi matin. 

 

 L'armée française et la force de l'Union africaine à Boy Rabe ont investi ensemble un quartier chrétien de Bangui.


L'opération de ratissage, la plus grosse depuis le début de l'opération Sangaris en décembre, a débuté peu avant 6 heures sur un large périmètre de ce quartier, fief banguissois des milices anti-balaka, régulièrement accusées d'exactions envers les civils musulmans. Lors des opérations de fouille, qui ont été faites maison par maison, quelques armes automatiques, grenades, armes blanches, ainsi qu'un grand nombre de munitions ont été découverts.


«Toutes les personnes chez qui des armes ont été saisies ont été identifiées et seront remises à la gendarmerie», a affirmé le capitaine Bolo, un gendarme camerounais de la force africaine Misca, soulignant qu'«une quinzaine d'officiers de police judiciaire de la Misca sont intégrés au dispositif».


Le «gros poisson» a été manqué


Avant 9heures, des éléments de la Misca ont pris position autour du domicile de Patrice Edouard Ngaissona, qui se présente comme le «coordonnateur politique» des anti-balaka, et qui «est protégé par une douzaine d'hommes armés». Autour de son domicile, détonations d'arme automatique et de grenades, d'origine encore inconnue, se sont fait entendre.


L'opération s'est terminée vers 10 heures, sans que Ngaissona soit arrêté.  «Ils n'ont pas réussi à me prendre, j'étais sorti. Il faut qu'on me dise pourquoi on me cherche», a-t-il réagi, affirmant que cinq de ses proches avaient, eux, été arrêtés dans la matinée.


Ngaissona, «c'était le gros poisson qu'il fallait prendre», a simplement commenté le procureur de la République de Bangui Ghislain Grezenguet, qui avait remis aux hommes de la Misca une liste d'individus à interpeller. Les véhicules des Sangaris et de l'Union africaine sont repartis sous les huées des habitants qui scandaient notamment: «"Cassez-vous ou on va s'occuper de vous !».

Jeudi, dans un camp de Bangui, ce sont treize corps qui avaient été découverts dans un puits dans un état de putréfaction avancée. Les premières constatations laissaient à penser, selon le procureur de la République de la capitale centrafricaine, qu'ils avaient été jetés là vivants. Dans ce camps sont cantonnés, sous surveillance de la Misca, des combattants de l'ex-Séléka, les rebelles musulmans. 


Les milices dans le collimateur des autorités


Apparus comme des milices luttant contre la rébellion Séléka, à dominante musulmane, qui avait pris le pouvoir en mars 2013 et qui persécutait la communauté chrétienne, les anti-balaka ont rapidement semé la terreur dans Bangui et en province. Après le départ du président Michel Djotodia, contraint à la démission le 10 janvier 2014, et le désarmement et le cantonnement des éléments de la Séléka menés par les soldats français de l'opération Sangaris, les anti-balaka s'en sont pris systématiquement aux civils musulmans, multipliant lynchages et pillages.


La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a promis mercredi «la guerre» à ces milices, faisant écho aux déclarations menaçantes faites ces derniers jours par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et les commandants des contingents français et africain en Centrafrique, qui visaient directement les miliciens et les pillards sévissant en toute impunité.

Centrafrique : un chef de milice échappe à l'opération de désarmement à Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com