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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 01:33

 

 

 

 

 

 

Après les douloureux événements qu'a vécus et que vit encore le CENTRAFRIQUE après l'aventure SELEKA et son chef DJOTIODIA autoproclamé aventureusement chef de l’État Centrafricain, le peuple centrafricain a été mis à genoux et continue de subir cette posture avec la perpétuation des exactions qui n'ont pas connu une fin réelle.

 

En élisant une femme à la tête du pays après le putsch politique des chefs d’État de la sous-région pour débarrasser le pays de BOGANDA de l'invasion islamiste qui se tramait pour assujettir la nation, le Conseil National de Transition a pris ses responsabilités pour combler le vide politique créé au sommet de l’État.

 

Le signal lancé par le CNT en choisissant une femme pour remplir les fonctions de chef de l’État, même si ce même Conseil n'aurait peut-être pas pris conscience de la portée de son choix, est un signal fort, un signal qui porte en lui une signification déterminante dans le sens où, une femme à la tête du pays, c'était un changement radical qui devait s'opérer avec un tel choix.

 

Un changement pour dire que les anciennes pratiques qui avaient présidé à la destinée de ce pays ne devaient plus avoir leur lit dans cette nouvelle construction.

 

Un changement pour dire que, hier, c'étaient les hommes qui ont amené le pays dans le gouffre au fond duquel il s'est retrouvé et qu'aujourd'hui, une femme, (les femmes) doit tout faire pour corriger les fautes commises par les hommes.

 

Un changement pour dire que rien ne doit plus être comme avant.

 

En plus de cinquante ans d'indépendance, le CENTRAFRIQUE ne s'est pas réellement construit. Pour s'en convaincre, les vieilles maisons de commerce construites à l'époque par les portugais sont ces mêmes maisons que les commerçants venus d'ailleurs continuent de louer ( pour ne pas entre-temps acheter ) aujourd'hui, sans apporter la moindre peinture en signe de rénovation, sans tenter la moindre innovation en termes de reconstruction ou d'adaptation pour répondre aux besoins réels de développement du pays.

 

Aujourd'hui, il suffit de raser toutes ces maisons de commerce, de les piller totalement pour se rendre compte que le CENTRAFRIQUE n'a pas bougé d'un pouce dans ce domaine économique tant essentiel au développement d'un pays, car rien n'a été fait ailleurs pour pousser, encourager les entreprises privées à investir dans le pays. LA CORRUPTION à grande échelle est passée par là, tout le monde le sait bien.

 

Madame la Présidente de Transition, rien ne doit plus être comme avant, c'est le sens de votre choix pour diriger cette transition, c'est le sens de votre choix pour initier une autre pratique politique.

 

Malheureusement des voix s'élèvent déjà, pour critiquer les choix des hommes qui vous entourent. Le CENTRAFRIQUE est malade à cause de ce cancer qui est celui des hommes politiques qui ont entouré les anciens chefs d’État de ce pays et qui ne se sont pas réellement investis au développement de la nation centrafricaine, car un homme seul, une femme seule ne peut pas à lui seul , à elle seule décider de tout s'il (si elle ) n'est pas encouragé(e) par ceux qui l'entourent.

 

La composition de votre entourage proche, gouvernement comme conseillers, fait déjà grincer des dents, à cause de leur proximité avec vous.

 

Le CENTRAFRIQUE n'a plus besoin de se payer encore une telle administration car son calvaire vient exactement de ces mêmes erreurs. Quand on choisit des acteurs qu'il ne faut pas, on produit un film qu'il ne faut pas.

 

Le CENTRAFRIQUE a déjà trop souffert de ce genre d'acteurs et de scénarios, il vous incombe de ne pas le replonger dans l'enfer d'où il veut désespérément sortir. Vous devez mettre en place des bases solides qui permettront au peuple et aux futurs dirigeants de ce pays de se doter d'outils fiables, pouvant leur permettre de poursuivre les actions de la transition en vue du redressement rapide et réel du pays.

 

Il n'est pas tard de corriger la trajectoire, le peuple a fondé beaucoup d'espoir en vous, comme il l'avait déjà fait avec d'autres avant vous, avec les résultats qu'il a eus. Il ne veut plus revivre les mêmes choses.

 

Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE RIEN NE DOIT PLUS ETRE COMME AVANT par Adolphe PAKOUA

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