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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 05:27

 

 

 

 

Jean Guisnel / http://www.letelegramme.fr/ 


L'envoi par la France de 400 hommes supplémentaires en Centrafrique pour renforcer ses 1.600 soldats qui s'y trouvent n'est pas une surprise. Dès les premières heures du déclenchement fort tardif de l'opération Sangaris, on avait compris que François Hollande l'avait délibérément sous-dimensionnée et arbitrairement limitée dans le temps. L'envoi de renforts confirme que l'opération demeure (très) difficile et qu'elle durera encore des mois, sinon des années.

 

Paris a sous-estimé la violence des affrontements intracommunautaires, la faiblesse opérationnelle du contingent de l'Union africaine déployé sur place, de même que la pusillanimité de ses alliés européens. Aujourd'hui, l'implication accrue des dirigeants africains de la sous-région est d'autant plus indispensable que le niveau de violence ne chute pas. L'intervention française a, certes, empêché un génocide, mais pas le nettoyage ethnique que plusieurs ONG dénoncent à juste titre.

 

Alors que la menace d'une sécession d'un État musulman rebelle n'est toujours pas exclue, les enjeux sont plus cruciaux que jamais. Paris n'avait pas le choix et se devait d'intervenir, dans la limite de ses moyens. Ses responsabilités historiques d'ancienne puissance coloniale le lui imposaient. Que seraient les critiques si la France n'avait rien fait ?

Centrafrique : Paris n'avait pas le choix

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