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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 12:22

 

 

 

 

 

http://www.45enord.ca/   par Jacques N. Godbout le 13 février 2014 à 14:00.

 

Les chefs autoproclamés des miliciens anti-balaka ont mis en garde jeudi contre toute attaque les visant, au lendemain de la déclaration de la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza promettant «une guerre» s’ils ne cessaient pas leurs crimes contre les musulmans, rapporte l’AFP

 

Rassemblés dans leur fief du quartier de Boy-Rabe, dans le nord de la capitale, les chefs autoproclamés des anti-balaka ont mis en garde contre toute offensive des forces internationales contre eux, se défendant d’être des «voyous».

 

«Déclarer la guerre aux anti-balaka, c’est déclarer la guerre à la population centrafricaine», a affirmé leur «chef d’état-major», Richard Bejouane.

 

«Nous sommes prêts à être cantonnés», a-t-il ajouté, assurant avoir «les listes des anti-balaka», qui seraient 52.000 selon ses dires, dont 12.000 à Bangui.

 

Mais l’armée française a fermé la porte à cette éventualité. «Les cantonner, ce serait leur donner une légitimité qu’ils n’ont pas, ce serait leur donner la possibilité de devenir une force qu’ils ne sont pas au service d’un sombre dessein», a indiqué lundi le commandant du contingent français, le général Francisco Soriano, après avoir qualifié les miliciens de «principaux ennemis de la paix» en Centrafrique.

 

Le cantonnement est la première étape à l’intégration à un futur programme de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion (DDR), avec à la clé une prise en charge financière, très recherchée dans un pays dévasté par une crise humanitaire sans précédent et parmi les plus pauvres du continent.

 

En début de semaine, Patrice Edouard Ngaissona, qui se présente comme le « coordonnateur politique » des anti-balaka, avait évalué le nombre de miliciens anti-balaka à 70.000, dont plus de la moitié à Bangui.

 

Ces estimations sont jugées «farfelues» par des sources militaires, qui mettent en doute l’existence même d’un réel commandement unifié.

 

Les milices anti-balaka, myriade de groupes formés à l’origine de paysans chrétiens de l’ouest de la Centrafrique pour se défendre contre les exactions des combattants majoritairement musulmans de la Séléka, sont devenues en quelques mois une nébuleuse qui se caractérise par des crimes visant les civils musulmans.

 

Les crimes attribués aux anti-balaka ont redoublé depuis la fin de l’année, provoquant un exode des populations musulmanes de régions entières et amenant Amnesty Interntional à dénoncer un «nettoyage ethnique». L’expression a été récusée par la présidente centrafricaine, qui a évoqué «un problème d’insécurité».

 

Dans la capitale, la population, épuisée par bientôt un an de violences incessantes, a accueilli favorablement la mise en garde de Mme Samba Panza, rapporte l’agence française

 

Majoritairement chrétiens, «les anti-balaka veulent nous entraîner loin, plus loin que les ex-Séléka» à dominante musulmane qui avaient porté l’ancien président Michel Djotodia au pouvoir en mars 2013, a déclaré à l’agence de presse Arthur Bissiko, cadre dans le secteur de la santé, exprimant une opinion largement répandue.

 

Pour lui, «la présidente a raison de déclarer la guerre à ces bandits. Tout le monde aspire à la paix après tout ce que les ex-Séléka ont fait vivre à la population».

 

Au quotidien, les Banguissois continuent d’entendre des tirs, bien souvent d’origine indéterminée, dans leur ville quadrillée par les soldats français et la force de l’Union africaine (Misca).

 

Des poches de tensions extrêmes perdurent autour du PK-5, le grand quartier commerçant de la capitale, majoritairement musulman, qui attise depuis des semaines la convoitise de pillards et des miliciens anti-balaka.

 

Les exactions passées continuent aussi d’être découvertes.

 

«Une fosse commune a été découverte dans un ancien camp Séléka situé près du camp Béal», a indiqué le procureur de la république de Bangui, Ghislain Grezenguet: «Plusieurs corps ont été découverts dans un ancien réservoir de carburant par des soldats de la Misca chargés de la surveillance du site. Ils ont été alertés par l’odeur nauséabonde sortant du réservoir».

 

*Avec AFP

 

Centrafrique: mise en garde des «anti-balaka» contre toute attaque contre eux

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