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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 00:12

 

 

 

 

 

Centrafrique: les ex-Seleka ont quitté Sibut (témoignage)

 

RFI  dimanche 02 février 2014 à 16:50

 

En République centrafricaine, les ex-rebelles de la seleka ont quitté Sibut. Près de 200 hommes ont regagné la brousse, et se dirigeraient à l'heure actuelle dans le nord du pays. Ils étaient cantonnés dans cette ville à 200km au nord de Bangui jusqu'à l'arrivée vendredi des soldats de la Misca, la force africaine sur place ainsi que des soldats français de l'opération Sangaris. Les soldats poursuivent la sécurisation de la ville où des habitants ont assisté au départ des anciens rebelles. L'un d'eux témoigne au micro de RFI.

 

« Les Seleka se sont retirés de la ville vers deux heures, trois heures du matin, très tôt ce matin, raconte cet habitant joint par RFI. Et autour de 7 h 30 les éléments de la Misca et de Sangaris sont entrés dans la ville.

 

A l’heure qu’il est, ils sont en train de faire des opérations de sécurisation dans la ville de Sibut. C’est calme... Il y a eu quelques coups de feu, mais à l’heure qu’il est c’est calme.

 

Ils se sont retirés en ordre en direction de Bambari et de Kaga-Bandoro. Un ultimatum a été donné jusqu’à 12 heures aujourd’hui. Au-delà de cette heure il n’y aura plus de négociations. Je crois que c’est à cause de cela qu’ils se sont retirés de la ville très tôt ce matin.

 

Je crois que ça ne va pas tarder et les gens, d’un moment à l’autre, vont sortir de la brousse et de partout, là où ils se sont terrés depuis plus de deux semaines ».

 

Le porte parole de la Misca, Eloi Yao, appelle les habitants de Sibut à rentrer chez eux, mais n'exclut pas de nouvelles violences à Bambari et à Kaga-Bandoro où sont attendus les ex-Seleka : « C’est possible, car une fois qu’ils passent, ils sèment la panique sur le chemin donc c’est une possibilité ».

 

 

Centrafrique: les Séléka cantonnés à Sibut ont fui durant la nuit

 

http://www.rtbf.be/   dimanche 2 février 2014 à 9h31

 

Les ex-rebelles Séléka qui avaient accepté d'être cantonnés dans la ville de Sibut, à 180 km de Bangui, qu'ils tenaient depuis plusieurs jours, ont fui dans la nuit de samedi à dimanche, a déclaré un responsable militaire africain. Leur camp n'était pas suffisamment sécurisé et ils craignaient les attaques de milices chrétiennes.

 

"Ils ont malheureusement pris la poudre d'escampette dans la nuit, ils sont partis vers Kaga Bandoro", à 160 km au nord de Sibut, a affirmé à l'AFP un officier de la force de l'Union africaine (Misca) "Ce sont les conditions de cantonnement qui, visiblement ne leur convenaient pas", a-t-il précisé.

 

Le colonel Abdelkader Djelani, un officier des Séléka qui ont quitté Sibut, a expliqué que les ex rebelles ne se sentaient pas en sécurité. "On veut des solutions, et un cantonnement vraiment sécurisé. Dans Bangui, les Séléka cantonnés au camp RDOT (situé à la sortie nord de la ville) sont attaqués par les anti balaka", milices chrétiennes d'autodéfense luttant contre les ex-rebelles à majorité musulmane.

 

La Misca poursuivait pendant ce temps son opération de sécurisation de Sibut. "Nous tenons la moitié sud de la ville, nous sommes actuellement en manoeuvre et progressons vers le nord, sans rencontrer de résistance", a souligné l'officier de la Misca, dont les éléments patrouillent aux cotés de la force française Sangaris, présente en appui.

 

Belga

 

 

Centrafrique: un chef anti-Balaka demande de ne pas attaquer les civils musulmans

 

Bangui (AFP) - 02.02.2014 16:26 - Par Jean-Pierre CAMPAGNE

 

Dans le bouillonnant quartier Boy-Rabe de Bangui, fief des milices chrétiennes anti-balaka, les ruelles de latérite se font très étroites, l'accès difficile.

 

Dès l'arrivée de journalistes, le "colonel Douze puissances", cheveux bardés d'épingles de nourrice et collier bourré de gris-gris, commandant sur le terrain, explose de colère à l'encontre des médias qui "disent rien de bon sur nous". Puis il s'apaise aussi vite, s'excuse et l'entretien avec le coordinateur politique du mouvement, de son vrai nom Patrice Edouard Ngaissona, ancien ministre (Jeunesse et Sports) de l'ex président François Bozizé, peut commencer.

 

Q/ : De plus en plus de musulmans, sont traqués, tués, leurs maisons pillées. Vous ne pensez pas qu'il est temps d'arrêter ces violences maintenant que les ex-rebelles Séléka ont dû quitter le pouvoir?

 

-"Nous sommes pour que la paix revienne, pour le bien-être de tous les Centrafricains. Les anti-balaka ne sont pas à Bangui pour piller. Nous demandons aux forces de défense, à la Misca (force africaine), à Sangaris (force française) de monter à l'assaut des faux anti-balaka. Ce sont des voleurs, des bandits qui nous imitent avec de faux gris-gris. Les musulmans sont nos frères. Nous avons attaqué les mercenaires musulmans de la Séléka, mais il ne faut pas attaquer les musulmans civils. Nous sommes pour un processus de pacification".

 

Q/ Etes-vous satisfait de la nomination de la présidente Catherine Samba Panza, entendez vous ses appels à la fin des violences?

 

- "On l'a applaudie quand elle a été élue. Mais elle a fait revenir en force des ministres Séléka (trois) dans son gouvernement, et même un vice Premier ministre (ministre d'Etat: Herbert Gontran Djono)) ! Alors que les anti-balaka ne sont pas représentés ! Un ministre qui a volé sous Djotodia, qui a vidé le fonds minier (il était aux mines, accusé de corruption). C'est très bizarre. J'ai pris un coup à cette annonce. J'ai dû m'agenouiller devant mes enfants, longtemps, je les ai suppliés de ne pas aller tirer un coup de feu!. Bon, on espère des postes techniques au sein du gouvernement, et on a les prochaines élections en vue".

 

Q/ De combien de combattants disposez-vous, et, dans la perspective des élections à venir, comptez-vous transformer votre mouvement en parti politique?

 

- "Dans Bangui, nous sommes aux alentours de 30.000, et en province 60.000. Membres des forces armées mais aussi civils. Ces civils, venus de loin, comment les ramener?, c'est un problème. Nous n'avons pas l'intention de nous transformer en parti politique. Mais nous demandons un équilibre au sein du Conseil national de transition (CNT, parlement), c'est la moindre des choses pour décider de l'étape suivante, des changements constitutionnels".

 

© 2014 AFP

Centrafrique: les Séléka cantonnés à Sibut ont fui durant la nuit

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