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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 01:26

 

 

 

 

 

http://www.afrik.com/   DIMANCHE 9 FÉVRIER 2014 / PAR MALICK HAMID

 

 

La plate-forme des leaders religieux (catholiques, protestants et musulmans) a sévèrement dénoncé, lors d’une conférence de presse tenue vendredi à Bangui, les violences perpétrées en Centrafrique au nom de la religion.

 

Les leaders religieux s’insurgent aussi contre la récupération politique des violences, considérant que les politiques veulent imposer la guerre religieuse à un peuple qui a toujours vécu en harmonie. C’est ce qu’a déclaré Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui.

 

Ils rappellent que la cohésion a toujours régné au sein de la population centrafricaine, en majorité chrétienne (80%), avec une composante musulmane (10%) et des animistes (10%). « Il n’y a pas de raison d’entraîner la religion dans un conflit purement politique », s’est insurgé l’imam Oumar Kobine Layama, président du Comité islamique de Centrafrique.

 

Les leaders religieux pointent du doigt le Tchad dont disent-ils, l’implication dans le conflit centrafricain a fortement contribué au chaos sécuritaire et humanitaire que vit la Centrafrique. « Le Parlement provisoire, les forces vives de la nation, la communauté internationale se chargent de cette question. Bientôt il y aura la solution », a indiqué le pasteur Nicolas Guerekoyame, représentant des Eglises protestantes.

 

Les violences en Centrafrique proviennent des affrontements entre les milices d’autodéfense anti-balakas (anti-machettes) en majorité chrétiens et les ex-rebelles de la séléka à majorité musulmane, composé des mercenaires tchadiens et soudanais, renforcés par à des combattants centrafricains.

 

Plusieurs églises et mosquées ont été détruites dans les violences qui se poursuivent entre ces deux groupes. Les biens appartenant aux musulmans sont pillés par les anti-balakas, des ex- séléka tuent, violent, volent et pillent les habitants chrétiens dans les villes qu’ils contrôlent.

Centrafrique : les chefs religieux dénoncent les violences et accusent le Tchad

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