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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 03:02

 

 

 

 

 

 http://www.metronews.fr/   : 15-02-2014 23:02

 

Une opération militaire ne se déroule pas "comme du papier à musique" a dit le ministre de la Défense. Entre les lignes, il ne cache pas que l'intervention française en République centrafricaine ne sera pas si brève que prévue.

 

Dans l'incapacité de mettre fin aux pillages et violences ethniques en Centrafrique, les autorités françaises, qui annonçaient vendredi l'envoi de 400 soldats supplémentaires comme réclamé par l'ONU, ont reconnu samedi par la voix du ministre de la Défense avoir peut-être sous-estimé la gravité de la crise et la durée de l'engagement militaire qu'elle exige.

 

Une petite erreur d'appréciation ?

 

Début décembre, annonçant l'intervention de la France en République centrafricaine sous mandat onusien, François Hollande avait parlé d'une opération "rapide". En fait de guerre éclair et de rétablissement d'un semblant d'Etat, il est chaque jour plus évident que la Centrafrique continue de s'enfoncer dans le chaos, malgré l'intervention de bientôt deux mille Français et de la Misca, la force déployée par l'Union africaine.

 

"Je crois que ça sera plus long que prévu, parce que le niveau de haine et de violence est plus important que celui qu'on imaginait" a confié samedi Jean-Yves Le Drian au micro de France Inter. Une opération militaire telle que Sangaris "ne se décrète pas comme du papier à musique, il faut s'adapter, se rendre compte des situations et répondre au besoin de sécurité en fonction des événements" a justifié le ministre, assurant qu'"au début d'une opération militaire, on ne peut pas dire à l'avance à quel moment elle finira".

 

Priorité : "la sécurité de proximité"

 

La situation, en l'occurrence, est celle d'un pays où les partisans de la Séléka, une coalition à majorité musulmane, ont martyrisé les chrétiens quand ils étaient au pouvoir, jusque récemment, et où en réaction des milices d'autodéfense, les anti-balaka ("anti-machette"), se sont constituées dans les zones rurales et font couler le sang de civils musulmans ou présumés tels, notamment dans la capitale, Bangui. Dans ces conditions, le risque d'éclatement du pays est grand, mais, a dit M. Le Drian, "nous sommes tout à fait déterminés à ce que la Centrafrique garde son intégrité et que progressivement la sérénité revienne, pour permettre à tous les Centrafricains de vivre ensemble".

 

Ne pouvant que déplorer le grand nombre d'exactions perpétrées par les miliciens de l'ex-Seleka ou par les anti-balaka, le ministre a estimé que "l'important aujourd'hui, c'est la sécurité de proximité". D'où l'importance de renforcer la présence policière et l'appareil judiciaire centrafricain. "On est à un passage entre une force d'intervention militaire et la nécessité d'une sécurité de proximité qui va venir et à laquelle les forces françaises apporteront leur soutien et leur capacité de formation", a-t-il dit. Avec l'aide des 6.000 Africains de la Misca, et demain, à en croire la promesse vendredi de Catherine Ashton, la patronne de la diplomatie européenne, d'un millier de soldats de l'UE contre la moitié actuellement.

 

TIJANI SMAOUI

metronews.fr

 

 

Centrafrique: les troupes européennes sur place en mars (Paris)

 

Dimanche 16 Février 2014 modifié le Dimanche 16 Février 2014 - 16:28



L'Union européenne commencera en mars à déployer ses troupes en Centrafrique, a indiqué dimanche le ministre français délégué aux Affaires européennes Thierry Repentin. 

"Il y aura en mars, dans quelques semaines, en République centrafricaine, plusieurs centaines de troupes venant de plusieurs pays de l'Union européenne (UE). C'est une avancée majeure", a déclaré M. Repentin, dans l'émission Internationales de TV5 Monde-Le Monde-Radio France Internationale. 


L'UE envisage de déployer un millier de soldats en Centrafrique pour aider à rétablir l'ordre dans ce pays plongé dans le chaos, avait annoncé vendredi la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, sans donner de date. 

Centrafrique : Le Drian reconnaît un certain enlisement

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