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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 03:41

 

 

 

 

 

BANGUI Vendredi 28 février 2014 | 00:28 UTC (Xinhua) - Après plusieurs mois de suspension de ses activités, le centre de dépistage volontaire (CDV) de Bossangoa, à 320 km au Nord-Ouest de Bangui, a lancé jeudi une vaste opération de dépistage volontaire du VIH dans les sites des déplacés de cette ville frappée par des violences intercommunautaires, a déclaré à Xinhua son chef, Victorine Yangakola jointe au téléphone depuis Bangui.

 

Selon cette responsable sanitaire, "le dépistage mobile du VIH a démarré tôt le matin du jeudi à l'évêché. 146 volontaires ont déjà fait le test. Le vendredi 28 février, ces opérations vont se poursuivre à l'école Liberté".

 

Cette activité du ministère de la Santé avec l'appui de l' UNICEF intervient une semaine après le passage dans la ville de Bossangoa du directeur de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, et de la sous- secrétaire général de l'ONU en charge du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), Valérie Amos, en marge d'une visite en République centrafricaine (RCA).

 

Selon les données officielles, le taux de prévalence du VIH à Bossangoa s'élève à 1% sur les 4,9% dans la population générale. Même si cette pandémie a tendance à se stabiliser dans cette ville, elle demeure de type généralisé, touchant majoritairement les femmes.

En octobre 2013, les femmes déplacées de Bossangoa se sont mobilisées pour le dépistage volontaire du VIH autour du mot d'ordre "le VIH ne doit pas être oublié en situation de crise humanitaire".

 

Dans cette ville, les conditions de vie restent très difficiles: la nourriture, l'eau potable, les soins médicaux et les installations sanitaires sont largement insuffisants. "Il est probable que la saison des pluies qui approche aggrave la situation", observe Philémon Tomféï, un habitant de la localité joint au téléphone par Xinhua.

 

On estime à 36.000 le nombre des chrétiens installés à l'évêché de Bossangoa et 1.200 musulmans vivant à l'école Liberté, qui ont fui les exactions des ex-rebelles de la Séléka en conflit avec les milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes).

 

Bossangoa a subi une vague de violences intercommunautaires et la ville qui comptait auparavant quelque 50.000 habitants est aujourd'hui pratiquement vide, la population ayant déserté les maisons pour échapper aux violences. 

Centrafrique : Lancement d'une campagne de dépistage du VIH dans les sites des déplacés de Bossangoa

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