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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:47

 

 

 

Centrafrique: la présidente veut aller en guerre contre les anti-balaka


MBAIKI (Centrafrique) AFP / 12 février 2014 14h40 - La présidente centrafricaine de transition a affirmé mercredi vouloir aller en guerre contre les milices d'autodéfense anti-balaka, coupables de nombreuses exactions dans le pays, en particulier envers la communauté musulmane devenue la cible de pillages et de lynchages quotidiens.

Les anti-balaka, on va aller en guerre contre eux. (Ils) pensent que parce que je suis une femme je suis faible. Mais maintenant les anti-balaka qui voudront tuer seront traqués, a déclaré Catherine Samba Panza en sango, la langue nationale, devant les habitants de Mbaïki (80 km au sud-ouest de Bangui), lors d'une visite en compagnie du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. 


Apparus comme des milices luttant contre la rébellion Séléka, à dominante musulmane, qui avait pris le pouvoir en mars 2013 et qui persécutait la communauté chrétienne, les anti-balaka, majoritairement chrétiens, ont rapidement semé la terreur dans Bangui et en province.



Après le départ du président Michel Djotodia, contraint à la démission le 10 janvier, et le désarmement et le cantonnement des miliciens Séléka mené par les soldats français de l'opération Sangaris, les anti-balakas s'en sont pris systématiquement aux civils musulmans, multipliant lynchages et pillages.

 
Les anti-balaka ont perdu le sens de leur mission. Ce sont eux qui tuent, qui pillent, qui volent, est-ce que c'est normal ?, a martelé la présidente. 


L'ONG Amnesty International a interpellé mercredi dans un communiqué l'opinion internationale sur le nettoyage ethnique de civils musulmans qui se déroule selon elle dans l'ouest de la Centrafrique, et dont sont en grande partie responsables les milices. 

Je ne pense pas qu'il y ait d'épuration confessionnelle ou ethnique. Il s'agit d'un problème d'insécurité. Nous faisons en sorte que ce problème ne continue pas, a simplement réagi Mme Samba Panza. 


Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a durci le ton mardi à Brazzaville contre les milices centrafricaines, affirmant que les forces internationales étaient prêtes à mettre fin aux exactions, si besoin par la force.


La mise en garde de M. Le Drian intervient après plusieurs déclarations de responsables militaires français et de la Misca allant dans le même sens.



(©) 

 

 

Centrafrique: personne n'acceptera une partition


MBAIKI (Centrafrique) AFP / 12 février 2014 14h25 - Personne n'acceptera une partition de la Centrafrique, a déclaré mercredi le ministre français de la Défense Jean-Yves le Drian, au lendemain de la mise en garde du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon sur ce risque avéré.


Personne n'acceptera quelque partition que ce soit. Il faut absolument l'empêcher, a déclaré à la presse M. Le Drian à Mbaiki (80 km au sud-ouest de Bangui) lors d'une visite en compagnie de la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza.

Pour la France, il n'y a et il n'y aura qu'une seule Centrafrique, qu'une seule chef de l'Etat. Toute tentative de penser autrement rencontrera l'opposition de la France et celle de la communauté internationale, a-t-il poursuivi.


De son côté, Mme Samba Panza a fait état de sa ferme volonté de ne pas céder un seul pouce du territoire centrafricain qui a toujours été uni et laïc.


Le secrétaire général de l'ONU a estimé mardi que l'éclatement de la République centrafricaine (RCA) était tout à fait possible étant donné l'animosité entre chrétiens et musulmans.


Après des mois de violences, la brutalité sectaire est en train de changer la démographie du pays, la partition de facto de la RCA est un risque avéré, a-t-il déclaré à un groupe de journalistes.

 
Amnesty international a dénoncé de son côté le nettoyage ethnique de civils musulmans qui se déroule selon elle dans l'ouest de la Centrafrique, et que les forces internationales ne parviennent pas à empêcher.


Les soldats de la force internationale de maintien de la paix ne parviennent pas à empêcher le nettoyage ethnique des civils musulmans dans l'ouest de la République centrafricaine, écrit l'ONG dans un communiqué, appelant la communauté internationale à faire barrage au contrôle des milices anti-balaka et déployer des troupes en nombre suffisant dans les villes où les musulmans sont menacés.


La Centrafrique a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane.


Devenu président, il a été contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à empêcher les tueries entre ex-Séléka et milices d'autodéfense anti-balaka, majoritairement chrétiennes, qui ont entraîné un exode de civils musulmans, essentiellement vers le Tchad et le Cameroun voisins.



(©) 

Centrafrique: la présidente veut aller en guerre contre les anti-balaka

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