Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 19:06

 

 

 

 

 

RFI  lundi 27 janvier 2014 à 17:20

 

Pour l'instant, la présence de militaires français et de troupes africaines n'a pas réussi à faire cesser les violences en Centrafrique. Des règlements de compte et des pillages se sont encore produits dimanche, essentiellement dans les quartiers musulmans. Chaque jour, des habitants fuient pour se réfugier dans les pays voisins. Ils sont entre 40 000 et 50 000 au Tchad, et presque 30 000 dans les camps de réfugiés en RDC, auxquels il faut ajouter ceux qui sont accueillis chez des proches ou des amis. Reportage de notre envoyée spéciale à Zongo, une petite ville située juste de l'autre côté de la rivière Oubangui, en face de la capitale centrafricaine.

 

Embrassades et bises chaleureuses. Sylvain retrouve sa famille réfugiée depuis le 5 janvier de l’autre côté de la rivière Oubangui, au Congo. Le père de 7 enfants serre la plus petite dans ses bras. « Je suis très content, la famille est bien portante, se réjouit-il. J’étais inquiet parce que je ne disposais pas d’assez de moyens pour les envoyer au Cameroun, alors j’ai préféré les envoyer directement ici pour qu’ils aient tout de même un refuge. »

 

Le refuge, c’est une Congolaise qui le leur a offert, Vumbo Revi, une cousine éloignée de la famille. Sa petite maison sur la colline de Zongo, à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau de Bangui, les accueille depuis trois semaines. Au menu des retrouvailles : plantains et haricots. « C’est normal de faire ça. Aujourd’hui, je reçois les Centrafricains, mais demain ça sera peut-être moi qui aurais besoin d’être accueillie si je fuis. »

 

Comme Vumba, des dizaines de familles congolaises accueillent 2 000 Centrafricains qui ont fui Bangui depuis décembre. Des liens d’amitiés ou de famille relient les deux rives. Mais pour Chantal, la mère de famille, cette situation est éprouvante : « C’est très difficile, mon mari est là-bas, je suis ici… Ça fait mal, parce que j’entends les armes lourdes qui tombent là-bas. Je suis très inquiète. » L’heure de repartir a sonné. Dernière prière pour la paix en Centrafrique, Sylvain et son fils aîné rejoignent Bangui en pirogue.

RDC: Zongo, de l'autre côté de la rivière Oubangui, accueille des familles centrafricaines

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com