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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 01:02

 

 

 

 

BBC Afrique  2 janvier, 2014 - 14:28 GMT

 

La France est “déterminée” à mettre un terme au chaos en Centrafrique, a indiqué le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors d’une visite jeudi à Bangui, la capitale centrafricaine.

 

Le ministre, qui a rencontré des soldats français, a écarté le risque d’enlisement, un mois après le lancement de l'opération Sangaris qui peine pour le moment à mettre fin aux violences.

 

"En février, des experts disaient ‘au Mali, la France commence son enlisement’. Heureusement que nous n'avons pas écouté les experts. Je le dis pour le Mali, et je le dis aussi pour la Centrafrique", a déclaré le ministre aux soldats français au camp Boali.

 

1.600 soldats français ont été déployés en Centrafrique pour tenter d'enrayer l'engrenage de violences dans le pays depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

 

Le ministre de la Défense a aussi évoqué le "rôle historique" de la France en Afrique.

 

"La France aurait été sourde à l'appel des Etats africains? La France aurait fui ses responsabilités historiques? Nous sommes là et il ne faut pas qu'il y ait de doute sur notre détermination à mener cette mission", a-t-il ajouté.

 

Les difficultés s'accumulent pourtant pour l'armée française en Centrafrique, pays qui semble au bord de la guerre civile, plongé dans un cycle de représailles entre chrétiens et musulmans.

 

M. Le Drian devait s'entretenir avec des responsables de la Misca, chargée de sécuriser Bangui aux côtés des Français, avant de s'envoler pour le Gabon puis le Congo, où il rencontrera les présidents Ali Bongo et Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine.

 

 

Centrafrique: la France "déterminée" à mettre un terme au chaos

 

Bangui (AFP) - 02.01.2014 20:15 - Par Xavier BOURGOIS

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian en visite à Bangui a écarté jeudi le risque d'un enlisement pour la France, près d'un mois après le lancement de l'opération Sangaris qui peine à mettre fin aux violences en Centrafrique

 

"En février, des experts disaient +au Mali, la France commence son enlisement+. Heureusement que nous n'avons pas écouté les experts. Je le dis pour le Mali, et je le dis aussi pour la Centrafrique", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des soldats de la force engagée depuis le 5 décembre en Centrafrique aux côtés de militaires africains.

 

"Je suis venu en Afrique pour saluer toutes les forces impliquées dans les opérations de lutte contre le terrorisme", a dit M. Le Drian en visite au camp Boali, où est stationnée la force française.

 

Quelque 1.600 soldats français ont été déployés pour tenter d'enrayer l'engrenage de violences communautaires et interreligieuses à l'oeuvre en Centrafrique depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

 

Début décembre, deux soldats français ont été tués, quelques jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport. "Ma première pensée est pour eux", a affirmé le ministre.

 

Insistant sur la nécessité d'intervenir sur le continent africain, il a affirmé qu'"assurer la sécurité en Afrique, c'est aussi assurer la sécurité en France".

 

"Quand il y a un vide sécuritaire c'est le creuset à tous les trafics et la porte ouverte à tous les terrorismes", a-t-il déclaré.

 

Les difficultés s'accumulent

 

M. Le Drian a aussi évoqué le "rôle historique" de la France en Afrique.

 

"La France aurait été sourde à l'appel des Etats africains? La France aurait fui ses responsabilités historiques? Nous sommes là et il ne faut pas qu'il y ait de doute sur notre détermination à mener cette mission", a-t-il dit.

 

Les difficultés s'accumulent pourtant pour l'armée française dans un pays plongé dans un cycle de représailles et contre-représailles entre chrétiens et musulmans.

 

La poursuite des violences a aussi amené Médecins sans frontières (MSF) à annoncer jeudi une réduction de ses activités dans le camp de plus de 100.000 déplacés proche de l'aéroport de la capitale.

 

"Les violences qui depuis deux jours ont eu lieu à proximité du dispensaire MSF de l'aéroport ont provoqué la mort de deux enfants" et 40 blessés ont été pris en charge, a indiqué l'ONG, disant devoir "considérablement réduire ses activités médicales d'urgence" dans le camp.

 

Jeudi encore, au niveau du PK5, quartier musulman dans le nord de la ville, les habitants avaient dressé des barricades et brûlé des pneus pour protester contre la présence de blindés français. Ils reprochent aux soldats français d'être "partiaux" et d'aider les milices chrétiennes anti-balaka formées en réponse aux exactions de membres de la Séléka.

 

La tâche des Français est aussi compliquée par les ambiguïtés de leurs alliés tchadiens, considérés comme la puissance régionale qui a mis en place l'ex-chef rebelle et président Michel Djotodia.

 

Le Tchad fait aussi partie de la force africaine (Misca), censée être neutre, mais ses soldats sont accusés par la population de complicité avec les ex-rebelles de la Séléka.

 

Après la Centrafrique M. Le Drian s'est rendu au Gabon et devait aller au Congo pour rencontrer les présidents Ali Bongo et Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, et dont les pays participent à Misca.

 

L'objectif de la tournée est d'évoquer avec les dirigeants régionaux "les moyens d'arriver à une situation politique et sécuritaire de durée" en Centrafrique, a expliqué le ministre après un entretien avec le président Bongo.

 

"La situation sécuritaire est en amélioration par rapport à la situation de massacres qu'on a pu connaitre" les semaines précédentes, a assuré le M. Le Drian se voulant optimiste.

 

© 2014 AFP

RCA : la France “déterminée” (Jean Yves Le Drian)

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