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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:50

 

 

 

 

 

http://www.france24.com/ 23/01/2014

 

L’archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga et l'imam Oumar Kobine Layama, actuellement en tournée en Europe, ont assuré dans un entretien à FRANCE 24 qu’il n’y avait pas de "guerre confessionnelle" en Centrafrique.

 

Ils sont les messagers de la paix. Alors que les violences se poursuivent en Centrafrique, l’archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga et l'imam Oumar Kobine Layama sillonnent l’Europe pour porter un message d’unité et de réconciliation. Et pour les deux hommes de foi, l'élection "démocratique", lundi 20 janvier, de Catherine Samba-Panza à la présidence de transition est un "espoir pour tous les Centrafricains".

 

"C’est une femme que nous connaissons. Nous avons échangé avec elle sur l’avenir du pays", souligne sur l'antenne de FRANCE 24 l’imam Oumar Kobine Layama. "Elle est engagée dans le processus de réconciliation, pour la paix en République centrafricaine. Elle a fait un travail en amont et dès qu’elle sera soutenue, accompagnée par les Centrafricains, par la France, par la communauté internationale, elle sera en mesure de relever le défi auquel est confrontée la République centrafricaine", insiste-t-il.

 

Interrogé sur le choix d’une présidente chrétienne pour succéder à l 'ex-président de transition musulman Michel Djotodia, contraint à la démission le 10 janvier 2014, l'archevêque de Bangui insiste sur la nécessité de ne pas faire de la religion un critère de choix pour diriger le pays. "Ni la religion, ni la région, ni le clan ne doivent être les critères, explique l’homme d’église. Ce qui doit être le critère, c’est le mérite. Pour cela, les règles doivent être claires. (…) Je ne pense pas que l’on puisse biaiser en utilisant l’ethnie. Nous avons vu où cela nous a conduit. De grâce, la religion ne doit pas être le critère. Relevons le débat !"

 

Depuis des mois, ces deux figures emblématiques de la paix en Centrafrique prêchent souvent ensemble dans les églises, les mosquées ou les camps de déplacés pour la réconciliation entre communautés musulmane et chrétienne. Un message d’autant plus capital que les violences se poursuivent dans le pays. D'après la Croix-Rouge locale, 15 personnes ont trouvé la mort jeudi dans la capitale.

 

Il ne s'agit pas d'une "guerre confessionnelle"

 

"Tous les musulmans ne sont pas en danger, rappelle l’imam Oumar Kobine Layama. Ce sont ceux qui sont dans la sphère des anti-balaka mais aussi les chrétiens à la portée des Séléka qui connaissent cette terreur. C’est pour cela que nous sommes là. Nous sommes là pour plaider pour que ceux-là soient désarmés et que la vie soit protégée."

 

Car pour les deux hommes de foi, il ne s’agit pas d’une guerre de religions. "Nous écartons ces termes de guerre confessionnelle parce que les leaders ne sont ni pasteurs, ni prêtres, ni imams. Ce sont des civils, insiste l’archevêque de Bangui. Le comportement que nous avons dénoncé est aux antipodes de ce que nous prêchons en tant que religieux. Nous refusons l’amalgame, le raccourci qui consiste à dire que les milices chrétiennes sont les anti-balaka et que les Séléka sont musulmans. C’est une caricature."

 

C’est d’ailleurs l’une des raisons qui a poussé les deux religieux à sillonner le pays et le monde. "Notre pays est un pays où musulmans et chrétiens peuvent vivre ensemble. Il est laïc, rappelle l’archevêque Dieudonné Nzapalainga. Cette cohabitation est ancienne et elle continue. C’est un signal fort que nous voulons donner à nos fidèles : attention à la manipulation à l’instrumentalisation des fibres religieuses. Nous voulons continuer à bâtir une société, une fraternité où nous seront tous des Centrafricains, travaillant main dans la main."

 

Un rôle primordial pour la France

 

Pour l’imam Oumar Kobine Layama, l’espoir repose désormais sur la communauté internationale. Elle doit soutenir cette initiative de paix en désarmant les miliciens. Une mission pour laquelle le rôle de la France est prépondérant, selon l’archevêque de Bangui qui a, avec son homologue musulman, rencontré François Hollande jeudi à l'Elysée.

 

"Nous attendons que la France continue de soutenir la paix centrafricaine à travers Sangaris et la Misca, qu’elle soit toujours en première ligne pour faire des plaidoyers diplomatiques afin que la force européenne bientôt et la Misca progressivement deviennent une force onusienne, ajoute-t-il. Les besoins sont énormes en République centrafricaine, au niveau de l’infrastructure, de la reconstruction militaire, de l’armée nationale, de la sécurisation. Le nombre annoncé [500, NDLR] est certes louable mais il est en deçà de la réalité. Le pays est grand. Il va falloir trouver des hommes pour sécuriser, reconstruire ensemble avec les Centrafricains."

 

 

Les hérauts de la paix en RCA devant le Parlement français

 

RFI  jeudi 23 janvier 2014 à 08:24

 

Les deux hérauts de la paix en Centrafrique, l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et le président de la communauté islamique de RCA, l'imam Omar Kobine Layama, poursuivent leur tournée en Europe. Ce mercredi 22 janvier, ils ont expliqué le conflit qui déchire leur pays aux députés des commissions de la Défense et des Affaires étrangères.

 

La Centrafrique, terrain d'engagement pour l'armée et la diplomatie française, méritait bien l'exposé de ces deux dignitaires. Et les députés français « en ont besoin », selon la présidente de la commission de la Défense, Patricia Adam. « Je crois qu'il y a une méconnaissance au sein du Parlement, mais aussi en France, tout simplement, et au-delà, en Europe, de la situation qui pouvait être, si nous n'étions pas intervenus, génocidaire », expose la députée socialiste.

 

Pendant une heure et demi, devant une poignée de députés, l'archevêque et l'imam de Bangui ont expliqué leur inlassable travail de rapprochement des communautés. Ils ont insisté aussi sur le fait que, selon eux, les religions sont instrumentalisées par ceux qui ont intérêt à attiser les haines.

 

Ils ont montré leur vision de l'avenir de la Centrafrique une fois que la paix sera revenue, et insisté sur la nécessité d'une école, d'une santé et d'une réconciliation, soutenue par la France, notamment. « Il faut que le village se retouve pour discuter, que l'on puisse voir comment faire pour réparer. Si l'on laisse la place à l'impunité, ce que nous avons vécu reviendra incessamment », prévient Dieudonné Nzapalainga.

 

Et quand un parlementaire leur demande ce qu'il pensent de leur nouvelle présidente de transition, Catherine Samba-Panza, qui était, jusque-là, maire de Bangui, l'imam Kobine Layama parle d'« espoir ». « Madame le maire est quelqu'un qui a le langage des rassembleurs, elle a le caractère pour rassembler tous les Centrafricains. »

 

Ce jeudi après-midi, l'archevêque Nzapalainga et l'imam Kobine Layama doivent être reçus par François Hollande.


 

 ZOOM : Une commission enquêtera sur les exactions commises en Centrafrique

 

Les résultats de l'enquête menée par la commission onusienne dont les membres ont été nommés ce mercredi 22 janvier, pourront ensuite être utilisées pour traduire les responsables devant la justice internationale.

 

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

 

La création de la commission des Nations-unies sur les exactions en Centrafrique avait été décidée par le Conseil de sécurité, le 5 décembre dernier, après une journée particulièrement meurtrière en RCA.

 

Un an pour mener l'enquête

 

L’objectif est de faire savoir qu’il n’y aura pas d’impunité en RCA et que les auteurs de crimes devront rendre des comptes à la justice internationale. Les experts doivent enquêter sur toutes les exactions commises depuis janvier 2013. Ils ont un an pour le faire.

 

Cette commission, présidée par l’avocat camerounais Bernard Muna, pourra ensuite conduire à la mise en place d’un tribunal international sur le modèle de ceux créé pour le Rwanda ou l'ex-Yougoslavie.

 

Vers des sanctions individuelles

 

Devant le Conseil, plusieurs responsables onusiens qui rentrent de RCA se sont dit choqués de l’intensité de la haine entre chrétiens et musulmans et surpris du degré d’organisation des milices chrétiennes anti-balaka.

 

La résolution qui sera votée la semaine prochaine comprend pour la première fois des sanctions individuelles dirigées contre les memebres des groupes armés des deux camps.

 

 

 

L'archevêque et l'imam de Bangui en visite en Europe

 

http://www.fait-religieux.com/   La rédaction | le 23.01.2014 à 10:37

 

Mercredi 22 janvier 2014, à la veille d'une rencontre avec le président François Hollande, L'archevêque et l'imam de Bangui ont appelé la communauté internationale à soutenir les nouvelles autorités en place et à participer au désarmement des chefs de guerre. 


« Nous pensons qu'il faut rapidement une force onusienne », a déclaré Mgr Dieudonné Nzapalainga, l'archevêque de Bangui. « La France est venue, l'Europe arrive aussi mais le pays ne se réduit pas à Bangui et ce n'est pas avec 6.000 hommes qu'on pourra couvrir un pays grand comme la France et le Luxembourg  », a-t-il ajouté. « Avec des forces onusiennes, la Centrafrique ne sera plus une affaire africaine ou européenne, mais mondiale », une nécessité face à l'attitude ambiguë des soldats tchadiens de l'Union africaine (Misca) face aux rebellles de la Séléka (ex-rébellion à majorité musulmane) : « Nous avons vu des scènes de fraternisation alors qu'ils étaient supposés venir les cantonner, ils sont ensemble ! Si vous êtes avec mon bourreau, vous êtes mon bourreau », a-t-il affirmé.


Actuellement, la Misca a envoyé 4.400 soldats, dont 850 originaires du Rwanda. La France a déployé 1.600 militaires en Centrafrique depuis le 10 janvier 2014.

Une situation humanitaire "dramatique"


Devant des députés des commissions de la Défense et des Affaires étrangères, l'archevêque de Bangui et le président de la communauté islamique de RCA, l'imam Omar Kobine Layama ont alerté sur les conditions de vie des habitants du pays : « Au plan humanitaire, la situation est dramatique, les gens dorment dans la brousse, cela fait deux campagnes qu'ils n'ont pas pu planter, nous craignons la famine ». Ils précisent : « Cela fait des mois et des mois que les fonctionnaires ne sont pas payés. L'Etat a fait faillite. Il va falloir aussi reconstruire l'administration avec des hommes, des moyens pour qu'elle puisse se redéployer et permettre à ce pays d'être un Etat ». Le religieux insiste sur l'importance d'un redéploiement des administrations d'Etat. « L'élection ne pourra jamais s'organiser tant que les hommes auront des armes en mains, la majorité de nos forêts sont encore sous l'autorité des officiers des Séléka, ils font douaniers, préfets, tout... », a souligné l'imam Kobine Layama.


Les deux hommes ont également salué l'élection de la nouvelle présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Les deux hommes y voient « une bonne nouvelle », un « espoir » : « Madame le maire est quelqu'un qui a le langage des rassembleurs, elle a le caractère pour rassembler tous les Centrafricains », a affirmé l'archevêque de Bangui. « Nous ne doutons pas de sa capacité. Elle est connue comme une femme de fer qui travaille et ne recule pas devant les difficultés. Mais elle est confrontée à des défis énormes, le désarmement, le cantonnement des milices...», a renchéri l'imam Kobine Layama.


Les deux religieux œuvrent au rapprochement des communautés en Centrafrique. ils préfèrent d'ailleurs parler de « guerre aux aspects religieux » que de « guerre confessionnelle ». « Maintenant nous habitons même ensemble », a confié Mgr Nzapalainga à l'AFP. Depuis les violences anti-musulmanes du 5 décembre à Bangui, héberge son ami l'imam en son archevêché.



Source : AFP.

"Musulmans et chrétiens peuvent vivre ensemble" en Centrafrique
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