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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 16:40

 

 

 

 

http://www.slateafrique.com/  17/01/2014 à 16:05

 

Le pays a besoin d'un nouveau président. Mais dans le contexte actuel, cela équivaut à chercher une aiguille dans une botte de foin.

 

Depuis la démission du tandem Djotodia-Tiangaye, le 10 janvier, la RCA est en quête d’une nouvelle «race» d’hommes et de femmes, aux qualités morales exceptionnelles, prêts à se sacrifier en vue de faire renaître leur pays. Ainsi, des critères d’éligibilité, pour élire le nouveau chef de l'Etat en vue d’assurer la nouvelle transition, ont été clairement établis: intégrité, indépendance intellectuelle, compétence, refus absolu de la violence armée, etc.

 

Comme on le voit, le prochain président ou la prochaine présidente de la nouvelle transition, doit être un homme ou une femme doté d’une vision noble et profonde, armé d’une puissante vocation politique pour barrer définitivement la route au chaos, à l’anarchie et à la guerre. Cela dit, ces critères d’éligibilité sont beaux à entendre. Mais, concrètement, comment réussira-t-on à leur donner corps?

 

Un politicien hors pair

 

Certes, après Djotodia et la Séléka qui avaient fait de la RCA un objet d’effroi et de dégoût en la menant à une catastrophe politique sans précédent, on ne peut, désormais, occulter «les dimensions morale et éthique» dans la désignation du futur président de la transition. Bien sûr, il faut éviter, de nouveau, à Bangui, l’arrivée au pouvoir de nouveaux médiocres animés par le désir d’amasser de gigantesques fortunes, et aussitôt recasés à l’étranger.

 

En d’autres termes, le peuple centrafricain doit en finir avec tout soutien à certains aventuriers qui portent en eux le chaos, la haine et la guerre. Oui, il doit se trouver des hommes nouveaux. Or, en vérité, la plupart des hommes nouveaux dans la vie politique de la RCA sont de vieux briscards. Pourtant, il faut bel et bien trouver quelqu’un pour diriger l’Etat centrafricain, sans occulter le critère moral, vertueux. Cela dit, la RCA peut se trouver un homme vertueux, mais qui pourrait se révéler politiquement incompétent.

 

Il faut éviter le syndrome Cheickh Modibo Diarra. Considéré à l’époque, au Mali, comme un homme intègre issu de la diaspora, à l’épreuve des faits, il s’est révélé un piètre politicien, ne maîtrisant aucunement le terrain. Du début à la fin, l’illustre chercheur de la Nasa n’a jamais réussi à asseoir, encore moins à affirmer son autorité sur la vie politique malienne. Bref, il a incarné jusqu’au bout un pouvoir fantomal.

 

Apprendre de ses erreurs

 

A l’heure actuelle, la RCA se trouve confrontée à un vertigineux processus de peurs et de tourments. Le pays sort d’infinies souffrances, d’humiliations et de blessures de toutes sortes. Pire, certains Centrafricains restent encore possédés par un irrépressible désir de vengeance. C’est pourquoi, il faut éviter que ce moment d’union et de communion, marqué par la désignation du chef d’Etat de la transition, ne se transforme, à l’arrivée, en un grand moment de division et d’intolérance entre Centrafricains. Malgré la «destruction» des valeurs fondatrices de la modernité politique, le peuple centrafricain a toujours foi en «la démocratie».

 

Et, le pays ne peut parvenir à une maturité historique et politique qu’en tirant des leçons de ses échecs passés. Décidément, avec les exigeants critères d’éligibilité du futur dirigeant de la transition, commence, pour la RCA, un très long et douloureux chemin de croix. Pourra-t-elle trouver l’Homme providentiel tel qu’elle le perçoit dans son imaginaire ?

 

Abdoulaye Barro

 

Cet article a d'abord été publié dans Le pays

Lu pour vous : Un président pour la Centrafrique? Autant chercher une aiguille dans une botte de foin

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