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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 19:33

 

 

 

 

 

Publié le 27 jan, 2014

 

La crise en République centrafricaine préoccupe le Nec qui a siégé samedi 25 janvier 2014 en marge de la cérémonie de présentation des vœux à John Fru Ndi

 

« Regardez ce qui se passe en Rca, au Tchad, au Mali, en Côte-d’Ivoire. Vous vous êtes un tant soit peu posé la question de savoir pourquoi ces conflits autour nous et pas chez nous ?» s’interroge John Fru Ndi. Il ajoute « le Cameroun est une bombe à retardement. Lorsque je le dis on me fait savoir que nous avons des gendarmes, l’armée, la police. Je rétorque que c’est du mensonge. Ces pays cités plus haut avaient ces différentes forces de l’ordre, mais n’ont-ils pas jeté les armes et le chaos ne s’est-il pas installé dans ces pays ? Nous voyons tout ce qui se passe en Syrie».

 

Et de réitérer « je persiste que le Cameroun est une bombe à retardement. C’est ce qui explique le déplacement que j’ai effectué au Nigeria où j’ai remis le drapeau du Cameroun au prophète T B Joshua afin qu’il prie pour la Justice dans notre pays car l’absence de justice constitue une menace à la paix».

 

Voilà l’économie de la lecture des questions internationales faite par le leader du Sdf samedi dernier 25 janvier 2014. C’était à l’occasion de la cérémonie de vœux de nouvel an des membres du Comité exécutif national (Nec en anglais) au Chairman John Fru Ndi. Pour lui, si le gouvernement du Cameroun ne fait rien pour ces fils de refugiés à Maroua, à l’Est et ailleurs, en créant par exemple des écoles pour les enrôler, ces enfants deviendront demain des adeptes de la secte Boko Haram. Et c’est le Cameroun qui sera la première victime.

 

Si pour Elimbi Lobè, secrétaire national à la communication, la situation centrafricaine interpelle le Cameroun, le « Nec a regretté le leadership que le chef de l’Etat du Tchad exerce dans la région d’Afrique centrale précisément parce que la diplomatie camerounaise est en hibernation. Elle est caractérisée par l’absentéisme (de M. Biya) que certains ont voulu nous présenter comme de la sagesse. Mais nous nous rendons compte que la voix du Cameroun ne compte plus » Néanmoins le Nec marque sa reconnaissance à tous les pays qui se sont impliqués dans le déploiement des forces qui peuvent ramener la sécurité en Rca. Le Sdf apprécie la mise en place des institutions de transition qui vont déboucher, espère le Nec, sur le rétablissement d’une démocratie fiable dans ce pays voisin.

 

Le leader du Sdf est revenu sur le discours du chef de l’Etat pour constater que « M. Biya a reconnu son échec à diriger ce pays » et partant corrobore « les critiques que tiennent le Sdf depuis des lustres ». Pour Joshua Osih, premier vice président national du Sdf « les conséquences de ce discours ridicule du chef de l’Etat c’est qu’il devrait démissionner ». Sur l’entrée du Sdf au gouvernement, l’honorable Joshua Osih a laissé entendre aux hommes de médias « si vous pensez que le fait que le président de la République a emprunté le discours du chairman pour le lire à la nation veut dire que le Sdf doit entrer dans le gouvernement, je dis pour ma part que d’après ce discours c’est plutôt M. Biya qui a fait le constat de son incapacité à gouverner le Cameroun et lance une invite à l’opposition de venir l’aider à gouverner le Cameroun ; que tous les éléments qu’il a relevés dans son discours sont ceux que le Sdf a martelé ces 20 dernières années. Aujourd’hui il comprend et dit aux Camerounais qu’on a raison, qu’on avait toujours raison».

 

Réduction de la taille du gouvernement

 

Le caractère pléthorique du gouvernement explique le déficit de coordination de ses activités. C’est du moins l’avis du parti de John Fru Ndi. Les membres du comité exécutif national du Sdf l’ont relevé ce Week-end à Bamenda. Ils estiment que Paul Biya doit s’imposer la réduction du nombre de cabinets ministériels pour éviter ce qu’il a lui-même qualifié dans son discours à la nation de «dispersions et doublons». Ceci permettra de mieux coordonner et partant suivre à la loupe les activités du gouvernement. « Nous avons constaté et ce n’est pas aujourd’hui que le gouvernement camerounais est pléthorique. Nous ne sommes pas étonnés que l’action gouvernementale ne soit pas coordonnée. Il est évident que coordonner l’action de 60 ministres est fort difficile voire impossible. Donc la réduction de la taille du gouvernement c’est quelque chose qui s’impose si on veut avoir un gouvernement efficace » affirme Elimbi Lobè. Certains membres de l’organe de prise de décision du Sdf se sont même évertués à suggérer cette réduction à 18 voire à une vingtaine de cabinets ministériels, rapportent certaines indiscrétions.

 

Appel à la démission du chef de l’Etat

 

Pour Joshua Osih, le plan d’urgence ne peut être que la démission du président de la République et les Camerounais choisiront à travers les élections le parti qui gouvernera le pays. Ce n’est que par cette voie que le Sdf entend gouverner le Cameroun, martèle le député du Wouri centre « il est évident que les années du Rdpc sont derrière nous-même »

 

John Fru Ndi a fustigé les conflits de positionnement, les coups bas bref l’individualisme qui caractérise certains membres de son parti « quelque fois je déplore cette attitude qui consiste qu’au lieu de combattre l’adversaire, nous nous retournons contre nous». Et d’inviter à l’unissons des militants pour « défendre ce que nous avons de commun, à savoir poursuivre la bataille jusqu’au changement dans ce pays». Il a demandé aux maires, députés, sénateurs de son parti d’œuvrer pour l’avènement de ce changement « si vous croyez que parce que vous êtes élus à ces postes et que c’est pour vous le moment de manger, vous faites fausse route » met en garde le leader du Sdf. Il a invité les responsables de son parti et singulièrement le secrétariat national à l’organisation de préparer dès maintenant les échéances de 2018. Ce n’est qu’à ce prix qu’ils peuvent assurer la victoire du parti de la balance.

 

Dans son intervention à l’attention du chairman, Mme Elizabeth Tamadjong, secrétaire général du Sdf a dressé le chemin parcouru par le parti en 2013. Le succès du Sdf pendant le scrutin couplé, les sénatoriales, malgré les insuffisances du système électoral au Cameroun. C’est à juste titre qu’elle a soulevé la nécessité d’une restructuration de Elections Cameroon (Elecam), organe en charge de l’organisation des élections. Une restructuration qui va donner une autonomie financière et administrative à cet organe. Seule alternative pour une véritablement indépendance de cet organe, préconise Mme le secrétaire générale du parti du 26 mai 1990.

 

Donat SUFFO

Lu pour vous : Fru Ndi : « le Cameroun est une bombe à retardement » – cameroonvoice

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