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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 18:08

 

 

 

 

 

 

http://observers.france24.com  13/01/2014 / CENTRAFRIQUE

 

La veille de l’annonce officielle de la démission de Michel Djotodia, des hommes de la Séléka ont incendié neuf villages dans le nord-ouest de la Centrafrique. Une stratégie de la terre brûlée de la part des anciens maîtres du pays, selon notre Observateur sur place.

 

 La Centrafrique a entamé une nouvelle période de transition vendredi après la démission du président Michel Djotodia, issu de la Séléka. Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président du Conseil national de transition, a deux semaines pour organiser une élection présidentielle et espérer stabiliser politiquement le pays.

 

 La semaine dernière, nos Observateurs dans plusieurs villes de province nous racontaient que les soldats de la Séléka, apparemment livrés à eux-mêmes par leur hiérarchie, étaient devenus incontrôlables.

 

"Des convois venus de Bangui ont affirmé mener des 'opérations de pacification'"

 

Dans la région de Bozoum, la situation s’est aussi dégradée. Les 9 et 10 janvier, des villages, majoritairement chrétiens, ont été dévastés. Selon nos Observateurs, ces exactions auraient été perpétrées par des soldats de la Séléka peu après l’arrivée dans la région d’un haut gradé de la police, proche de l’ancien président, venu de Bangui.

 

 Mercredi [8 janvier], on a entendu des tirs et des cris de joie à Bozoum après l’arrivée d’un contingent d’une petite dizaine de voitures. C’était le convoi d’Adoum Rakis [le directeur général adjoint de la police de Bangui, nommé fin mai par Michel Djotodia, ancien chef des Forces unies pour le changement, un mouvement rebelle opposé à Idriss Déby, le président tchadien, NDLR] qui nous a affirmé être là dans le cadre d’une "opération de pacification" de la région de Bozoum. En fait, il s’agissait d’une opération pour chasser les anti-balaka très présents ici.

 

Dès le lendemain, on a entendu des tirs et vu d’épais nuages de fumée aux alentours. Je me suis rendu le lendemain avec la Croix-Rouge pour constater les dégâts. Près de 700 maisons de villages sur la route entre Paoua et Bocaranga et 600 autres sur la route vers Bangui ont été incendiées. Une dizaine de personnes ont péri dans ces attaques.

 

On ne sait pas bien si cela a quelque chose à voir avec la démission de Michel Djotodia, mais ce qui est sûr, c’est que cette politique de la terre brûlée était préméditée. La preuve : dès le lendemain, ces Séléka avec le DGA de la police sont repartis en convoi vers le Tchad, d’autres vers Bangui en emmenant des civils musulmans avec eux. Ces convois ont été attaqués par des anti-balaka qui ont fait au moins deux morts et une dizaine de blessés.

 

Ces exactions semblent toutefois pour l’instant des cas isolés. D’après nos Observateurs à Ndélé [nord-ouest], Berbérati [sud-ouest], Alindao [est], la situation est calme dans leur ville.

 

 Si vous avez des informations ou des images sur les événements en Centrafrique, contactez nos journalistes : observateurs@france24.com

 

 

 

Ce billet a été rédigé en collaboration avec Alexandre Capron (@alexcapron), journaliste pour les Observateurs de FRANCE 24.

 

Lu pour vous : En province, la Séléka passe à une "stratégie de la terre brulée"

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