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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 01:37

 

 

 

 

 

http://www.humanite.fr   le 11 Janvier 2014

 

 

Si la foule a accueilli avec joie la démission du président de transition ce vendredi, difficile de croire en une résolution de la crise en Centrafrique, tant que les véritables acteurs du pays n’auront pas les rennes dans les mains.

 

Une foule en liesse a salué, à Bangui, la démission, vendredi, du président de la transition en Centrafrique, Michel Djotodia. Une décision peu surprenante. La veille, le sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), convoqué par la grande puissance régionale, le Tchad, avait donné le ton. «Les autorités centrafricaines seront interpellées pour mieux faire au lieu de perdre leur temps à se quereller, à s'insulter sur la place publique», insistait le secrétaire général de la CEEAC, Allami Ahmat. «Les jours – politiques – de Michel Djotodia étaient comptés»alertait l’Humanité.

 

Elections

 

L’exécutif tchadien, mis en place à l’issue de l’éviction de François Bozizé, a évidemment failli. Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président du Conseil national de transition centrafricain (CNT, parlement provisoire), est chargé d'assurer l'intérim du pouvoir à Bangui. Il a annoncé qu'il organiserait l'élection d'un nouveau président de transition. La charte prévoit un délai maximum de 15 jours pour convoquer le parlement de transition en session extraordinaire et procéder à l'élection d'un nouveau chef de l'Etat de transition.

 

Cela scellera-t-il pour autant la crise en Centrafrique? Difficile de le croire tant que les véritables acteurs centrafricains n’auront pas les rennes dans les mains. Acteurs représentatifs de la diversité des communautés centrafricaines dont l’unité est toujours plus mise à mal par les antagonismes politiques. Et, en Afrique plus qu’ailleurs, ces différences sont occultées par une instrumentalisation des obédiences religieuses et des appartenances ethniques et religieuses.

 

Double jeu français

 

Michel Djotodia avait été mis en place par les Séléka, ces milices soutenues par le Tchad. La France, qui dispose d’une base militaire en Centrafrique – de quel droit, à quel titre? – pratique le double jeu pour mieux asseoir sa présence. Paris est allié de Ndjamena au Mali et doit donc composer. Le grand absent : le peuple centrafricain qui subit les coups d’Etat sous la haute surveillance des troupes françaises. Dans ces conditions peut-on s’attendre à une issue pacifique ? Evidemment, non !

 

L’ONU pourrait être la véritable garante d’un retour au calme en Centrafrique. Avec un mandat militaire d’interposition et une résolution politique à mettre en œuvre avec des acteurs impartiaux. La France ne pousse pas dans ce sens, plus occupée à consolider ses bases armées (Centrafrique, Tchad, Sénégal, Côte d’Ivoire, Gabon, Djibouti…) et manipuler, dans l’ombre, les figures dominantes de la vie centrafricaine. Paix et désarmement semblent éloignées des buts de l’Elysée comme du Quai d’Orsay.

 

Le calme qui semble s’instaurer à Bangui est un soulagement pour les populations. Le drame humain est terrible. Mais sans véritable solution politique, à laquelle serait associée tous les représentants centrafricains, le chaos pourrait s’instaurer à nouveau. Autour de l’aéroport de Bangui, tenu par l’armée française, ils sont encore des milliers à s’entasser dans des camps de fortune.

Lu pour vous : Centrafrique : Djotodia parti, la crise reste à résoudre

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