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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 01:11

 

 

 

 

 

Adrien Jaulmes   http://www.lefigaro.fr  Mis à jour le 15/01/2014 à 20:01  Publié le 15/01/2014 à 19:56

 

Les retards pris dans la sélection des candidats au poste présidentiel font craindre un report du vote après la date limite fixée par la Charte de transition.

 

La crise centrafricaine est suspendue aux débats du Conseil National de Transition (CNT), l'assemblée provisoire centrafricaine. Les membres du CNT se sont réunis mercredi pour la deuxième fois dans le palais de l'ancienne Assemblée nationale de Bangui pour décider des critères de sélection du nouveau président et du premier ministre. La veille, la séance avait duré à peine dix minutes: aussitôt après, les débats avaient été reportés au lendemain et les participants invités à un cocktail matinal avant de rentrer chez eux.

 

Cette nonchalance a agacé les représentants du Comité de suivi international qui gardent un œil très attentif sur les travaux du CNT, et poussent pour qu'un nouveau président de transition soit nommé dès samedi.

 

Car le calme reste encore très précaire à Bangui, où continue de sourdre la haine confessionnelle et des centaines de milliers de déplacés de s'entasser dans des camps de fortune à travers la ville. Le départ de Michel Djotodia, forcé à la démission par les chefs d'état de la région vendredi dernier au sommet extraordinaire de N'Djamena, a permis de faire baisser en partie la tension à Bangui. Mais on craint maintenant que la prolongation d'une période d'incertitude politique ne suscite de nouvelles violences, jusqu'à présent contenues par les troupes françaises et africaines déployées dans la ville depuis une semaine.

 

Le président intérimaire n'est pas candidat

 

La poursuite du processus de stabilisation de la Centrafrique dépend du choix d'une personnalité acceptable par toutes les parties, et notamment par les Chrétiens comme par les Musulmans. Idéalement, le prochain président devrait être la fois «honnête et compétent, dépourvu d'ambitions politiques, pas marqué politiquement, et respecté par la population comme par la communauté internationale», selon le résumé d'un observateur. Mais ces critères ressemblent à la quadrature du cercle, alors que les débats du CNT menacent à présent de s'enliser dans des arguties juridiques sans fin.

 

Une première hypothèque semble avoir déjà été levée. Ferdinand-Alexandre Nguendettitulaire du poste par intérim pendant les quinze jours de travaux, a fait savoir dans une conférence de presse mercredi matin qu'il ne serait pas candidat pour le poste. Il a fallu que le Comité de Suivi exerce une pression ferme et discrète sur ce prétendant imprévu pour le convaincre de renoncer à ses ambitions.

 

Depuis son retour de N'Djamena samedi dernier, cet ancien enseignant se comportait plus comme un président en exercice que comme un titulaire temporaire de la fonction. Sillonnant Bangui dans son convoi présidentiel, il a multiplié les appels à la population et aux anciens soldats dans des cérémonies martiales, donnant chaque jour un peu plus l'impression de prendre goût au pouvoir, et ne consacrant pas beaucoup d'efforts à la nomination de son successeur.

 

La crainte d'un vote reporté

 

Les difficultés suivantes sont de réduire le nombre des candidatures qui commencent à affluer, et de fixer au plus vite les critères de validation.

 

Le Comité de Suivi cherche à imposer des règles restrictives: aucun membre du CNT ne sera autorisé à se présenter. Les militaires en activité, les chefs de partis politiques et les magistrats seront aussi exclus. Mais, malgré les pressions des représentants de la communauté internationale, les membres du CNT avertissent déjà qu'il sera difficile de respecter les délais fixés.

 

«C'est une durée beaucoup trop courte. On ne pourra pas voter avant dimanche, ou même lundi», dit un conseiller. À cette date, une semaine se sera déjà écoulée, soit la moitié de la durée maximale de quinze jours fixée par la Charte de transition.

 

 

Centrafrique: l'élection prévue samedi reportée?

 

A.D. avec AFP  Le 15/01/2014 à 14:01   Mis à jour le 15/01/2014 à 17:31

 

L'élection du président par intérim en Centrafrique n'aura finalement pas lieu samedi 18 janvier, comme prévu. Le Conseil national de transition n'a pas réussi à se mettre d'accord sur les modalités, ce mercredi 15 janvier, et doit poursuivre les négociations.

Les travaux, qui portent sur 16 critères, doivent reprendre jeudi matin. En conséquence, l'élection présidentielle sera peut-être décalée d'une journée ou deux. 

Le principal point de discorde est la demande de la communauté internationale aux membres du Conseil national de transition de ne pas se présenter à l'élection. Les rebelles et les miliciens n'ont également pas le droit de porter candidat.

Il s'agit de "ne pas se poser en juge et partie d'une élection essentielle pour la pousuite stratégique de la transition", a déclaré le représentant du président congolais, médiateur dans la crise centrafricaine.


Le chef de l'Etat par intérim, Alexandre-Ferdinand Nguendet, a affirmé qu'il ne sera pas candidat pour "favoriser un climat serein" et "rester neutre".

 

 

Lu pour vous :Centrafrique - Sur l'ordre de Hollande, le président limogé et remplacé 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org   Lutte Ouvrière n°2372 du 17 janvier 2014

 

Le président de Centrafrique, Michel Djotodia, vient d'être limogé et s'est réfugié au Bénin. Cette éviction s'est faite dans la plus pure tradition des présidents centrafricains écartés par la France, la seule originalité résidant dans le fait que le scénario élaboré par Paris a été mis en oeuvre par son fidèle allié, le président tchadien Idriss Déby.

 

C'est à Ndjamena, la capitale tchadienne, que cette démission a été arrachée à Djotodia, lors du sommet de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) des 9 et 10 janvier. Un avion a alors été envoyé en Centrafrique pour en ramener les 135 membres du Conseil national de transition (CNT), l'assemblée qui tient lieu de Parlement. Idriss Déby leur a simplement déclaré : « Il vous appartient de prendre la mesure de la gravité de la situation en choisissant librement vos dirigeants. » Moyennant quoi, ils n'ont eu qu'à prendre acte de la démission de leur président avant de remonter dans l'avion pour Bangui, la capitale centrafricaine.

 

Cette opération avait été mise au point par le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, lors de sa tournée des capitales africaines une semaine auparavant. Il avait alors rencontré les membres les plus influents de la CEEAC, les présidents du Tchad, du Gabon et du Congo.

 

Depuis maintenant dix mois, Djotodia était de plus en plus difficilement toléré par les dirigeants français. Ce chef de la Séléka, une alliance de groupes rebelles venus du Nord et de pillards des pays voisins, s'était proclamé président lors de leur entrée dans Bangui. Paris en avait pris son parti, comptant alors sur lui pour contrôler ses troupes et permettre une évolution vers l'élection d'un nouveau président allié de la France. Il s'avéra rapidement que Djotodia ne contrôlait rien. Les groupes armés de la Séléka, formellement dissoute, mirent en coupe réglée Bangui et le reste du pays, massacrant la population et pillant ce qui leur tombait sous la main. Des milices, les anti-balakas, se constituèrent en réaction et s'en prirent à tous les habitants soupçonnés de soutenir la Séléka, notamment les populations musulmanes.

 

Dans ce chaos sanglant, l'instauration d'un régime stable et allié de la France semblait s'éloigner à l'horizon. C'est pour remettre ce processus sur les rails que l'armée française est intervenue directement le 5 décembre 2013, mais cette intervention n'a pas mis fin aux tueries, les combats entre anti-balakas et ex-Séléka ravageant Bangui et faisant fuir la population terrorisée vers d'immenses camps de réfugiés. La démission forcée de Djotodia est censée aujourd'hui mettre fin à ces affrontements, mais rien ne dit que ce sera le cas.

 

Le Conseil national de transition (CNT) doit maintenant choisir un nouveau président devant acheminer le pays vers des élections fixées par Paris pour fin 2014, au cours desquelles le peuple centrafricain est censé choisir librement son destin. Mais la présence des troupes françaises et la manière dont a été limogé Djotodia montrent bien que, derrière cette prétendue transition, c'est d'abord la main du gouvernement français qui agit. La protection des populations n'est qu'un prétexte, le but est d'imposer un régime qui, comme les précédents, garantisse les intérêts de l'impérialisme français, quitte à continuer de ruiner la population centrafricaine.

 

Daniel MESCLA

 

 

RDC : plus de 300 nouveaux réfugiés centrafricains installés à Mole

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 16-01-2014

 

Plus de 300 nouveaux réfugiés centrafricains sont arrivés depuis lundi 13 janvier au site de Mole, à 35 km de Zongo, dans la province de l'Equateur, a annoncé mercredi 15 janvier à Kinshasa une délégation conjointe de la Monusco et de la Société civile.

 

La délégation conjointe de la Monusco et de la société civile congolaise revient d'une visite dans le camp d'hébergement de ces réfugiés à Mole.

 

"Le but de la mission était de se rendre compte de la vie que mènent ces personnes qui ont fui la guerre dans leur pays.", a affirmé M. Richard Muye de la société civile.

 

Désiré Numbi wa Numbi, l'administrateur du camp des réfugiés centrafricains a quant à lui affirmé que le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) déploie des efforts pour nourrir les réfugiés. "L'agence des Nations unies a également créé pour eux un cybercafé dans le camp pour qu'ils restent connectés au monde", a-t-il expliqué.

 

Un autre membre de la délégation a indiqué qu'en revanche, les anciens réfugiés boudent la nourriture que leur sert le HCR. "La portion quotidienne a diminué, disent-ils, par rapport à ce qu'ils recevaient il y a peu.", a-t-il dit.

 

Pour l'heure, ces nouveaux réfugiés n'envisagent pas encore de rentrer en Centrafrique malgré la démission de Michel Djotodia. Ils ont déjà risqué leur vie en traversant la rivière Ubangi à bateau et ne veulent plus refaire la même aventure, soulignent-ils.

 

Michel Djotodia a démissionné de son poste de président de Centrafrique vendredi 10 janvier 2014. Sa gouvernance a été marquée par des relations tendues avec son Premier ministre, Nicolas Tiangaye. Ce qui s'était traduit par une incapacité à résoudre la crise qui mine les fondements de la société centrafricaine, caractérisée par l'insécurité perpétuelle occasionnée par des groupes armés.

 

Depuis le renversement de l'ancien président François Bozizé, plusieurs milliers de personnes ont fui en RDC dans la province Orientale et à l'Equateur, frontalières de la Centrafrique.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Lu pour vous : Centrafrique : à la recherche du nouveau président

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