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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 02:24

 

 

 

 

 

http://www.europe1.fr  Par Gwendoline Debono, envoyée spéciale en Centrafrique, et Charles Carrasco

Publié le 7 janvier 2014 à 08h09

 

 

REPORTAGE - Tout l'appareil politique et judiciaire est à l'arrêt. Certains réclament une mise sous tutelle internationale.

 

L'INFO. Cela fait maintenant un mois que l'opération "Sangaris" en Centrafrique a commencé. Jeudi, le Mali, le Sénégal, le Nigeria ont évacué de Bangui des centaines de leurs ressortissants qui fuient les affrontements meurtriers entre chrétiens et musulmans qui ont déjà fait près d'un million de déplacés et plus de 1.000 morts le mois dernier.

 

Comme a pu le constater sur place l'envoyée spéciale d'Europe 1, la reconstruction du pays et des élections vont s'avérer difficile à organiser dans un pays sans ministère, sans force de sécurité, et même sans même la moindre prison.

 

Dans l'enceinte juridique du tribunal de Bangui, le vide s'entend. Les paroles du procureur résonnent dans l'immeuble désert. Il n'y a plus personne pour s'asseoir sur la fourrure zébrée qui orne les sièges des magistrats. "Le procureur se retrouve aujourd'hui avec un seul substitut. Il n'y a pas de secrétariat", déplore-t-il. En fait, le procureur n'a rien pour mener à bien sa mission. Pas même de policiers pour ouvrir une enquête. Dans toute la Centrafrique, il n'y a plus aucune prison. Elles ont été saccagées. "Tous ceux qui ont été placés sous mandat de dépôt, ils se sont évaporés avec les événements. On commet une infraction, en principe, on va en prison, on vous arrête. Ça, on ne peut pas le faire", affirme le procureur. La salle des pas-perdus n'a donc jamais aussi bien porté son nom.

 

Mais il n'y a pas que la justice qui est à terre. Dans tout le pays, les écoles sont fermées et personne ne paye ses impôts. Et pour trouver un ministre, il vaut mieux aller à la terrasse d'un hôtel qu'au ministère, confie Joseph Bendounga, lui-même ancien ministre limogé il y a un mois. "Pratiquement aucun ministère fonctionne. A 500 mètres de là, il y a le ministère de l'Agriculture, il n'y a personne ! Mais les ministres sont en vacances ! C'est un gouvernement fantôme", s'inquiète ce politique.

 

La Centrafrique, dit-il, doit être placé sous tutelle internationale. C'est humiliant mais, selon lui, c'est le seul moyen de faire naître un semblant d'efficacité sur les cendres de l'Etat.

Lu pour vous : La Centrafrique, un pays sans Etat

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