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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:59

 

 

 

 

 

La Coordination des Centrafricains de France(CCF)  prend acte de la démission de Messieurs Michel DJOTODJIA et Nicolas TIANGAYE, respectivement Président et Premier Ministre de  Transition, ayant fait l’unanimité autour de  leur incapacité, leur incompétence à gérer la transition, à assurer la paix et la stabilité dans notre pays.

 

Elle note aussitôt après ces démissions, les germes visibles d’une nouvelle crise par l’attitude troublante du Président du Conseil National de Transition qui, sans attendre la déclaration de vacance des fonctions du Chef  d’État de  Transition par la Cour Constitutionnelle pour assurer l’intérim du poste conformément à l’art 23 de la Charte Constitutionnelle, se comporte immédiatement comme tel, en affichant par ailleurs son intention de briguer par divers moyens ces   fonctions, cherchant ainsi à être juge et partie.

 

La Coordination des Centrafricains de France fait par ailleurs remarquer que la coalition SELEKA étant dissoute officiellement par le Président de Transition, la présence de ses représentants au sein du Conseil National de Transition ne se justifiait plus depuis longtemps, question devant être réglée avant le  vote du nouveau Chef d’État de Transition.

 

Tout en réitérant la nécessité impérieuse de la tenue d’Assises nationales souveraines avant les prochaines élections présidentielles et législatives pour le redémarrage du pays sur de bonnes  bases en vue de sa reconstruction, elle attire vivement l’attention des membres du Conseil National de Transition sur la nécessité d‘instituer des critères rigoureux de choix du nouveau Chef d’État de Transition, basés sur l’intégrité morale, la compétence la capacité à rassembler, le sens élevé  du devoir de la République.

 

Il doit en être ainsi en ce qui concerne le Premier Ministre, les membres du gouvernement et du Conseil National de Transition.

 

Le gouvernement à former doit être majoritairement composé des cadres, des technocrates issus  de la société civile, tant sur le plan national que parmi ceux de l’Étranger, compte tenu de  l’échec patent des membres des partis politiques dont l’attachement à leurs intérêts personnels, l’absence d’actions, le mutisme face aux graves et douloureuses convulsions de la population demeurent fraîchement dans les  mémoires.

 

Les missions de ce gouvernement sont à définir très clairement sur la base du mémorandum des Centrafricains de France du 28 décembre2013, avec les priorités ci-après :

 

-Reconstruction de l’Administration tant centrale que provinciale sur des critères d’intégrité, de compétence, d’efficience, d’objectifs définis etc. ;

 

-Réhabilitation des éléments des forces de défense et de sécurité pour participer avec la MISCA et les forces françaises aux  opérations de pacification, notamment le désarmement des rebelles SELEKA, ANTI-BALAKA ainsi que tous les porteurs illégaux d’armes sur l’ensemble du pays, la protection du territoire ;

 

-Démobilisation de tous les anciens rebelles, réinsertion des rebelles centrafricains et raccompagnement de ceux appartenant à d’autres pays chez eux, avec la participation de leurs États respectifs ;

 

-Restructuration des forces de défense et de sécurité sur la base des États Généraux de celles-ci, tenues en 1998 ;

 

-Mise en place des conditions nécessaires favorisant le retour des réfugiés ayant perdu leurs biens, leurs maisons rasées par les différents rebelles ;

 

-Mise en place d’un volet humanitaire, social devant accompagner l’ensemble des actions de la communauté internationale en Centrafrique ;

 

-Mise en place d’une Commission Internationale d’enquêtes pour identifier tous les responsables et auteurs des tragédies humaines que les populations centrafricaines ont connues et leur traduction devant la Cour Pénale Internationale;

 

-Mise en place d’une Commission Nationale pour évaluer les destructions, pillages, vols, crimes commis  par les milices SELEKA, ANTI-BALAKA et autres auteurs afin qu’ils soient tous traduits devant la justice ;  

 

-Mise en place d’un programme d’actions d’envergure d’apaisement, de reconstruction de la cohésion nationale afin de permettre le retour à une vie harmonieuse entre chrétiens et musulmans comme dans le passé ;

 

Fait à PARIS le 14 Janvier 2014

 

Le Coordonnateur des Centrafricains de France

 

Emmanuel Olivier GABIRAULT

DECLARATION DE LA COORDINATION DES CENTRAFRICAINS 02/CCF/C/14

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