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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 00:30

 

 

 

 

 

Le Monde.fr | 11.01.2014 à 20h39 |Par Cyril Bensimon

 

Tous les acteurs politiques et militaires centrafricains qui avaient fait le voyage de N'Djamena sont revenus à Bangui. Les ministres, les membres du Conseil National de Transition, les officiers de la Séléka, les leaders religieux ont atterri samedi 11 janvier à la mi-journée à l'aéroport de Bangui-M'Poko. Tous sauf un. Michel Djotodia a lui pris la direction du Bénin où un avion affrété par la présidence tchadienne l'a transporté jusqu'à Cotonou.

 

Le Bénin n'est pas une terre inconnue pour lui. Le président démissionnaire s'y était déjà réfugié en 2006 après que le régime de Bozizé l'ait accusé de tentative de coup d'état. Mais suite à un mandat d'arrêt délivré par les autorités centrafricaines de l'époque, la justice béninoise l'avait alors incarcéré pendant dix huit mois. Au Bénin, Michel Djotodia a pu retrouver une bonne partie de sa famille, dont sa femme, Chantal, qui est originaire de ce pays.

 

15 JOURS POUR TROUVER UN SUCCESSEUR

 

Dans l'attente de se doter d'un nouveau chef d'état de transition, c'est désormais Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président du Conseil National de Transition (CNT), qui assure l'intérim. Les parlementaires ont quinze jours pour trouver un successeur à Michel Djotodia mais les parrains de la région et la France les poussent à faire leur choix au plus vite. Plusieurs noms circulent à Bangui mais il est encore trop tôt pour déterminer le nom de celui qui sera chargé de mener le pays à de nouvelles élections. « Nous sommes en concertation, notamment avec nos partenaires internationaux, car nous ne voulons plus d'aventuriers incompétents » confie un membre du CNT.

 

Le départ du pouvoir de Michel Djotodia n'a pas encore permis de ramener le calme à Bangui. De nouvelles violences, des pillages ont éclaté samedi en plusieurs points de la capitale. Dans le quartier majoritairement musulman de PK 5 (Point kilométrique 5), Ahamat Deliris, le deuxième vice-président de la communauté islamique de Centrafrique ne cache pas sa colère. « On est déçu. La démission de Djotodia était la bienvenue mais les gens réfugiés dans les églises attaquent les mosquées, les commerces et les domiciles des musulmans. Nous avons déjà eu trois morts depuis l'annonce officielle. »

 

« LES GENS D'EN HAUT NOUS EMMERDENT ET C'EST NOUS EN BAS QUI SOUFFRONS »

 

Quelques mètres plus loin, des ressortissants tchadiens embarquent leurs effets sur des camions surchargés pour un retour dans leur pays d'origine que beaucoup ne connaissent pas. Zacary, le musulman, appelle sagement à « la repentance car il y a des casseurs dans les deux communautés mais pour l'instant on crie dans le vide. » Daniel, son voisin chrétien acquiesce. « Il faut que l'on revive ensemble. Ce sont les politiciens qui sont responsables de tout ça. Les gens d'en haut nous emmerdent et c'est nous en bas qui souffrons. »

 

A une centaine de mètres plus loin, d'épaisses colonnes de fumée noire s'envolent dans le ciel. Des coups de feu claquent dans le quartier Castors. Dans l'église évangélique des Frères devenue un camp de réfugiés, Pierrot lui ne veut plus entendre parler de cohabitation. « Ils viennent nous demander pardon avec des armes dans le dos. Les musulmans balancent des grenades dans les maisons. Ils ont incendié ce matin mon domicile » grogne ce diplômé en linguistique recyclé en couturier. Dans le centre de santé qui jouxte le site de l'église, à 16 heures, le personnel avait déjà recensé 36 blessés et 8 morts, certains touchés par des éclats de grenade dans l'enceinte même de l'hôpital.

 

 

 

L'ex-président centrafricain Djotodia est arrivé au Bénin

 

http://www.dhnet.be   Publié le 11 janvier 2014 à 18h40

 

COTONOU (Belga)

 

L'ancien président centrafricain Michel Djotodia est arrivé samedi au Bénin, après avoir démissionné la veille sous la pression des dirigeants d'Afrique Centrale et de la France, qui lui reprochaient son incapacité à mettre fin aux violences en Centrafrique. M. Djotodia a atterri à 17h05 (16h05 GMT) à l'aéroport de Cotonou dans un avion officiel tchadien, en provenance de N'Djamena, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Il a été accueilli à sa descente d'avion par le ministre des Affaires étrangères béninois Nassirou Bako Arifari. Celui-ci avait annoncé plus tôt dans l'après-midi l'arrivée imminente de M. Djotodia à Cotonou. "M. Djotodia arrive à Cotonou cet après-midi. Le Bénin a accepté de l'accueillir à la demande des Etats membres de la CEEAC (Communauté économique des Etats d'Afrique centrale). C'est notre contribution à la recherche de la paix en Centrafrique", avait déclaré Nassirou Bako Arifari. Les deux hommes se sont serrés la main.

 

L'ex-président centrafricain portait une tenue décontractée et semblait détendu. Ils n'ont fait aucune déclaration à la presse. Aucune information n'a été donnée sur le lieu où se rendrait M. Djotodia. La famille de M. Djotodia se trouve déjà au Bénin, où elle séjourne régulièrement, selon des sources centrafricaines. Le président Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses qui ont entraîné des tueries de masse en Centrafrique, a démissionné vendredi à N'Djamena sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale et de la France.

 

© 2014 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. 

Centrafrique : Michel Djotodia s’exile au Bénin, la situation reste tendue à Bangui

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