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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 01:19

 

 

 

Centrafrique: décisions attendues jeudi sur Djotodia, pas de changement militaire français


PARIS - AFP / 08 janvier 2014 14h27 Le sommet des chefs d'Etat d'Afrique centrale jeudi à D'jamena devrait prendre des décisions sur le sort du président centrafricain de transition Michel Djotodia, selon le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, en écartant la possibilité de modifier le dispositif militaire français.

Il est envisagé que les pays de la région (Afrique centrale) se réunissent jeudi pour prendre des décisions, a indiqué M. Fabius dans un entretien au quotidien français Le Parisien, selon la transcription de ses propos obtenue par l'AFP.

 
Le ministre, qui venait de souligner la nécessité d'une stabilisation politique de la situation en République centrafricaine, répondait à une question sur le maintien du président de transition centrafricain.


Michel Djotodia a été porté au pouvoir en mars par les ex-rebelles de la Séléka, accusés d'avoir commis de nombreuses exactions contre les civils centrafricains. Il n'a pas réussi depuis à stabiliser le pays.


Depuis Bangui, le porte-parole de la présidence a affirmé mercredi matin que le départ de M. Djotodia n'est pas à l'ordre du jour.


Le sommet jeudi des dix pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), pour lequel aucun ordre du jour n'a été rendu public, a été convoqué par le chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l'organisation et dont l'armée joue un rôle majeur dans la force d'interposition africaine en Centrafrique, la Misca.


Interrogé sur l'éventualité de renforts militaires français en Centrafrique, le chef de la diplomatie française souligne que la Misca monte en régime et passera bientôt à 6.000 hommes. Elle joue déjà son rôle sur le terrain. Donc, il n'y aura pas de renforts en Centrafrique. Nous maintiendrons notre contingent de 1.600 hommes, dit-il au Parisien. Nous n'avons pas vocation à nous substituer aux Africains, ajoute-t-il. 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déjà estimé mardi qu'il n'y avait, dans l'état actuel des choses, pas de raisons particulières d'envoyer des renforts en Centrafrique.

En RCA, nous tiendrons nos engagements comme nous l'avons fait au Mali, ajoute M. Fabius. Il n'y aura pas d'engrenage. La situation est difficile mais on ne doit certainement pas parler d'enlisement, estime-t-il.


Des problèmes existent, la situation politique n'est pas stabilisée, mais l'objectif doit être maintenu: désarmer impartialement, rétablir la sécurité, faciliter l'aide humanitaire, préparer la transition politique, souligne le ministre des Affaires étrangères. Personne ne pouvait penser qu'en un mois tout serait réglé.



(©) 

 

Centrafrique: le départ du président Djotodia «n'est pas à l'ordre du jour»

 

Agence France-Presse  Bangui  08 janvier 2014 à 10h47 | Mis à jour à 10h47

 

Un départ du président de transition centrafricain Michel Djotodia «n'est pas à l'ordre du jour», a affirmé mercredi le ministre de la Communication Guy Simplice Kodégué, alors que les États d'Afrique centrale se réunissent jeudi pour un sommet extraordinaire sur la Centrafrique, où aucune sortie de crise ne semble en vue.

 

«Les questions qui seront abordées demain sont le bilan des opérations (française) Sangaris et (africaine) MISCA. La question d'un éventuel départ du président Djotodia n'est pas à l'ordre du jour», a déclaré M. Kodégué, juste après l'annulation sans explication d'une conférence de presse de M. Djotodia convoquée dans la matinée.

«Parler du départ de Djotodia aujourd'hui serait mettre le pays à feu et à sang», a-t-il ajouté.

 

Le président centrafricain et son premier ministre Nicolas Tiangaye doivent quitter Bangui mercredi pour N'Djamena, où se tient jeudi un sommet extraordinaire des dix pays membres de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC), consacré à la Centrafrique.

 

Aucun ordre du jour officiel n'a été rendu public pour ce sommet convoqué par le président tchadien Idriss Déby Itno, président en exercice de l'organisation et dont l'armée joue un rôle majeur dans la force africaine (MISCA) déployée en Centrafrique.

 

Selon une source diplomatique française, le président congolais, et médiateur africain dans la crise, Denis Sassou Nguesso et Déby voudraient rebattre les cartes, car ça ne marche pas bien. Il faut prévoir un plan B» pour sortir de la crise en Centrafrique.

 

Ce nouveau sommet extraordinaire est convoqué un peu plus d'un mois après le début, le 5 décembre de l'intervention militaire française Sangaris pour rétablir la sécurité en Centrafrique, livrée à des violences sanglantes.

 

Si les tueries de masse ont cessé dans la capitale, aucune perspective politique de sortie de crise n'apparaît pour le moment alors que les violences ont provoqué des déplacements massifs de population à Bangui et en province et engendré une crise humanitaire majeure.

 

Une décision attendue jeudi, selon Fabius

 

Le sommet des chefs d'État d'Afrique centrale jeudi à N'Djamena devrait prendre des décisions sur le sort du président centrafricain de transition Michel Djotodia, selon le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, en écartant la possibilité de modifier le dispositif militaire français.

 

«Il est envisagé que les pays de la région (Afrique centrale) se réunissent jeudi pour prendre des décisions», a indiqué M. Fabius dans un entretien au quotidien français Le Parisien, selon la transcription de ses propos obtenue par l'AFP.

 

Le ministre, qui venait de souligner la nécessité d'une «stabilisation politique de la situation» en République centrafricaine, répondait à une question sur le maintien au pouvoir du président de transition centrafricain.

 

Centrafrique Djotodia présentera sa démission jeudi

 

http://www.ouest-france.fr

 

Le président centrafricain par intérim Michel Djotodia présentera jeudi sa démission afin de faciliter une sortie de crise.

 

Son départ sera entériné lors d'une réunion au sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale convoquée à N'Djamena, au Tchad.

 

Il a perdu le contrôle

 

"C'est terminé pour lui maintenant", a déclaré un membre de l'entourage de Michel Djotodia.

 

Un haut responsable de la diplomatie française a déclaré à Paris que le président tchadien Idriss Déby, jusqu'ici soutien du président centrafricain par intérim, avait lâché son protégé.

 

Après le renversement de François Bozizé en mars dernier, Michel Djotodia a progressivement perdu le contrôle des combattants de la Séléka, essentiellement musulmans, qu'il commandait et son maintien au pouvoir fait débat.

 

Les exactions des Séléka ont conduit à l'émergence de milices chrétiennes baptisées anti-balaka, provoquant des affrontements interethniques qui ont incité la France à lancer l'opération Sangaris il y a un mois.

 

Centrafrique : le président Djotodia démissionnaire

 

http://www.franceinter.fr   mercredi 08 Janvier à 17H19

 

 

Le président centrafricain a décidé de présenter sa démission sous la pression de ses pairs africains. Son départ sera entériné lors d'une réunion au sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale convoquée à N'Djamena, au Tchad jeudi. 

 

Un haut responsable de la diplomatie française a déclaré à Paris que le président tchadien Idriss Déby, jusqu'ici soutien du président centrafricain par intérim, avait lâché son protégé. Après le renversement de François Bozizé en mars dernier, Michel Djotodia a progressivement perdu le contrôle des combattants de la Séléka,  essentiellement musulmans, qu'il commandait et son maintien au pouvoir fait débat.

 

 Les exactions des Séléka ont conduit à l'émergence de milices chrétiennes baptisées anti-balaka, provoquant des affrontements interethniques qui ont incité la France à lancer l'opération Sangaris il y a un mois.

 

 Pourquoi Djotodia est poussé vers la sortie ? Eléments de réponse d'Antoine Giniaux à Bangui

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait évoqué la possibilité d'un départ de Michel Djotodia. De source diplomatique française, on souligne que Paris souhaite que le président par intérim quitte le pouvoir le plus vite possible pour faciliter une sortie de crise. Selon ce diplomate : Un mois après le début de l'opération Sangaris, Laurent Fabius refuse de parler d'enlisement malgré les tensions qui subsistent et un drame humanitaire. "La situation est difficile mais on ne doit certainement pas parler d'enlisement. Que se serait-il passé si nous n'étions pas intervenus ? Probablement, dix fois, cinquante fois plus de victimes ! Des problèmes existent, la situation politique n'est pas stabilisée, mais l'objectif doit être maintenu : désarmer impartialement, rétablir la sécurité, faciliter l'aide humanitaire, préparer la transition politique. Personne ne pouvait penser qu'en un mois tout serait réglé.

 

 Prié de dire si la France allait renforcer son contingent de 1 600 hommes présents en Centrafrique, le chef de la diplomatie française explique que les Français n'ont pas "vocation à (se)substituer" aux 6 000 soldats africains de la Misca.

 

 

En Centrafrique, le président Djotodia est sur le départ

 

http://www.journaldafrique.com

 

Il y a une dizaine de jours, la population de Bangui a étrangement bravé le couvre-feu, les gens sont sortis devant leur maison au milieu de la nuit et ont commencé à crier leur joie et à chanter : une rumeur courait que le président centrafricain, Michel Djotodia, venait de démissionner. Les hommes de la Séléka au pouvoir ont sorti les kalachnikovs et tiré en l’air dans la nuit banguissoise, indiquant que leur règne n’était pas fini. La rumeur était infondée.

 

Ces jours-ci, aucune rumeur ne semble encore courir au sein de la population de la capitale centrafricaine, tout aussi étrangement car M. Djotodia serait, cette fois, sur le départ, que certains annoncent imminent. Le bruit semble pour l’instant cantonné aux cercles politiques, diplomatiques et militaires. «Son sort est scellé. Le président Djotodia va partir », annonce un diplomate. Diverses sources centrafricaines, régionales et françaises confirment au Monde le fait qu’un mois après le déclenchement de l’intervention militaire à Bangui, plus personne n’imagine que Michel Djotodia puisse diriger son pays.

 

Des diplomates affirment que la démission du président a failli avoir lieu le 06 janvier, mais qu’il s’est ravisé après une réunion avec d’autres chefs de la Séléka. A Bangui, une «adresse à la nation » du chef de l’Etat a été annoncée à la presse mardi, avant d’être annulée. D’autres pensent que son départ pourrait être entériné au sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, convoqué à la surprise générale jeudi 9 janvier à N’Djamena au Tchad. D’autres attendent de connaître le scénario politique alternatif.

 

NE PAS APPARAÎTRE COMME « PUTSCHANT UN PUTSCHISTE »

 

Bien que Paris ne veuille pas « apparaître comme putschant un putschiste », comme le note un observateur, le sort de M. Djotodia aurait été scellé pendant la tournée dans la région du ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, qui, outre en Centrafrique, s’est rendu du 1er au 3 janvier au Congo, au Gabon et deux fois au Tchad afin de s’entretenir avec le président Idriss Déby, « parrain » de la Séléka centrafricaine. « Cette tournée a permis à la France de revenir dans le jeu politique, alors qu’elle en était exclue, affirme un conseiller du ministre. La Séléka est un fauteur de troubles. »

 

Idriss Déby se serait récemment résolu à l’idée de revoir son scénario centrafricain. « Les faits sur le terrain depuis un mois ont convaincu Déby delâcher Djotodia. Il a été surpris, fâché et humilié par le sort qu’ont subi les Tchadiens de Bangui », explique un politique centrafricain. Idriss Déby serait en train de chercher une solution avec son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso, qui a fait part de sa vive inquiétude quant à une implosion de la Centrafrique. Les présidents gabonais et camerounais sont également consultés.

 

La parole de la France pèsera fortement. « Paris a sans doute sauvé la population de Bangui en lançant “Sangaris” mais a sous-estimé la crise politique, note un observateur. Hollande va devoir dire à ses homologues africains, même discrètement, ce que souhaite la France. »

 

« DJOTODIA S’EST FAIT À L’IDÉE »

 

« Djotodia s’est fait à l’idée de son départ. Le premier ministre Nicolas Tiangaye devrait également sauter, raconte un diplomate. Et les autres chefs de la Séléka ont compris que ces deux hommes ne pouvaient plus prétendre piloter la période de transition devant mener le pays à des élections. Ils ont aussi intégré le fait que ce n’était pas un complot de la France seule, mais que les dirigeants de la région souhaitent désormais un changement de pouvoir. »

 

Les diplomates interrogés insistent tous sur un constat : l’Etat centrafricain n’existe plus, la Séléka l’a détruit. Tandis que Michel Djotodia est retranché dans son QG du camp de Roux, sur les hauteurs de Bangui, Nicolas Tiangaye ne gouverne rien. Les ministères sont fermés ou vides. Les 20 000 fonctionnaires ne sont pas payés. Quasiment aucune institution ne fonctionne. Et en province, l’Etat a totalement disparu.

 

Dans l’attente du sommet de N’Djamena, les forces militaires française (Sangaris) et africaine (Misca) ont revu leur dispositif. Leur présence nettement plus musclée sur le terrain ces derniers jours se traduit déjà par une baisse significative des affrontements. Mais les officiers craignent les réactions à un départ de Michel Djotodia.

 

Les soldats de la Séléka, officiellement cantonnés dans leurs casernes mais de fait loin d’être désarmés, manifesteront-ils leur mécontentement ? Les combattants anti-Séléka, stationnés dans les quartiers périphériques et dans la brousse autour de Bangui, profiteront-ils de la situation pour tenter de s’emparer de la capitale ? « Sangaris se prépare à cette probable nouvelle étape, affirme un diplomate. Des contacts sont pris avec tous les mouvements armés. » Chacun tente de se persuader que, dans le chaudron de Bangui, les combattants resteront l’arme au pied.

 

Centrafrique: le départ du président Djotodia «n'est pas à l'ordre du jour»

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