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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:59

 

 

 

 

 

Par La rédaction de RTL.fr , Avec AFP | Publié le 20/01/2014 à 14h57

 

Catherine Samba-Panza, maire de Bangui, a été choisie par le parlement centrafricain pour prendre la tête de l'État jusqu'aux prochaines élections.

 

Une femme vient d'être élue à la tête de la Centrafrique. La maire de Bangui, Catherine Samba-Panza, a été élue présidente de transition par le parlement centrafricain ce lundi 20 janvier. Elle a mission première de ramener la paix dans un pays déchiré par des tueries interreligieuses.


Aucun des huit candidats n'ayant obtenu la majorité absolue au premier tour de scrutin devant le Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire), un second tour a été organisé pour donner à la Centrafrique un successeur à Michel Djotodia, contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses.


Samba-Panza, largement en tête au premier tour, a recueilli au second tour de scrutin 75 voix, devançant l'autre candidat, Désiré Kolingba, fils d'un ancien chef de l'Etat, qui a obtenu 53 suffrages, selon les résultats lus dans la salle et suivis d'applaudissements de l'assistance qui a entonné l'hymne national centrafricain. Prenant la parole devant les parlementaires dès son élection, la maire de Bangui -première femme de l'histoire de Centrafrique à accéder à ce poste- a lancé un "appel vibrant" à renoncer aux armes.


"La présidente de tous les Centrafricains"

 

"Je lance un appel vibrant à mes enfants anti-balaka (miliciens chrétiens, NDLR) qui m'écoutent. Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signal fort de dépôt des armes", a-t-elle déclaré, ajoutant: "à mes enfants ex-Séléka qui m'écoutent aussi, déposez vos armes". "A compter de ce jour, je suis la présidente de tous les Centrafricains sans exclusive", a-t-elle assuré. 


Née le 26 juin 1954 et maire de Bangui depus 2011, décrite comme une battante et ayant déjà une longue expérience politique, elle a ajouté: "la priorité des priorités est de faire cesser la souffrance des populations, restaurer la sécurité et l'autorité de l'Etat sur tout le territoire".

 

Auparavant, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait appelé à une "action immédiate et concertée" en Centrafrique, lors d'une session spéciale au Conseil des droits de l'homme à Genève pour la création d'un poste d'expert indépendant sur ce pays. A Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères ont approuvé le lancement d'une opération militaire de l'Union européenne (UE) en Centrafrique, en appui aux forces africaine et française, avec des soldats - leur nombre pourrait s'élever à 500 - qui seraient chargés d'aider à la sécurisation de Bangui, a-t-on indiqué de source officielle.


Intervention de l'ONU

 

Malgré ces promesses d'aide, pour le nouvel élu "ce ne sera pas une partie de plaisir", avait déclaré à l'ouverture de la séance parlementaire la présidente en exercice du CNT, Léa Kouyassoum Doumta, devant les huit candidats, six hommes et deux femmes. Un mois et demi après le début de l'intervention française, la situation sécuritaire dans la capitale, où la plupart des soldats français sont stationnés, s'améliore progressivement malgré des explosions de violence localisées. Mais dans un pays de plus de 600.000 km2, très pauvre malgré son potentiel minier et agricole, un déploiement reste très compliqué dans les zones reculées et les témoignages d'habitants et d'ONG décrivent une situation chaotique et largement hors de contrôle


La nouvelle présidente a désormais la lourde tâche de pacifier le pays, de remettre une administration totalement paralysée en état de marche et de permettre aux centaines de milliers de déplacés de rentrer chez eux. Elle dispose de peu de temps: selon le calendrier de la transition, des élections générales doivent être organisées au plus tard au premier semestre 2015, la France souhaitant pour sa part qu'elles se tiennent en 2014.

 

 

 

Centrafrique : 5 choses à savoir sur Catherine Samba Panza, la nouvelle présidente de transition

 

L’actuelle maire de Bangui, Catherine Samba Panza, 58 ans, a été élue lundi par le Parlement au poste de présidente de transition. Elle a devancé Désiré Kolingba, le fils de l’ancien président André Kolingba, et devient la première femme centrafricaine à accéder au rang de chef de l’État. Cinq choses à savoir sur elle.

 

Elle fut parmi les premiers candidats déclarés au poste de président de la transition. L’actuelle maire de Bangui Catherine Samba Panza, 58 ans, a été élue au rang de chef de l’Ɂtat par le Conseil national de transition, lundi 20 janvier. Cette femme d’affaires, mère de trois enfants, a devancé Désiré Kolingba. Elle a obtenu 75 voix contre 53 pour le fils de l’ancien président André Kolingba (1981-1993).

 

Prenant la parole devant les parlementaires dès son élection, la maire de Bangui – première femme de l’histoire de Centrafrique à accéder à ce poste – a lancé un appel vibrant à renoncer aux armes. "Je lance un appel vibrant à mes enfants anti-balaka (miliciens chrétiens) qui m’écoutent. Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signal fort de dépôt des armes", a-telle déclaré. Avant d’ajouter : "À mes enfants ex-Séléka qui m’écoutent aussi, déposez vos armes".

 

Saura-t-elle mener son pays sur la voie de la paix ? "À compter de ce jour, je suis la présidente de tous les Centrafricains sans exclusive", a-t-elle assuré avec détermination. Mais qui est vraiment cette femme de 58 ans au passé associatif bien fourni ? Réponse en cinq points.

 

•Femme d’affaires

 

De père camerounais et de mère centrafricaine (Sud-Est), Catherine Samba Panza est née à N’Djamena, au Tchad, le 26 juin 1956. Elle grandit à Bangui avant d’entamer des études de droit en France. Elle obtient plusieurs diplôme à Paris : une licence en sciences de l’information et de la communication et un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en droit des assurances obtenus à l’Université de Paris II – Assas. Dans les années 1990, Catherine Samba Panza revient à Bangui pour intégrer la filiale en Centrafrique du groupe Allianz. Elle se lance ensuite dans les affaires et fonde sa propre société de courtage en assurances.

 

•CV associatif bien rempli

 

Avocate de formation, Catherine Samba Panza a milité au sein de l’association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC). L’AFJC est spécialisée dans la lutte contre les mutilations génitales et toutes autres formes de violences dont les femmes sont victimes en Centrafrique. Formatrice en droits de l’homme du programme Afrique d’Amnesty International, elle a sillonné plusieurs pays de la région des Grands Lacs à la rencontre de nombreuses ONG.

 

•Dialogue national

 

En 2003, Catherine Samba Panza co-préside le dialogue national organisé peu de temps après le coup d’État de François Bozizé. Elle est ensuite élue président du comité chargé du suivi et de l’évaluation périodique de l’application des recommandations issues de ce dialogue.

 

•Maire de Bangui

 

En mai 2013, lorsqu’elle devient la 37e maire de Bangui, cela fait près de deux mois que la Séléka a renversé le régime du président François Bozizé. Nommée par le nouveau régime, elle prend en main une ville à l’arrêt, minée par les pillages et les exactions.

 

Le 15 novembre, elle participe à l’assemblée générale de l’Association des maires francophones (AIMF). "François Hollande m’a saluée et confié ‘Tenez bon’, nous arrivons !", a-t-elle raconté. En décembre, elle a également effectué une tournée en France pour nouer des partenariats de développement.

 

•Neutralité

 

C’est semble-t-il l’une des qualités qui ont séduit les parlementaires centrafricains. La maire de Bangui n’est affiliée à aucun grand parti politique. On ne lui prête pas non plus d’accointances particulières avec l’ancien régime de la Séléka. Son mari, Cyriaque Samba Panza est une personnalité politique reconnue. Il a été plusieurs fois ministre, notamment sous André Kolingba et François Bozizé.


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Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

Centrafrique : la maire de Bangui Catherine Samba-Panza devient présidente de transition

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Centrafrique-Presse.com