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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 01:59

 

 

 

 

 

 

Paris (AFP) - 14.01.2014 19:50

 

Le président François Hollande a affirmé mardi qu'en Centrafrique, la France "ne se substitue pas" aux Africains pour trouver une solution au conflit, et n'entend pas renforcer son dispositif militaire dans ce pays.

 

"Nous n'avons pas vocation à choisir les dirigeants de la Centrafrique", a affirmé le chef de l'Etat lors de sa conférence de presse semestrielle à l'Elysée: "La France aide, elle ne se substitue pas, ce temps-là est terminé, révolu."

 

Le président de la République a écarté l'éventualité d'un renforcement des effectifs français en RCA. "Non. Il y a 1.600 soldats, il y aura de plus en plus de forces africaines, à terme une opération de maintien de la paix, et le 20 janvier sans doute un renfort européen dont je ne peux pas encore préjuger", a-t-il fait valoir.

 

Il a réaffirmé sa volonté d'"en terminer avec ce qu'était depuis 40 ans la politique de la France à l'égard de la Centrafrique comme avec une partie de l'Afrique, où on défaisait et on faisait les présidents". "C'est fini, a-t-il dit. Ce que je veux, c'est sauver la population".

 

Rappelant que Paris est intervenu en RCA dans le cadre d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, il a souligné que "tout n'est pas réglé", un mois après le début de l'opération Sangaris pour tenter de stabiliser le pays. "Nous n'avons pas terminé le travail, nous allons le continuer, mais dans un contexte forcément différent", a poursuivi François Hollande.

 

D'abord, a-t-il dit, "parce que l'Europe va venir", soutenir les efforts de la France. Des opérations "pourront être décidées" le 20 janvier --à l'occasion d'une réunion des chefs de la diplomatie des pays de l'UE--, "aussi bien sur le plan sécuritaire qu'humanitaire".

 

"Nous veillons à ce qu'il puisse y avoir l'arrêt des exactions, des violences et des affrontements inter-religieux. Si une solution politique peut y contribuer, tant mieux. Encore faut-il qu'elle soit comprise par la population comme une réconciliation et pas un règlement de comptes", a-t-il poursuivi.

 

Paris, a-t-il dit, travaille "avec l'ensemble des pays de la région pour que la Centrafrique ne soit pas mise sous tutelle, mais soit capable à terme d'avoir une transition politique". Cela suppose "des élections, comme nous avons été capables de le faire au Mali".

 

Environ 1.600 soldats français sont déployés en RCA, au côté de plus de 4.000 soldats de la force africaine. "Là aussi, lorsque la mission aura rencontré le succès attendu, ces forces rentreront", a conclu le chef de l'Etat.

 

Le parlement provisoire centrafricain a ouvert mardi une session spéciale pour élire un nouveau président de transition, qui aura pour tâche d'incarner "la paix et la réconciliation nationale" dans un pays ravagé par des mois de violences.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: la France "ne se substitue pas" aux Africains estime Hollande

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