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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 02:50

 

 

 

 

 

Créé le 07/01/2014 à 14h31 -- Mis à jour le 07/01/2014 à 14h48

 

POLITIQUE - A défaut d'avoir obtenu la création d'une mission parlementaire sur l'intervention française dans ce pays...

 

L'UMP envisage d'envoyer une délégation de ses députés en Centrafrique, faute d'avoir obtenu la création d'une mission parlementaire sur l'intervention française dans ce pays, a annoncé mardi le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob.

 

«On souhaitait une mission d'information comme ça avait été le cas pour le Mali, de façon à pouvoir aller sur place, rendre compte aux parlementaires et qu'ensuite le Parlement ainsi éclairé puisse prendre des décisions. A ma grande surprise, cette mission a été refusée par la conférence des présidents (qui réunit les présidents des commissions et des groupes parlementaires ainsi que le ministre des Relations avec le Parlement)», a déclaré M. Jacob à la presse. «Je réitérerai cette demande la semaine prochaine. Si ça n'était pas le cas, on envisage d'envoyer une délégation de parlementaires sur place», a-t-il ajouté.

 

Débat fin mars ou début avril

 

Députés et sénateurs seront appelés à débattre de la Centrafrique fin mars ou début avril car la Constitution prévoit que l'autorisation du Parlement est obligatoire pour prolonger une intervention militaire au-delà de quatre mois. L'intervention militaire en Centrafrique a commencé début décembre. «Mais ce n'est pas par un débat de deux heures dans onze semaines que l'Assemblée sera correctement informée de la situation en Centrafrique», a déploré le député UDI Jean-Christophe Lagarde, dont le groupe a également demandé cette mission d'information. «On ne remet pas en cause l'intervention mais l'information est extrêmement lacunaire», a-t-il jugé. «Il y a eu une très grande crispation du gouvernement sur notre demande, ce qui renforce notre inquiétude sur l'évolution de la situation sur place», a-t-il ajouté.

 

Pour sa part, le groupe écologiste a été «surpris» par la demande de l'UMP et de l'UDI, et «encore plus surpris par la réponse du gouvernement sur un enjeu aussi lourd». «Un groupe de travail d'une dizaine de députés aurait été possible», a considéré le co-président des députés EELV, François de Rugy. Dans l'entourage du ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies, on souligne que le gouvernement était défavorable à cette mission car cela fait «double emploi» avec les auditions des ministres des Affaires étrangères et de la Défense par les commissions compétentes.

 

Les présidents des groupes bientôt reçus

 

Comme ils l'ont été déjà une première fois en décembre, les présidents de groupes seront aussi reçus «prochainement» par le Premier ministre, qui leur fournira des «informations précises et confidentielles», a-t-on assuré. «La Constitution, et la méthode qui a été choisie par le gouvernement, permet d'avoir tous les éléments d'informations», a souligné pour sa part le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, lors de ses voeux à la presse. «Je n'ai jamais entendu aucun député se plaindre des informations qui ont été données», a-t-il ajouté. Aussi, a poursuivi Bruno Le Roux «je ne vois pas pourquoi nous aurions besoin d'y ajouter une mission d'information». «Chacun devra, au début du mois d'avril, venir à l'Assemblée en ayant une position sur la poursuite» de l'opération, a-t-il dit en évoquant le vote au Parlement.

 

 Avec AFP

Centrafrique : L'UMP envisage d'envoyer une délégation sur place

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