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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:18

 

 

 

 

 

L'objectif serait de déployer de 300 à 500 hommes sous les couleurs de l'UE dans un délai de maximum de dix semaines.

 

Jean-Jacques Mevel   Correspondant à Bruxelles   le 15/01/2014 à 21:44

 

 

L'envoi en Centrafrique d'une force militaire européenne de quelques centaines d'hommes, afin de sécuriser l'aéroport de Bangui, semblait pratiquement acquis mercredi soir à l'issue d'un nouveau huis-clos entre les vingt-huit ambassadeurs de l'UE à Bruxelles.

 

Dans le cheminement bureaucratique de l'accord, une étape cruciale vient d'être franchie avec la préparation d'un «concept de gestion de crise», désormais confiée au SEAE, le «ministère» des affaires étrangères de l'UE. En d'autres termes, Laurent Fabius et ses vingt-sept collègues européens trancheront sur la base d'un vrai plan d'opération lorsqu'ils se retrouveront lundi pour le huis-clos décisif. Formellement, la mission militaire impliquera encore une validation politique à l'unanimité, un feu vert du Conseil de sécurité de l'Onu et une autorisation finale de déploiement.

 

L'accent sur l'aéroport de Bangui

 

L'objectif reste mesuré: il semble être de déployer de 300 à 500 hommes sous les couleurs de l'UE dans un délai de maximum de dix semaines, d'après des sources diplomatiques concordantes. Dans un premier temps, l'accent serait mis sur la sécurité de l'aéroport de Bangui, où 100.000 déplacés ont trouvé refuge. Cela permettrait de libérer pour d'autres engagements une partie des 1600 hommes de la mission française Sangaris, sans disperser ni les troupes européennes; ni le soutien logistique. C'est aussi la solution qui a reçu, dans un premier temps, le soutien de l'état-major à Paris.

 

Au concept d'opération devrait s'ajouter rapidement la «génération de forces», autrement dit la liste des besoins et les contributions nationales. La Pologne et la Belgique ont déjà fait savoir qu'elles seraient présentes, pour peu qu'un cadre européen soit établi. D'autres pays pourraient maintenant se dévoiler, laisse-t-on entendre à Bruxelles.

 

L'opération militaire de l'UE, assortie d'un mandat d'au moins quatre mois ferait la jointure soit avec la Misca, la force militaire africaine, soit avec une mission propre de l'ONU. Un autre scénario, poussé par le SEAE de Catherine Ashton, prévoit de confier ultérieurement aux Européens une «zone de sécurité» à l'ouest de la RCA. Elle engloberait entre autres la route stratégique qui conduit au Cameroun. Mais cette mission supposerait un contingent plus large, de l'ordre du millier d'hommes.

Centrafrique : l'envoi d'une force européenne pratiquement acquis

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