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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 18:49

 

 

 

REVELATIONS?

 

 

BANGUI Mercredi 22 janvier 2014 | 16:58 UTC

 

 (Xinhua) - Quatre chefs de guerre et une centaine de combattants de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) basée à la Haye aux Pays-Bas, ont fait défection mardi près de la ville minière de Nzako, au nord-est de la Centrafrique, a confié mercredi à Xinhua à Bangui Agrid Maixin, ancien député suppléant de l'Assemblée nationale.

 

Classée sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis, la LRA est un redoutable groupe armé d'origine ougandaise réputé depuis plus de vingt ans pour des enlèvements, des viols, des massacres des populations civiles, avec des victimes qui se comptent par milliers, d'où un mandat d'arrêt international émis par la CPI contre son leader Joseph Kony pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Retranchée dans l'est de la Centrafrique depuis 2008, elle sévit en même temps en Ouganda, en République démocratique du Congo (RDC) et au Sud-Soudan.

 

«Ceux qui ont fait défection demandent la présence des forces des Nations Unies pour désarmer, craignant des représailles de la part des forces régulières centrafricaines », a indiqué Agrid Maixin.

 

Pour l'heure, cette information n'a pas été confirmée par les Nations Unies. Du côté officiel centrafricain toutefois, un responsable sécuritaire, le colonel Ousta de l'ex-rébellion de la Séléka chargé de la sécurité des combattants de la LRA ayant fait défection, a exhorté dans un bref entretien téléphonique à Xinhua la nouvelle présidente de transition Catherine Samba-Panza à accélérer le désarmement de ces rebelles qui constituent « une menace grave pour la sous-région ».

 

En septembre 2013 déjà, le pouvoir de l'ex-chef rebelle centrafricain Michel Djotodia avait annoncé la défection d'environ 2.600 de ces combattants rebelles, dont des femmes, dans la même zone. Ces derniers avaient demandé la présence des forces des Nations Unies pour déposer les armes ainsi que l'autorisation du pouvoir de Bangui d'une installation et d'une réinsertion socioprofessionnelle dans la région.

 

Profitant de la dégradation sécuritaire dans le pays, la LRA a migré vers la région du nord-est afin d'échapper aux opérations de la Force régionale d'intervention de l'Union africaine (UA) composée de troupes ougandaises, congolaises, sud-soudanaises (quelque 3. 085 hommes) pour un mandate qui court  jusqu'au 22 mai 2014, avec l'appui de conseillers militaires et d'une unité de 100 soldats américains basés au Sud-Soudan.

 

Au moment où cette organisation refait parler d'elle avec les nouvelles défections annoncées, la Centrafrique continue d'être secouée par les violences, malgré les appels à la paix des autorités. Des affrontements sont signalés dans plusieurs villes et villages comme Bouar, Sibut, Damara, entre les milices d'autodéfense villageoises anti-Balakas (anti-machettes) et les ex- rebelles de la coalition Séléka dont certains fuit les grandes villes vers le Tchad et les deux Soudan. 

Centrafrique : Défection de quatre chefs de guerre et une centaine de combattants de la LRA à Nzako

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