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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 00:25

 

 

 

 

 

Par Le Nouvel Observateur avec AFP | Le Nouvel Observateur

 

 

Au moins huit personnes ont été tuées et plus d'une centaine d'autres blessées dans les violences à Bangui depuis vendredi soir, selon les estimations partielles samedi 11 janvier de plusieurs ONG.

 

La Croix-Rouge centrafricaine a récupéré six morts depuis vendredi soir, selon son président, le pasteur Antoine Mbaobogo.

 

L'ONG Médecins sans frontières (MSF) pour sa part a fait état de deux morts et 95 blessés pour la journée de samedi, dont sept personnes atteintes par des balles perdues dans l'immense camp de déplacés de M'Poko, près de l'aéroport de Bangui.

 

Et la Croix-Rouge internationale a mentionné de son côté au moins 25 blessés par des explosions de grenades.

 

Bangui était toujours sous tension samedi après la démission la veille du président Michel Djotodia, sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale et de la France, et son départ pour le Bénin, qui laisse le pays sans exécutif jusqu'à l'élection d'un nouveau dirigeant par le Parlement provisoire.

 

Des pillages et des affrontements et tirs sporadiques ont agité certains quartiers tout au long de la journée, même si "les choses sont sous contrôle", selon l'armée française, qui quadrille la ville avec les forces africaines de la mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca).

 

 

 

Pillages et tirs nocturnes à Bangui après la démission de Djotodia

 

Bangui 11 janv 2013 (AFP)

 

Des tirs d'origine indéterminée ont été entendus dans la nuit de vendredi à samedi à Bangui où des commerces ont été pillés après l'annonce de la démission du président Michel Djotodia, ont indiqué des habitants.

 

Samedi matin, au carrefour de la Réconciliation, des pillards vidaient des commerces après avoir défoncé les portes, ont constaté des journalistes de l'AFP. Au moins deux personnes ont été blessées par balle pendant ces pillages.

 

"Il y a des pillages depuis hier (vendredi). Ce sont les magasins musulmans qui ont été pillés dans le secteur", a expliqué Berson, étudiant.: "il y a beaucoup de Séléka (ex-rébellion, soutien de Djotodia) dans le coin. Il faut qu'on les désarme vite, sinon c'est un carnage", redoutait-il.

 

Des scènes similaires se sont produites dans plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine, y compris dans des secteurs jusque-là relativement épargnés par les violences, selon des habitants.

 

Près du stade de 20.000 places, au centre-ville, un magasin d'alimentation appartenant à un commerçant libanais a ainsi été attaqué et dévalisé par un groupe de personnes qui ont blessé à coup de couteau le gardien de nuit.

 

"Ils ont profité que c'était paisible pour venir", a expliqué un voisin, Albert.

 

Des tirs ont également été entendus tout au long de la nuit dans la ville, placée sous couvre-feu à partir de 18H00 (17H00 GMT).

 

Dans le quartier de Bimbo, au sud de la capitale, un camp, où sont regroupés d'anciens membres de la Séléka intégrés aux nouvelles forces de sécurité, a été attaqué "pendant deux heures par des éléments très bien armés", selon un officier.

 

Comme chaque jour, les blindés de la force française Sangaris et des détachements de la force africaine (Misca) patrouillaient les grands axes de la ville ou stationnaient aux principaux carrefours.

 

Le président Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses dans son pays, a démissionné vendredi à N'Djamena sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale qui l'y avaient convoqué pour un sommet extraordinaire.

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka, dirigée par M. Djotodia, la Centrafrique a été emportée dans une spirale de violences communautaires et interreligieuses sous le regard impuissant des institutions de transition.

CENTRAFRIQUE : Au moins huit morts depuis vendredi à Bangui

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