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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 14:50

 

 

 

 

 

 

     Après plus de 50 ans d’indépendance, la République Centrafricaine peine à amorcer le moindre début de son développement. Le pays est aujourd’hui plongé dans une des crises les plus profondes de son histoire qui consacre un recul sur tous les plans. Crise politique, crise économique, crise sécuritaire, crise humanitaire, crise identitaire, crise démocratique, voilà le tableau apocalyptique qui se dessine sous nos yeux et qui nécessite pour notre pays un virage radical si nous voulons encore léguer aux générations à venir un Centrafrique digne, libre et prospère où il fait bon vivre.

 

Comment sortir la RCA du gouffre dans lequel il est plongé depuis plus de trois décennies ? Tel est se présente l’équation à laquelle la communauté internationale ainsi que chaque filles et fils de Centrafrique doit répondre. Mais pour ce faire, nous avons l’obligation de rechercher les causes réelles de la crise multiforme que le pays connait plutôt que de nous acharner sur ses conséquences comme c’en  est malheureusement le cas. L’INCIVISME, voilà le mal qui gangrène notre société et explique toutes les dérives que nous connaissons.

 

Nous n’avons aucun intérêt à dissimuler ou à entretenir les racines du mal qui alimentent la montée en puissance de cet incivisme multiforme que sont : analphabétisme et l’ignorance de la population, l’absence d’éducation à la citoyenneté, la dégradation des valeurs, la non participation des partis politiques à l’éducation citoyenne, l’absence de l’autorité de l’État, la persistance de l’impunité, la mauvaise gouvernance, la violation des serments, le népotisme.

 

Les conséquences sont là, palpables : Tabula rasa sur plus de cinq (5) décennies d’existence de la RCA.

 

Comment voulons-nous qu’un peuple moins instruit raisonne juste, différencie dans les «A tènè» les vérités des mensonges qu’on lui présente, rejette les crimes que l’on veut le pousser à commettre, se choisisse un bon dirigeant?

 

Comment voulons-nous construire une nation dans l’incivisme, en brulant, en pillant, en tuant, en dégradant et en tout saccageant ?

 

Comment ne voulons-nous pas comprendre le reflexe d’autodéfense d’un peuple dont ses dirigeants préoccupés par leurs intérêts égoïstes ne lui assure même pas les minima vitaux : travail, éducation, santé, sécurité, information ?

 

Comment voulons-nous construire un État de droit lors que chacun se plaît à faire ce qu’il veut sans tenir compte des impacts négatifs de ses actes sur les autres et sur lui-même qui ne peut pourtant rien faire sans l’autre ?

 

Comment pouvons-nous construire un Etat démocratique pendant que 90% de la population vit dans l’analphabétisme, dans un climat permanant de tension, d’hostilité et de division national?

 

Comment voulons-nous instaurer un régime démocratique dans un État où les antivaleurs sont érigées en mode de gouvernance et de gestion de la chose publique ?

 

L’heure est grave. Le moment n’est cependant pas indiqué de pointer le doigt accusateur sur Pierre ou Paul mais d’opérer un sursaut national pour rejeter la faillite nationale et collective, nous remettre résolument au travail et sauver l’unité de la nation Centrafricaine.

C’est pourquoi, l’Observatoire de la Démocratie et du Développement lance cet appel :

 

  • à toutes les centrafricaines et centrafricains, aux partis politiques, organisations de la société civile, autorités coutumières et religieuses, medias : de prendre à bras le corps ce phénomène d’incivisme qui mine notre société et explique pour l’essentielle la crise dans notre pays, dans tous leurs projets, ou programmes ;
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  • au Gouvernement et au Conseil National de Transition : d’adopter une Charte d’éthique et du Civisme consacrant la création d’une Commission Nationale de Civisme afin de redonner à l’instruction civique une place fondamentale dans notre société;
  •  
  • aux autorités nouvellement instituées : de saisir la Cour Pénale Internationale aux fins d’ouverture des enquêtes et de poursuites des auteurs et coauteurs des crimes relevant de sa compétence perpétrés en la faveur de la crise que connait le Centrafrique.
  •  

C’est la condition sine qua non pour un retour de la paix et la sauvegarde de l’unité nationale, gage du développement harmonieux et durable de la République Centrafricaine.

 

Fait à Bangui, le 29 janvier 2014

 

Pour le Bureau du Conseil National de l’ODD

 

Alain Fiacre Melki DALEMET-REBAILE  

 

Président National

 

 

 

APPEL DE L’OBSERVATOIRE DE LA DEMOCRATIE ET DU DEVELOPPEMENT A LA RECONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE CENTRAFRICAINE

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