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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 15:51

 

 

 

 

 

 

 


PARIS - AFP / 10 décembre 2013 14h51 - Deux soldats français ont été tués au cours d'un accrochage dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, les premiers à tomber en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris jeudi, a-t-on appris auprès de la présidence française.


Le président François Hollande, qui doit se rendre mardi soir dans la capitale centrafricaine, a appris avec une profonde tristesse la mort au combat, la nuit dernière à Bangui, de deux soldats français du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres (sud-ouest), a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

Le chef de l'Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats qui ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d'autres. Il renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire, a encore ajouté l'Elysée.


Les deux soldats étaient âgés de 22 et 23 ans et ont été tués lors d'un échange de tirs à très courte distance, a indiqué mardi Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, dans un communiqué. Ils sont décédés des suites de leurs blessures à l'antenne chirurgicale de l'aéroport.


Selon l'état-major des armées, l'échange de feu extrêmement nourri a eu lieu vers 23H30 à environ 1.200 mètres à l'est de l'entrée de l'aéroport. Les deux militaires marchaient en tête d'un groupe d'une trentaine d'hommes. Ils venaient de débarquer de leurs véhicules blindés pour patrouiller à pied quand l'accrochage s'est produit, environ 400 mètres plus loin, a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron. Aucun assaillant n'a été retrouvé sur les lieux de l'incident.


Selon le porte-parole, il n'y a pas eu d'autre accrochage mettant en cause des soldats français durant la nuit.


Les soldats français ont entamé lundi dans Bangui une délicate opération de désarmement des milices et groupes armés, après une nouvelle vague de violences meurtrières qui avait près de 400 morts dans la capitale.


Un bref échange de tirs avait déjà éclaté en fin de matinée lundi près de l'aéroport M'Poko, sans faire de victimes dans les rangs français.


Dimanche, le ministère de la Défense avait fait état d'une tension palpable entre soldats français et certains groupes armés dans les rues de la capitale centrafricaine, faisant référence aux combattants de l'ex-rébellion Séléka qui ont pris le pouvoir en mars et ont depuis lors commis de nombreuses exactions contre les populations.

Lundi soir, l'état-major des armées à Paris avait indiqué que ces groupes armés qui tenaient les rues de Bangui avaient pour la plupart quitté leurs positions pour se regrouper dans un camp et que la population n'était plus menacée.


La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.


Après avoir obtenu le feu vert de l'ONU jeudi, la France a déployé 1.600 militaires en Centrafrique, en appui à la force africaine présente sur place, la Misca (3.000 soldats).


(©) 

Premières pertes françaises en Centrafrique: deux soldats tués à Bangui
Premières pertes françaises en Centrafrique: deux soldats tués à Bangui

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