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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 16:10

 

 

 

 

 

 

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Par Le Nouvel Observateur avec AFP

 

L'état major français confirme par ailleurs un premier accrochage mortel entre des ex-rebelles de la Séléka et des militaires français jeudi.

 

Quelque 92 morts et 155 blessés, par arme blanche ou par balle, ont été enregistrés dans un hôpital de Bangui depuis le début d'une vague de tuerie jeudi dans la capitale centrafricaine, selon un bilan établi vendredi 6 décembre par la mission en Centrafrique de Médecins sans frontières (MSF).

 

"Hôpital communautaire : 155 blessés en deux jours, 92 morts à la morgue", indique un bref message de MSF. L'ONG, qui a une antenne médicale et chirurgicale dans cet établissement, ne pouvait préciser si les corps déposés vendredi matin à la morgue étaient des victimes tuées dans la nuit, ou ceux de cadavres abandonnés dans les rues jeudi après les massacres.

 

Avions de combat 

 

L'armée française a lancé son opération en Centrafrique avec un renforcement dans un premier temps des patrouilles dans Bangui, qui présentait vendredi un visage de ville morte après les massacres de la veille.

 

 

Dans les rues de Bangui, sous l'orage et la pluie, où toute circulation de véhicules civils est interrompue depuis jeudi, aucun déploiement massif des troupes françaises n'était visible vendredi dans la matinée. Pendant quelques minutes deux avions de combat, impossibles à identifier à cause du plafond nuageux très bas, ont survolé la ville.

 

Comme chaque jour, des patrouilles - véhicules légers et blindés - circulent sur les principaux boulevards de la capitale. Des détachements de la force africaine (Misca) étaient eux aussi postés à leurs emplacements habituels.

 

En revanche, contrairement à la veille où ils avaient patrouillé la ville toute la journée, les pick-ups bondés de soldats centrafricains se faisaient discrets.

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a donné son feu vert jeudi à une force composée de soldats africains et français rétablir l'ordre en Centrafrique. Le président français François Hollande a annoncé dans la soirée une action militaire "immédiate" de la France après le vote de l'ONU.

 

Berlin propose son aide logistique

 

L'Allemagne a proposé vendredi d'offrir une aide logistique à la France en mettant à disposition des capacités de transport aérien pour l'aider dans son opération en Centrafrique.

 

Berlin dispose de cinq Airbus A310, capables d'effectuer du transport de troupes, et pour certains d'entre eux du ravitaillement aérien ou du transport de matériels, qui peuvent être mis à la disposition de la France, a déclaré un porte-parole du ministère allemand de la Défense, lors d'une conférence de presse ordinaire.

 

Il ne pourra s'agir que de transports "vers un pays voisin de la République centrafricaine", a expliqué ce porte-parole, en soulignant qu'une telle aide n'entraînant pas directement une implication dans un pays en guerre pouvait être rapidement décidée par le gouvernement.

 

Pour que les appareils interviennent dans une zone de conflit il faudrait un feu vert des députés du Bundestag, très improbable.

 

Le porte-parole a souligné que Berlin était en contact avec Paris et attendait de savoir si la France solliciterait ou non cette aide proposée par l'Allemagne.

 

Londres avait déjà proposé à Paris une aide logistique qui pourrait se traduire par la mise à disposition d'un avion militaire gros-porteur C-17.

 

L'armée française a fait feu sur un pick-up armé

 

L'état major français a par ailleurs confirmé un premier accrochage mortel entre des ex-rebelles de la Séléka et des militaires français jeudi à Bangui, selon une source militaire citée par le journaliste de France 2 Nicolas Bertrand, présent sur place.

 

Les soldats français ont ouvert le feu jeudi matin sur un pick-up armé dont les occupants tiraient sur des civils près de l'aéroport de Bangui, tuant plusieurs personnes à bord, a indiqué vendredi à Paris l'état-major des armées.

 

"A l'aube [jeudi, NDLR], un pick-up armé a ouvert le feu à trois reprises en direction de ces civils et des troupes françaises. A la troisième ouverture du feu, on a riposté et on a détruit le véhicule", a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron.

 

Selon la même source, ce type de pick-up, équipé d'une mitrailleuse à l'arrière, compte habituellement quatre à cinq occupants. L'incident n'a fait "aucun blessé" parmi les civils et les soldats français, a précisé le porte-parole.

 

Après les premiers accrochages entre bandes armées, jeudi vers 3 heures du matin, des civils centrafricains se sont rapprochés par centaines de l'aéroport pour bénéficier de la protection des troupes françaises qui y sont déployées. Selon le porte-parole, ils étaient environ 2.000 dans la journée de jeudi.

 

Au moment de l'incident de jeudi matin, 650 soldats français étaient déployés à Bangui, dont environ 400 à l'aéroport.

 

Engrenage de violences

 

Jeudi, avant à l'aube, de violents affrontements ont éclaté dans le nord de la capitale. "Des groupes armés ont lancé une offensive sur la ville. Les forces de l'ex-Séléka (ex-rébellion, au pouvoir) ont rétorqué", selon Médecins sans frontières (MSF).

 

Dans l'après-midi, les journalistes ont comptabilisé au moins 54 cadavres rassemblés dans une mosquée du centre-ville, et 25 cadavres gisant dans les rues voisines, abandonnés sur le bas côté. Les corps portaient des marques de blessures à l'arme blanche et par balles. A l'hôpital communautaire de Bangui, MSF avait recensé 50 morts en fin de journée.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

Nouveau bilan à Bangui : 92 morts, 155 blessés

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