Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 00:09

 

 

 

 

 

 

HOMMAGE AUX DEUX SOLDATS FRANÇAIS TUÉS À BANGUI

 

L’Ambassadeur centrafricain absent aux Invalides

 

Le sang du président centrafricain de transition, Michel Djotodia, n’a fait qu’un tour, quand il a appris que l’ambassadeur du Centrafrique en France, n’avait pas représenté son pays, à la cérémonie organisée, lundi 16 décembre, aux Invalides, en l’honneur de deux soldats français tués à Bangui, et que présidait, François Hollande, en personne. Six jours, plus tôt, le président français, de retour d’Afrique du Sud où il avait pris part aux obsèques de Nelson Mandela, avait fait une escale de quelques heures, en pleine nuit, à Bangui, afin de saluer la mémoire de ces « deux enfants » morts sur le champ d’honneur, marquer son soutien au travail difficile abattu par l’armée française sur place, et s’entretenir avec le président de transition.

 

Ce dernier avait, pour tant, donné des instructions pour que l’ambassadeur, Emmanuel Bongopassi, et l’attaché militaire de l’ambassade, le général Gaston Ouedane, représentent le Centrafrique, pendant ces instants de recueillement et de très grande douleur pour les familles de Nicolas Vokaer (23 ans) et Antoine Le Quino (22 ans).

 

Cette absence a dû étonner plus d’une personne, mais ce que les autorités françaises ne savent peut-être pas, c’est que cet ambassadeur, très proche de François Bozizé, boude le président François Hollande. Nommé sur le tard, à l’âge de 72 ans, par François Bozizé, cet ancien chambellan à la Cour impériale de Berengo (sous Bokassa 1er) avait présenté ses lettres de créance au nouveau président français, en 2012. Cette étape terminée, sa première action diplomatique fut un harcèlement, sans cesse, des autorités françaises pour que son mentor, François Bozizé, soit reçu, à Paris, dans le cadre d’un voyage officiel ou d’une visite de travail.

 

Ayant eu une fin de non-recevoir, alors que plusieurs dirigeants africains ne cessaient de défiler à l’Elysée pour s’entretenir avec le nouveau président français, le président François Bozizé ordonna, en décembre 2012, le caillassage de l’ambassade de France, à Bangui. Depuis la fuite de Bozizé de Bangui, fin mars 2013, après avoir pris soin d’emporter la caisse avec lui, Emmanuel Bongopassi refuse d’obéir aux autorités de transition. Il refuse toute collaboration avec le président de transition, Michel Djotodia.

 

Plus grave, il continue de recevoir directement les ordres de François Bozizé. Cela dit, Emmanuel Bongopassi est en quarantaine. Il a été rappelé, tout comme, l’autre boziziste de ser vice, le général Gaston Ouedane. Maintenant que le calme commence à revenir dans le pays, les autorités de transition vont s’occuper d’eux. _

 

AFRIQUEDUCATION n° 382-383 - Du 1er au 31 janvier 2014 -www.afriqueeducation.com

 

Emmanuel Bongopassi, plus boziziste que lui, tu meurs

Lu pour vous : Obsèques des deux soldats français tués à Bangui: L’Ambassadeur centrafricain absent aux Invalides
Lu pour vous : Obsèques des deux soldats français tués à Bangui: L’Ambassadeur centrafricain absent aux Invalides

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com