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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 23:54

 

 

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va/   2013-12-02 19:31:04


(RV) La Centrafrique attend les renforts. 500 militaires congolais sont arrivés dimanche à Bangui, la capitale. Ils participeront à la Misca, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, qui doit être opérationnelle mi-décembre. De leur côté, les forces françaises s’organisent en attendant le feu vert de l’ONU. Le conseil de sécurité des Nations unies va voter au milieu de la semaine une résolution française. Cette dernière doit autoriser le déploiement d’une force africaine soutenue par la France. 


Et même si cette force n’est pas encore opérationnelle, l’annonce de sa venue a déjà eu des effets dans le pays, comme l’explique Mgr Dieudonné Nzapailanga. Il est l’archevêque de Bangui.  

Quelle est actuellement la situation en Centrafrique ?


On a vu que le climat a changé, car bien avant, il y avait beaucoup d’exaction, beaucoup de criminalité et aussi beaucoup d’oppression dans la ville de Bangui et à l’intérieur du pays. Nous avons l’impression que l’annonce de la venue du gendarme fait peur. Et j’espère que c’est pour qu’on puisse prendre conscience des vrais problèmes qui sont dans ce pays. Pour qu’on se dise il est temps pour nous de se retrouver pour trouver de vraies solutions, nous les fils de ce pays, avec le concours des autres. 


Nous avons remarqué qu’à l’intérieur de la Centrafrique, notamment à Bossangoa, beaucoup de gens qui étaient agglutinés autour de l’évêché sont toujours présents. Avec les musulmans d’un côté et les catholiques de l’autre. Nous avons lancé l’appel pour qu’il y ait un courage et une volonté politique, pour qu’on puisse faciliter le retour de ces personnes dans leurs maisons. Ce qui veut dire que le Séléka quitte la ville. La situation est restée précaire, on va dire un calme plat, ce que nous attendons c’est l’arrivée des forces de la Misca, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique.


Est-ce que vous pensez que le renforcement des forces sera suffisant ?


Nous avons salué et encouragé ce renforcement, car c’est pour aider les civils qui ont beaucoup souffert et qui souffre encore. Et ces forces-là pourront donner une chance à ces civils. Ils auront la possibilité de retourner dans leurs maisons et de reprendre une vie normale et digne. Ces forces ne seront pas suffisantes, nous devons ajouter la dimension de dialogue entre les Centrafricains. Personne ne pourra résoudre nos problèmes si nous même, nous ne prenons pas le problème à bras le corps. Sinon nous aurons toujours notre éternel problème et nous allons avoir nos frères et nos sœurs qui resteront à la merci de tous les dangers, ça veut dire que nous allons les exposer pour nos besoins égoïstes et politiques.

 

Une résolution française va être votée cette semaine à l’ONU. Est-ce une étape importante pour vous ?


C’est important parce que la France connaît la République centrafricaine. Nous avons été une de ses colonies, pour nous c’est donc un bon geste. Et nous voulons que cette mission de l’ONU soit une mission robuste, c’est-à-dire nous voulons le chapitre 7, qui permet de recourir à la force, pour convaincre les bandits et les criminels de laisser les populations libres. 

Mais certaines personnes ont parlé d’une nouvelle ingérence de la France en Afrique…
 

Moi je pense que cette intervention est positive. Parce que nous avons eu 8 mois où l’on aurait pu réguler la situation et aussi faciliter la sécurité mais hélas nous sommes toujours au point zéro et on est même allé vers le pire et nous ne voulons pas que les gens continuent à être massacrés. Le droit à l’ingérence existe. Les populations civiles sont maltraitées, tuées alors qu’elles sont innocentes et il est normal que la communauté internationale se penche sur un pays qui fait partie du concert des nations pour secourir les civils. Et je pense que le fait que la France prenne le problème à bras le corps, ça veut dire que les gens qui sont ici ont quand même donné des informations qui sont fiables. 



Un mini-sommet sur la Centrafrique va se tenir vendredi 6 et samedi 7 décembre à Paris, qu’en pensez-vous ?


Je ne peux que poser un regard d’espérance. Car nous avons des frères qui ont voulu nous aider. Voilà les bons samaritains qui s’arrêtent pour s’occuper de leurs frères et chercher des solutions pour nous aider à retrouver notre dignité, notre cohésion et une vie normale. Je ne peux que féliciter et encourager une telle démarche. Et j’espère que nous même, en tant que Centrafricains, nous allons prendre conscience que les voisins sont en train de nous tendre la perche et que nous devons la saisir pour nous même et pour nos frères et nos sœurs. Nous espérons qu’il y aura des résultats probants pour nous aider à sortir une bonne fois pour toute de cette situation. 



Des propos recueillis par Audrey Radondy 

Lu pour vous : Centrafrique : les espoirs de l'archevêque de Bangui

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