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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 14:20

 

 

 

 

 

Par Brice Dugénie , Raphaël Bosse-Platière | Publié le 15/12/2013 à 12h42 | RTL Evenement

 

RTL ÉVÉNEMENT - Depuis l'indépendance de la Centrafrique en 1960, la France a conservé une forte influence sur son ancienne colonie. Retour sur les relations, parfois troubles, entre les deux pays.

 

La France a envoyé des forces armées en Centrafrique, où chrétiens et musulmans se déchirent, depuis le coup d’État de Michel Djotodia en mars dernier. Ce n'est pas la première fois que les Français interviennent dans leur ancienne colonie, avec qui ils gardent des relations parfois troubles depuis l'indépendance de 1960.



Il faudrait être naïf pour penser que l'influence de Paris a cessé au moment de l'indépendance. Dans les années 1970 déjà, Valéry Giscard d'Estaing avait appuyé l'accession au pouvoir de Jean-Bedel Bokassa. Ce dernier avait été désigné premier empereur de Centrafrique le 4 décembre 1977, au cours d'une cérémonie fastueuse, copiée sur le modèle du sacre de Napoléon.

 

Depuis Bokassa et VGE, rien n'a vraiment changé

 

Moins de deux ans plus tard, le même président français le destituera en menant l'opération Barracuda, après avoir subi le revers de l'affaire des diamants. A l'époque, l'armée avait pris le contrôle de l'aéroport de Bangui, mais VGE minimisait le rôle de la France. "Nos forces n'ont pratiquement pas participé à des opérations de combat", assurait-il. "Il a mis ce pays dans la merde", s'insurge un patron de presse local au micro de RTL.


Une fois élu, François Mitterrand promet que la France sortira de cette relation ambiguë et cessera toute ingérence. Mais en 1997 les choses n'ont pas changé. Lionel Jospin, alors dans l'opposition, demandait encore au pouvoir de ne pas se servir de l'armée "comme une force de sécurité intérieure" en Centrafrique.

 

Pourtant, il existe une différence entre l'opération Sangaris et les précédentes interventions françaises dans le pays. Ici, les motivations des Français ne sont pas perçues de la même manière par les habitants. "Aujourd'hui, l'action de la France est centrée sur la protection du bas peuple", explique un fonctionnaire du ministère de l’Économie centrafricain. Une intervention qui ramène une fois de plus la France à son rôle de gendarme de l'Afrique.

Lu pour vous : Centrafrique : la France n'a jamais vraiment perdu son emprise sur son ancienne colonie

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