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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:35

 

 

 

 

 

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr  mardi 31 décembre

 

Actuellement, la France compte près de 5 000 militaires affectés en permanence en Afrique (350 au Sénégal, 1 900 à Djibouti, 950 au Gabon, 950 au Tchad et 450 en Côte d’Ivoire).

 

En outre, avec Serval, au Mali, avec 2 500 hommes environ, et Sangaris, en Centrafrique elle y mène deux opérations majeures depuis cette année, lesquelles seront largement évoquées lors du déplacement au Sahel du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l’occasion des fêtes du jour de l’an, qu’il passera auprès des troupes françaises déployées dans la région.

 

Ainsi, M. Le Drian se rendra au Mali, où il s’entretiendra de la situation avec le président Ibrahim Boubakar Keita, à quelques jours de l’anniversaire du début de l’opération Serval (11 janvier 2013), lancée pour chasser du Nord-Mali les groupes jihadistes qui menaçaient alors de marcher sur Bamako.

 

Puis le ministre français s’envolera ensuite vers le Niger, pays également concerné par la menace jihadiste. Là, il rencontrera le président Mahamadou Issoufou et devrait se faire présenter les deux drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper commandés cette année auprès des États-Unis et récemment arrivés à Niamey, d’où ils seront mis en oeuvre par l’escadron 1/33 Belfort.

 

Enfin, le périple africain de M. Le Drian se terminera au Tchad, dont l’apport militaire a été appréciable lors des combats de l’Adrar des Ifoghas contre les groupes jihadistes. Avec le président Idriss Deby-Itno, il devrait évoquer la situation en République centrafricaine, où les forces tchadiennes engagées au sein de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) ont été impliquées dans plusieurs incidents à Bangui et sont accusées de partialité en faveur des combattants de l’ex-Séléka, responsables de nombreuses exactions depuis leur conquête du pouvoir, en mars dernier.

 

Mais pour ce qui concerne plus particulièrement le Sahel, la France va y "réarticuler" de façon "très progressive" son dispositif militaire, selon l’entourage du ministre. Environ 2 500 militaires français sont encore présents au Mali, les Mirage 2000D jusqu’à alors déployés à Bamako ayant récemment N’Djamena, de même qu’une compagnie du 126e RI de Brive, qui était affectée à Kidal.

 

Au printemps prochain, ils ne seront plus qu’un millier, dont 650 pour mener des opérations de contre-terrorisme et garder un oeil sur les groupes jihadistes, lesquels ont conservé une capacité de nuisance. Les 350 autres se répartiront entre l’état-major de la MINUSMA (la mission des Nations unies au Mali) et l’EUTM Mali, la mission de formation des forces armées maliennes menée sous l’égide l’Union européenne.

 

 

Centrafrique : les États-Unis au secours de Hollande ?

 

 

Le Point.fr - Publié le 

 

L'ambassadrice américaine à l'ONU s'est rendue en Centrafrique et plaide pour que son pays s'implique davantage. Un coup de main qui soulagerait la France.

 

Par 

 

Elle s'appelle Samantha Power et elle est, à 43 ans, la représentante des États-Unis à l'ONU. Et bien que François Hollande ne l'ait sans doute jamais rencontrée, elle est peut-être celle qui pourrait lui donner un sérieux coup de main dans une affaire de plus en plus mal engagée en République centrafricaine.

 

Mrs Power est la nouvelle ambassadrice auprès des Nations unies nommée par Obama en juin 2013. À ce titre, elle siège au Conseil de sécurité pour y représenter son pays. Pourtant, Samantha Power n'est pas une diplomate de carrière. C'est une journaliste. Et même une journaliste engagée dans la défense des droits de l'homme. C'est même ce qui lui a valu en 2002 le prix Pulitzer pour un livre intitulé "L'Amérique à l'heure des génocides", un essai très critique sur la manière dont les États-Unis s'étaient conduits au moment d'affaires comme celles de la Bosnie, du Rwanda ou du Timor oriental.

 

"Recrudescence des atrocités"

 

C'est donc une personnalité très sensible aux souffrances des civils pendant les conflits que Barack Obama a dépêchée en RCA la semaine dernière. Pour évaluer la gravité de la situation et savoir si les États-Unis doivent s'y engager plus qu'ils ne l'ont fait jusqu'à présent. Washington considérait jusqu'alors que c'était l'affaire de l'Europe et se satisfaisait de voir la France s'impliquer dans ce conflit ethnico-religieux dans une de ses anciennes colonies. Début décembre encore, la Maison-Blanche s'estimait quitte en consacrant 100 millions de dollars d'assistance qui ont servi, entre autres, à transporter le contingent africain du Burundi à Bangui.

 

Mais, comme l'a dit l'ambassadrice Samantha Power, "le président et le secrétaire d'État John Kerry ont été récemment profondément troublés par les rapports qui font état d'une recrudescence des atrocités en RCA", et ce, en dépit de la présence des troupes françaises. Autrement dit, alors que les Européens, dans un manque de solidarité assez remarquable, font mine de ne pas voir ce qui se passe en Centrafrique et ne montrent aucune hâte à s'impliquer dans le conflit, les États-Unis, eux, pourraient se réveiller.

 

Concours d'esquive

 

Le rapport que Mrs Power a fait à la Maison-Blanche au retour de son voyage express à Bangui sera déterminant. Et pourrait inciter Washington à donner à François Hollande, certainement pas des troupes, mais au moins l'aide financière que les 28 semblent peu empressés de lui apporter, sous prétexte que c'est de l'ONU et non de Bruxelles que la France tient son mandat (le concours d'esquive lors du récent sommet européen consacré à la défense était sur ce point un modèle du genre).

 

L'envoyée de Barack Obama a un bon argument pour le convaincre de s'impliquer plus aux côtés de la France : une directive officielle d'août 2011, probablement inspirée par Mrs Power, qui était à l'époque au Conseil national de sécurité, énonçait que la protection des civils dans les conflits, notamment lorsqu'il y avait risque de massacres, voire de génocide, était "l'essence même de la responsabilité morale des États-Unis". Or, Obama, qui avait applaudi à ce principe, pourrait être incité par ses conseillers à le mettre en pratique en RCA. Et ce, d'autant plus que la presse américaine lui a largement reproché d'avoir oublié les promesses de 2011 en abandonnant les civils de Syrie aux bombes de Bachar el-Assad. Samantha Power verrait enfin se réaliser, même timidement, ce pour quoi elle milite depuis si longtemps. Et François Hollande se sentirait moins seul dans le bourbier centrafricain.

La France va "réarticuler" son dispositif militaire dans la zone sahélienne
La France va "réarticuler" son dispositif militaire dans la zone sahélienne

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