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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 17:10

 

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr/   11.12.2013, 08h47 | Mise à jour : 13h32

 

Les militaires français déployés en Centrafrique poursuivent ce mercredi le périlleux désarmement des groupes armés à Bangui, au lendemain de la mort au combat de deux des leurs et de la visite-éclair du président François Hollande.

 

Surveillant grâce à leurs hélicoptères les mouvements dans la ville - placée sous couvre-feu de 18 heures à 6 heures locales - , les soldats de l'opération Sangaris se concentrent sur le désarmement des combattants de l'ex-rébellion Séléka, mais tentent également d'éviter des représailles contre les civils musulmans de la part de la population chrétienne terrorisée depuis des mois. Une double-mission «difficile», a estimé ce mercredi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, «parce que l'identification de l'adversaire n'est pas si simple».

 

Accalmie à Bangui


Mercredi à la mi-journée, aucun pillage massif n'avait été signalé dans la capitale, contrairement aux jours précédents. Au fil des heures les gens étaient de plus en plus nombreux à se hasarder dans les rues, à la recherche de commerces et échoppes ouverts, signe d'une baisse de tension perceptible. Quelques taxis - qui avait totalement disparu de la ville depuis les massacres de jeudi - ont même recommencé à circuler.


Dans la nuit de mardi à mercredi, vers 23 heures, au moment où le président de la République quittait Bangui, des tirs nourris mais très brefs ont été entendus près de la télévision publique, à quelques kilomètres de l'aéroport, selon des habitants du secteur. «Sinon, on a rien entendu de toute la nuit», ajoutait l'un d'eux ce mercredi. Très peu d'informations arrivent cependant des provinces, coupées du reste du pays, où l'on redoute de découvrir de nombreux cadavres dans la brousse.

 

L'opération «durera le temps que les forces africaines prennent le relais»

 François Hollande a déclaré mercredi devant le Conseil des ministres que le déploiement des forces françaises en Afrique «durera le temps que les forces africaines prennent le relais», a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. Le chef de l'Etat a fait de nouveau valoir que «ne pas intervenir, c'était rester les bras ballants à compter les morts», a-t-elle précisé devant la presse. «Il s'agit de sauver des vies dans un pays où il n'y a plus ni Etat, ni administration, ni autorité, de rétablir la sécurité», a ajouté le chef de l'Etat cité par la porte-parole du gouvernement.

Selon Najat Vallaud-Belkacem, toutefois, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a évoqué une nouvelle fois «en conseil des ministres une durée de six mois à peu près» pour le déploiement des 1.600 soldats français. Jean-Yves Le Drian avait déjà évoqué cette durée plus tôt dans la matinée sur BFMTV et RMC. Tout en reconnaissant que cette opération militaire était «compliquée», le ministre a rappelé que l'objectif premier des 1 600 militaires français déployés sur le terrain était de parvenir à désarmer «tout le monde», sauf les forces mandatées par Nations Unies, avant de pouvoir envisager une solution politique. «Une opération militaire, ça prend du temps. On n'a commencé le désarmement que lundi», a-t-il insisté, ajoutant que l'objectif raisonnable pour remplir cette mission était de l'ordre de «six mois». 

 

Une opération «plus difficile» qu'au Mali, les Européens «seront au rendez-vous»

Pour Jean-Yves Le Drian, l'opération Sangaris en Centrafrique est certes «beaucoup moins onéreuse» que Serval au Mali puisqu'il y a «moins d'armement, moins de transport, moins de logistique». Mais «elle est beaucoup plus difficile», «parce que l'identification de l'adversaire n'est pas si simple».


«Les Européens seront au rendez-vous», a également insisté Jean-Yves Le Drian. «Ils ont commencé: les Britanniques, les Belges, les Danois, les Polonais...» mais «ce n'est pas en trois jours que ça se fait» a-t-il relevé. Relancé sur l'idée d'un fonds européen qui viendrait abonder les opérations extérieures comme celle menée par l'armée française en RCA, il a observé : «Ce qu'il faut créer en priorité, c'est une force d'intervention africaine».


Toujours sur BFMTV/RMC, le ministre de la Défense s'est dit «très ému» après la mort des deux soldats tués dans la nuit de lundi à mardi. «Ils étaient partis accomplir une mission de désarmement, a-t-il expliqué. Cela s'est passé avec des éléments incontrôlés de la Séléka.» Autre objectif : la tenue d'élections démocratiques dans ce pays en 2014. 


L'UMP veut y voir plus clair, le PS défend Hollande 


«Tout doit être fait pour que cette mission réussisse, a déclaré Jean-François Copé, ce mercredi matin, sur France Info. Je l'ai soutenue. La France devait intervenir car l'inaction était inenvisageable, compte tenu de la situation : un risque de génocide, de chaos politique». « Mon regret, a-t-il nuancé, c'est que la communauté internationale ait mis autant de temps à bouger. On est incapable d'avoir une politique concertée avec les grands de ce monde pour intervenir beaucoup plus tôt quand une crise de cette nature risque de plonger un pays dans le chaos.» Critiquant toutefois la baisse des crédits de la Défense, le patron de l'UMP a indiqué avoir besoin de «connaître du président de la République, de manière plus précise, le contenu de la mission, sa durée et qu'il informe régulièrement les Français de la situation», et regretté «que l'Europe soit incapable de construire une politique de défense et même diplomatique. Cela doit être un des grands sujets de l'agenda, je regrette que le président de la République ne le fasse pas suffisamment.». 


Invité sur i>telé ce mercredi, Jean-Christophe Cambadélis, le député et secrétaire national du PS à l'international, a vu dans le passage éclair du chef de l'Etat à Bangui une «visite nécessaire». En France, «on ne peut pas dire: c'est bien, s'est agacé l'élu de Paris. Reconnaissons que l'initiative du président de la République était juste, il faut être derrière». «La France n'est pas isolée, la France est en avant, a tranché le responsable PS. L'ensemble de la communauté européenne va participer petit à petit. Jean-Christophe Cambadélis s'est étonné «de la part de l'UMP, d'une tentation de voir la France dans le ventre mou des nations. Eh bien non, la France assume son rang avec François Hollande».

L'opération en Centrafrique «plus difficile» qu'au Mali, admet Le Drian
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