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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 14:37

 

 

 

 

 

 

http://radiookapi.net   le 23 décembre, 2013 à 8:44 

 

Plusieurs réactions sont enregistrées depuis l’annonce faite samedi 21décembre par le gouvernement congolais d’envoyer  850  militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) en République centrafricaine pour stabiliser ce pays livré aux mains des milices. L’Association africaine pour la défense des droits de l’homme (Asadho) qualifie de “malvenue” cette décision du gouvernement, estimant qu’il devait soutenir la stabilisation de l’est de la RDC. Des leaders de la Majorité présidentielle (MP) et de l’opposition saluent en revanche cette mesure. 

 

Jean Claude Katende, le président de l’Asadho, pense que Kinshasa a pris cette décision par prestige pour montrer à la communauté africaine et internationale que la RDC est capable de  participer à cette  mission de paix:

 

« C’est une décision qui montre pour nous le manque de projection au sein du gouvernement, dans la mesure où l’Est de la République démocratique du Congo est toujours en guerre. Le gouvernement a [rendu disponible] les moyens matériels et financiers pour accompagner cette décision, alors qu’on a besoin de cet argent pour soutenir la politique nationale.»

 

Jean Claude Katende est d’avis que cette décision gouvernementale est malvenue:

 

«La situation au nord de la République démocratique du Congo appelle non pas une intervention en République centrafricaine, mais contraire à renforcer la sécurité à Zongo et dans le voisinage. Si cette décision était prise dans ce sens-là, cela nous montrerait que le Gouvernement a pris à cœur non seulement la protection de nos populations, mais aussi celle de notre territoire.»

 

Le porte-parole de la Majorité présidentielle, Sébastien Luzanga Shamandevu, soutient en revanche que la décision d’envoyer des troupes FARDC à Bangui est tombée fort à propos:

 

« Nous avons également bénéficié du concours de certains pays africains. Aujourd’hui que nous sommes en train de stabiliser notre pays et que la paix est revenue dans la partie Est du pays, il me parait normal que le gouvernement ait pris cette décision d’aller à la rescousse d’un pays voisin avec lequel nous avons une longue frontière.»

 

Après la neutralisation de la rébellion du M23 au Nord-Kivu il y a plus d’un mois, Kinshasa a annoncé la traque d’autres groupes armés qui écument l’Est de la RDC, dont les FDLR et les ADF-Nalu.

 

Malgré cette situation encore fragile, Sébastien Luzanga Shamandevu estime que l’envoi des troupes congolaises en Centrafrique n’est pas précoce.

 

«Notre armée s’est organisée. Nous avons formé des militaires, nous avons recruté des militaires, nous avons équipé l’armée. Pourquoi, nous devons laisser la France venir secourir nos frères et voisins ?», interroge-t-il.

 

Le même son de cloche est émis  dans les rangs de l’Opposition. Le secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC), Thomas Luhaka, estime que les violences à Bangui constituent un drame humain, qui oblige la RDC d’apporter aussi  sa contribution dans le cadre de l’Union africaine.

 

«Nous pensons que ce drame humain a des conséquences directes sur nous, parce que chaque jour il y a un nombre important des réfugiés centrafricains qui viennent chez nous. Il faudrait aider ces frères africains à stabiliser chez eux», affirme-t-il.

 

Selon lui, il ne faudrait pas que la RDC résolve la crise dans sa partie Est et soit obligée, « dans six mois, d’intervenir dans l’Ouest parce que les choses se sont dégradées ». La solution sage, pour Thomas Luhaka, est «d’éteindre le feu à la source, sans que cela puisse affecter les efforts qui sont fournis pour la stabilisation de l’Est [de la RDC].»

 

En envoyant ses militaires en RCA, le gouvernement congolais compte aussi protéger sa population contre d’éventuels débordements de la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut dans ce pays voisin, a expliqué samedi Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais. Il a évoqué « la proximité de la République centrafricaine et l’impact des désordres qui y surviennent sur la situation sécuritaire et humanitaire dans la partie Nord » de la RDC, où 47 000 réfugiés centrafricains ont été recensés par le HCR.

 

Les troupes congolaises seront déployées dans le cadre de la Mission internationale pour le soutien à la Centrafrique (MISCA).

L’envoi des FARDC en Centrafrique : une décision de prestige, selon l’Asadho

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