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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 00:27

 

 

 

 

 

 

http://new.humanite.fr   le 17 Décembre 2013

 

 

La grille de lecture religieuse masque les enjeux économiques et politiques d’un conflit où les violences entre communautés ont été instrumentalisées, sur fond d’absence de l’État.

 

Une guerre confessionnelle ? Jamais la question religieuse n’avait suscité jusqu’ici, en République centrafricaine, de clivage structurant. Et sans doute cette grille de lecture masque-t-elle encore les enjeux d’un conflit où les violences entre communautés ont été instrumentalisées.

 

Monseigneur Nestor Nongo Aziagba, évêque de Bossangoa, ville de l’ouest particulièrement meurtrie, récuse toute idée de guerre de religion. « Deux groupes armés sont en présence. D’un côté, les Séléka et de l’autre, les anti-Balaka. Même si la configuration de ces mouvements peut faire penser à un conflit religieux opposant musulmans et chrétiens, c’est d’abord une lutte fratricide entre Centrafricains, sur fond de délitement de l’État, insiste ce responsable religieux. Nous avons toujours préconisé de mettre fin à l’impunité. À la longue, il faudra surtout rétablir l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire, et que la justice puisse prévaloir. C’est uniquement par l’établissement d’une justice équitable qu’on pourra sortir de ce sentiment d’impunité qui pousse les gens à vouloir se faire justice eux-mêmes. » Au cycle de représailles qu’alimentent des groupes armés aussi déstructurés que radicalisés viennent se greffer des règlements de comptes liés à des conflits fonciers entre paysans sédentaires, majoritairement chrétiens, et éleveurs nomades, le plus souvent musulmans. La lutte pour le contrôle des ressources n’est pas non plus étrangère au conflit qui a embrasé le pays. Des diamantaires en conflit avec le président déchu, François Bozizé, auraient contribué au financement de la rébellion Séléka. Sur les chantiers d’extraction de diamants du nord-est, les groupes armés font la loi. Ce secteur, déjà très opaque et dominé par les trafics, l’est encore davantage, depuis que le pays est livré au chaos. Derrière le voile de la religion, l’argent…

 

Rosa Moussaoui

En Centrafrique, derrière le voile religieux, affairisme et prédation

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