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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 00:33

 

 

 

 

 

 

1- De la barbarie, qu'on croyait être le stade suprême des assassinats, viols, pillages et exactions de toutes sortes perpétrées par les barbares des SELEKA depuis Décembre 2012, date de leur chevauchée meurtrière vers Bangui, à partir du Nord du pays, nous voici à présent plongés dans une folie génocidaire réciproque.

 

2- Alors que, depuis début Décembre 2012, les assassinats, viols, pillages et exactions de toutes sortes n'étaient l’œuvre que des seuls éléments de la SELEKA, ils assassinaient qui pour éliminer les partisans réels ou supposés des partisans de l'ex président François BOZIZE, qui pour ravir un véhicule voire un simple pousse-pousse, qui pour squatter une maison et tous pour détruire les églises chrétiennes et les mairies, en ce dernier cas pour fabriquer ultérieurement des faux centrafricains ; voici qu'à présent, ce sont des centrafricains qui s’entre-tuent à la machette comme on le vit naguère au Rwanda, uniquement sur la base de l'appartenance religieuse.

 

3- Depuis lors, les centrafricains, en particulier ceux de Bangui ne s'identifient comme tels, mais comme musulmans ou chrétiens, du jamais vu !  Cette folie génocidaire inter religieuse qui s'est rajoutée à la barbarie des SELEKA a débuté depuis l'attaque des ANTI BALAKAS, certes dirigés contre l'ennemi commun qu'est la SELEKA, mais hélas aussi contre les musulmans, globalement considérés comme complices des SELEKA.

 

4- On se demande sur la base de quel raisonnement les ANTI BALAKAS ont décidé de lancer leurs attaques juste la veille de la résolution des Nations Unies autorisant les forces africaines à rétablir la paix dans le pays avec le soutien de la France, puis à se volatiliser dans la nature en laissant le peuple démuni face aux représailles barbares de la SELEKA.

 

5- Les reportages de télévisions et des journaux français donnent de notre peuple une image de sauvages découpant à la machette enfants, femmes, même enceintes, vieillards, passants innocents sur base uniquement religieuse. Quel investir étranger pourra investir dans un tel pays ?

 

6- Cette image de sauvages n'aide évidemment pas la décision courageuse du président François HOLLANDE, décision prise en dépit des effets de la crise mondiale qui frappe durement la France sur le plan économique, financier et social (chômage important), en dépit de la dégringolade historique du président dans les sondages, en dépit de l'approche des élections municipales et européennes, et en dépit d'une partie de son opinion publique qui souffre et qui ne peut comprendre qu'il engage d'énormes dépense d'intervention au profit d'un pays que certains ne connaissent même pas et que les ministres des affaires étrangères qualifient « d' état néant »

 

7- Il est urgent que cesse cette folie génocidaire inter religieuse et que le peuple s'unisse comme auparavant. Cette unité doit être rebâtie à la base, quartier par quartier à l'initiative des chefs de quartiers et des patriotes chrétiens et musulmans conscients.

 

7 bis- Nelson MANDELA est mort en nous léguant la leçon de la force et des bienfaits du pardon. Comment pouvons-nous fouler cette leçon aux pieds avant même qu'ils ne soit inhumé ? Il nous légué la leçon de l'homme noir entré dès les origines de l'humanité dans l'histoire universelle ; il a administré une leçon magistrale à une candidate Front National et des parents imbéciles qui ont mis une banane dans les mains de leur pauvre fille de seulement 12 ans, à remettre à la guenon que serait une Ministre française noire, sans même se rendre compte qu'il y a des singes noirs comme il y a des singes blancs, que tous les hommes ont une couleur et qu'il n'y a donc pas des « gens de couleurs » et des « incolores ». Que faisons-nous de notre dignité de noir que le grand homme a exalté par ses combats et qui lui a valu des funérailles grandioses et mondiales auxquelles aucun ancien président ou président en exercice de la République n'eut jamais l'honneur ?

 

8- Quoi qu'il en soit, la responsabilité de la folie génocidaire réciproque est imputable à SELEKA, puisque c'est SELEKA, quoi que ceux disant EX SELEKA, qui gouvernent le pays. On dit que gouverner c'est prévoir, or SELEKA n'a pas su prévoir. Gouverner, c'est aussi être astreint à une obligation de résultat, laquelle exclut toute excuse en cas d'échec. DJOTODIA et sa transition ayant échoué, il ne leur reste qu'une solution : DEGAGER ! Comme le disait à tort BOKASSA à DACKO, « noko, mou na mbi mbiyo » (oncle passe-moi le fardeau).

 

9- DJOTODIA doit d'autant plus dégager qu'il est chef SELEKA et qu'il a lui-même dissous SELEKA et s'est donc auto-dissout.

 

10- Les frères et sœurs musulmans doivent pas compter sur SELEKA pour assurer leur sécurité en s'opposant à son désarmement, dès lors que c'est la prise du pouvoir par SELEKA qui a crée la situation dont ils sont victimes. Sous aucun autre président, ni les chrétiens, ni les musulmans n'ont connut une telle situation. Les musulmans doivent plus tôt, pour leur sécurité, s'appuyer sur le travail de désarmement que même l'armée française ainsi que les efforts de réconciliation qu'entreprennent les chefs religieux (catholiques, protestants et musulmans) et sur les initiatives que doivent prendre les chefs de quartier et les patriotes des trois religions.

 

11- Le désarmement est une nécessité impérieuse qui doit être poursuivi sans désemparer. On ne peut cependant nier que les éléments désarmés sont souvent lynchés par la population. Pour mettre fin à cette dérive, une première solution consisterait à reconstituer l'armée, la gendarmerie, la police, et les paramilitaires que sont les douaniers, les agents des eaux et forêts et le policiers municipaux. On devrait aussi désinfecter l'armée, la gendarmerie et la police de tous les éléments SELEKA que DJOTODIA y a intégré en masse. De la sorte, les éléments désarmés, qui sont des délinquants, pourraient être placés en sécurité dans les brigades des gendarmeries et les commissariats de police, voire les camps militaires en cas de manque de place.

 

12- Il faudrait aussi et surtout, renvoyer les éléments SELEKA Tchadiens et Soudanais dans leur pays. On se demande d'ailleurs pourquoi le président DEBY n'a jamais levé le petit doigt pour engager au Tchad des poursuites judiciaires contre ses ressortissants qui commettent des exactions en Centrafrique. Son Code de Procédure pénal doit l'avoir prévu, comme tous les codes francophones.

 

13- Continuer des attaques en-discriminés contre des musulmans, du seul fait qu'ils sont musulmans, c'est lancer, consciemment ou inconsciemment, un appel à tous les djihadistes du monde de converger dans notre pays, au secours de leur coreligionnaires, et de transformés notre pays en une sorte d'Afghanistan ou de Somalie.

 

14- Pauvre Centrafrique, envahie et saignée par des tchadiens et soudanais auto catapultés « généraux » et « colonels », dénués de numéro de  matricules dans les FACA et n'étant jamais passés par des grades inférieures.

 

15- Pauvre Centrafrique, mise sous tutelle par ses voisins qui ont pourtant accéder à l'indépendance au même moment.

 

16- Pauvre Centrafrique, obligée de recourir à la protection de l'ancienne puissance colonisatrice et obligée de chanter à nouveau cette chanson que ceux de ma génération chantait à l'école primaire : « France la mère patrie a brisé nos liens

Les tyrans nous vendaient comme des bêtes démonismes

Tuaient nos aïeux et ravageaient nos biens

Mais tu nous délivras et fis de nous des hommes

Salut France gloire à ton nom

Nous t'aimons comme notre mère

Car c'est à toi que nous devons

La fin de nos vieilles misères »

 

17- Les Camerounais sont « sortis » de leur premier hymne, certainement pas écrit par un patriote camerounais, hymne qui les insultait en ces termes :

« Ô Cameroun, Ô berceau de nos maîtres

Autrefois tu vécu dans la barbarie

Comme un soleil qui commence à paraître

Peu a peu  (?) tu sors de ta sauvagerie »

 

18- Il ne dépend que de nous, Centrafricains, de nous unir à nouveau, chrétiens et musulmans, afin de sortir de la barbarie et de la folie. Outre les initiatives à venir des chefs de quartiers et des patriotes chrétiens et musulmans conscients, chacun doit s'y engager personnellement et immédiatement. Pour ma part, je vis en symbiose avec mes voisins musulmans, et j'ai des parents musulmans, dont l'imam Oumar KOBINE LAYAMA, la veuve de feu Abdoulaye SECK de Bangassou ainsi que ses enfants . Mon défunt chauffeur était musulman ; je demeure en bon entente avec ses parents et continue à soutenir ses enfants . Je ne compte pas mes amis musulmans qui sont nombreux.

 

19- Quant aux élections, il faut laisser le temps au temps, comme disait feu le président François MITTERAND. Ce serait une erreur que d'aller aussi vite qu'au Mali, où le sud, partie la plus peuplée du pays, était restée administrativement fonctionnelle, avec tous ses habitants en place. Même dans le nord, gouverner par le MNLA et autres, il y avait une administration.

 

20- Tel n'est pas le cas en Centrafrique, où des milliers de cases ont été brûlées, des milliers d'habitants se sont exilés ou vivre en brousse et tous les documents de toutes les mairies ont été détruits. Il faudra donc prendre le temps nécessaire pour assurer les exilés et les déplacés et les faire revenir dans leur village, reconstruire leur maison et reconstituer les archives des mairies et confectionner les documents électoraux. A défaut, on organiserait des élections précipitées, entachées de fraudes massives et sources de contestations violentes nous renvoyant à la désastreuse case départ, si tant est qu'il y ait jamais eu de départ.

 

Il faudrait aussi, non seulement dégager DJOTODIA qui a fait ou laissé faire, comme l'a dit, le président François HOLLANDE, lequel n'a pas pris parti comme on l'entend dire ici et là en France il (n'a fait que dresser un procès verbal de constat) mais aussi reconsidérer le gouvernement, qui n'a pas pu ou su résisté aux oukases de SELEKA , ainsi que le CNT, dont le président faisant des tueries perpétrées en province, avait organisé une marche de soutien à SELEKA dès son entrée à Bangui, avant que SELEKA n'est posé aucun acte patriotique et démocratique, et n'a fait que lui jeté des fleurs depuis lors.

 

Unis et déterminés, nous vaincrons !

 

                                                                                              ZARAMBAUD ASSINGAMBI

 

                                                                          LA HAYE (HOLLANDE) 13 Décembre 2013

CHRETIENS ET MUSULMANS RESTONS-UNIS par Me ZARAMBAUD Assingambi

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