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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:32

 

 

 

 

 

31/12/13 - 08 H 40 - Mis à jour le 31/12/13 - 09 H 46

 

Des tirs ont de nouveau été entendus dans la nuit de lundi à mardi à Bangui et un nouvel accrochage signalé entre éléments de l'armée nationale centrafricaine et des miliciens "anti-balaka", a-t-on appris auprès d'habitants et de source militaire.

 

Des membres de milices d'autodéfense chrétiennes "anti-balaka" (anti-machettes) ont attaqué pour la seconde nuit consécutive à 02H00 (01H00 GMT) un camp de l'armée nationale centrafricaine, situé au niveau du PK-11, à la sortie nord de Bangui, a affirmé à l'AFP le général Mahamat Tahir Zaroga, qui n'a pas fait état de victimes.

 

Dans le quartier de Ben Zvi, au centre-ville, des tirs nourris ont été entendus peu avant l'aube, ont indiqué des habitants, cloîtrés dans leurs domiciles par peur. L'origine de ces tirs n'était pas établie mardi matin et aucun bilan d'éventuelles victimes n'était disponible dans l'immédiat.

 

Aux abords de l'aéroport, base des soldats français de l'opération Sangaris et de la force africaine (Misca), où sont massés près de 100.000 déplacés, plusieurs centaines d'entre eux ont manifesté pour dénoncer des exactions qui auraient été commises selon eux dans un quartier proche par des hommes armés issus des rangs de l'ex-rébellion Séléka, au pouvoir depuis mars 2013.

 

Ces manifestants demandaient également à l'armée française d'accélérer les opérations de désarmement des ex-rebelles, ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

Les tueries intercommunautaires ont fait un millier de morts dans la capitale centrafricaine depuis le 5 décembre, date du début de l'intervention française, provoquant des déplacements massifs de population dans la ville.

 

Autour de l'aéroport, zone sécurisée par les soldats français et la Misca, ils sont environ 100.000, selon des estimations de responsables humanitaires, vivant sous des tentes de fortune, dormant à même le sol.

 

Chrétiens pour l'immense majorité, ils sont venus se placer sous la protection des militaires français pour échapper aux exactions des ex-rebelles majoritairement musulmans de la Séléka. De leur côté, les civils musulmans, centrafricains mais surtout tchadiens, fuient la ville.

 

Ils craignent d'être victimes de représailles de milices d'autodéfense locales chrétiennes "anti-balaka" ou de foules les accusant de connivence avec les Séléka qui ont chassé le président François Bozizé du pouvoir en mars 2013.

 

AFP

 

 

 

Centrafrique : une vingtaine de morts dans une attaque des anti-Balakas contre les ex-rebelles de la Séléka

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 31-12-2013

 

Une vingtaine de personnes dont deux chez les ex-rebelles et plus d'une quinzaine dans le camp des assaillants suite à une attaque des milices anti-Balakas (anti-machettes) contre une position des ex-rebelles de la Séléka mardi à l'aube à Bangui, d'après un bilan communiqué à Xinhua par une source officielle du pouvoir centrafricain.

 

"Ce matin, les anti-Balakas sont venus attaquer les éléments qui se trouvent à Pk12. On les a repoussés. De notre côté, on a eu deux morts et trois blessés. Du côté ennemi, il y a eu plus d'une quinzaine de morts. Pour les blessés, je n'ai aucune idée", a rapporté le colonel Christian Narkoyo, ex-porte-parole militaire de l'ex-rébellion de la Séléka actuellement commandant de la gendarmerie mobile centrafricaine joint à Bangui.

 

L'attaque marquée des détonations d'armes lourdes ayant provoqué une nouvelle panique au sein de la population de Bangui prise en otage par les affrontements persistants entre les ex-Séléka et les anti-Balakas s'est produite aux environs de 4 heures locales (3 heures GMT), a précisé le colonel Narkoyo qui a cependant fait état d'un retour au calme depuis 6 heures.

 

Elle confirme la délicatesse de la mission de sécurisation et de pacification de ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale confiée à de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), une force africaine autorisée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies au même titre que l'opération française Sangaris. Le 5 décembre déjà dans la capitale, une attaque qualifiée de « généralisée » par le pouvoir avait causé plus de 600 morts dont des civils, d'après un bilan dressé par les Nations Unies.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique: reprise de tirs nocturnes à Bangui

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