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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 00:11

 

 

 

 

 

 

 

French.news.cn   2013-12-13 20:58:08

 

YAOUNDE, 13 décembre (Xinhua) -- Bangui, la capitale de la Ré publique centrafricaine (RCA), a enregistré une nouvelle journée de violences jeudi où environ 10 civils musulmans ont été tués par lynchage par des chrétiens manifestement animés d'un esprit de vengeance après les exactions subies de la part des ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir) à dominante musulmane, a appris vendredi de l'agence Chine Nouvelle d'une source sécuritaire.

 

« Parmi les dix morts, cinq, des membres d'une même famille, ont été enregistrés au PK 5 et deux autres au quartier Combattant (où deux jeunes soldats français ont été tués lors d'un accrochage avec des hommes armés lundi soir, NDLR) », a rapporté le commandant de la gendarmerie nationale, le colonel Michel Narkoyo, ex-porte-parole militaire des ex-Séléka.

 

Ces violences sont des actes de règlements de compte commis en marge du désarmement des groupes armés dont essentiellement ces ex- rebelles mené par l'armée française, par des chrétiens à l'égard des musulmans accusés de collusion avec les ex-rebelles qui se sont illustrés depuis leur arrivée au pouvoir le 24 mars à Bangui par une barbarie inouïe, caractérisée par des massacres, des exécutions sommaires, des viols, des pillages, des vols à main armée, des pillages, etc.

 

Désarmés, les ex-Séléka se retrouvent sans défense à la merci à la vindicte populaire d'une population qui, confondue avec des groupes d'autodéfense villageois d'obédience chrétienne dits anti- Balakas (anti-machettes) qui ont pris à leur tour les armes pour combattre les nouveaux maîtres de Bangui, en profite pour spolier de leurs biens des commerçants musulmans.

 

Impuissant, le pouvoir de Michel Djotodia dénonce pour sa part des manoeuvres de déstabilisation de la part de l'ancien régime du président déchu François Bozizé qui bénéficierait du soutien des anti-Balakas.

 

Selon le porte-parole de la présidence Guy Simplice Kodégué, joint aussi par Xinhua, une information judiciaire a été ouverte contre l'ex-chef de l'Etat et ses partisans à la suite de l' offensive menée contre plusieurs sites stratégiques de Bangui dont une caserne militaire et un commissariat de police la semaine dernière par d'anciens militaires proches de Bozizé et des anti- Balakas.

 

Près de 400 personnes avaient péri au cours de cette attaque dite « généralisée » et repoussée après plusieurs heures de violents combats par les ex-Séléka qui tiennent aujourd'hui le rôle de forces de défense.

Centrafrique : nouvelle journée de violences jeudi à Bangui, 10 civils musulmans tués par lynchage (source sécuritaire)

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