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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 15:15

 

 

 

 

 

 

Le pays a-t-il basculé dans un conflit inter religieux ? Près de 300 corps récupérés vendredi à Bangui, selon la Croix-Rouge alors que près d'un millier de soldats français étaient déployés pour tenter de stabiliser le pays.

 

 

Après les violences de grande ampleur qui ont fait des dizaines de morts jeudi dans la capitale centrafricaine, l situation restait "tendue" vendredi soir à Bangui où les militaires français ne sont aps confrontés pour l'instant à des affrontements directs. .

 

Les agents de la Croix-rouge, dans une odeur pestilentielle, emballaient les corps des victimes restées dans les rues dans des sacs blancs puis les plaçaient dans des véhicules, sous le regard de combattants de l'ex-Séléka, intégrés par le président Michel Djotodia dans les nouvelles forces de sécurité.

 

La Croix-Rouge centrafricaine, qui a récupéré près de 300 corps vendredi, a du arrêter les recherches de corps à Bangui à la tombée de la nuit et le bilan va probablement s'alourdir considérablement lorsqu'elles reprendront, selon son président Antoine Mbao Bogo. Jeudi on avait déjà dénombré plus de 100 morts dans la seule capitale.

 

La force française poursuit sa montée en puissance et un premier accrochage entre des soldats français et des éléments armés a fait 4 morts et 6 blessés jeudi matin parmi les occupants d'un pick-up qui avaient ouvert le feu sur la foule au sud de l'aéroport de Bangui.

 

Des avions Rafale ont également survolé la capitale centrafricaine à deux reprises vendredi pour une mission dissuasive. Trois hélicoptères de manoeuvre Puma venant du Gabon se sont également posés à Bangui, avec une centaine de personnes.

 

Laurent Fabius a précisé que le déploiement des soldats français ne concernerait pas seulement Bangui. Des éléments vont se déployer, en liaison avec les Africains dans le reste du pays, notamment à Bossangoa (à 300 km au nord de Bangui), où on craint qu'il y a eu beaucoup d'exactions", a précisé le ministre des Affaires étrangères.

 

Bangui vit dans la psychose de nouvelles tueries, après les massacres à grande échelle de la veille.

 

Dans le quartier de l'Assemblée nationale, la Croix-rouge centrafricaine a ramassé des dizaines de cadavres abandonnés dans la ville depuis les violents affrontements de jeudi, suivis de tueries, par armes à feu ou machette.

 

Si aucune violence de grande ampleur n'a été signalée vendredi, plusieurs milliers d'habitants de la ville étaient rassemblés aux abords de l'aéroport de la capitale centrafricaine, où l'armée française et la force africaine ont leurs bases, de crainte d'exactions dans leurs quartiers voisins de Boeing et Boy-Rabe

 

Excepté aux abords immédiats de l'aéroport, les rues de la capitale sont encore restées désertes toute la journée.

 

Après avoir subi des mois durant les exactions des ex-rebelles Séléka, pour la plupart musulmans, certains dans la capitale, très majoritairement chrétienne, pensent que l'heure de la vengeance a sonné. La colère des populations s'est progressivement reportée contre les musulmans, faisant planer le spectre de massacres à grande échelle entre chrétiens et musulmans, avec l'habituel cercle infernal des représailles.

 

La présidence centrafricaine a demandé vendredi à toutes les forces de défense et de sécurité de regagner leurs casernes, autorisant seules les forces panafricaine, française et la sécurité présidentielle à patrouiller dans Bangui. Sans succès puisque les picks-up bondés de soldats étaient visibles dans tout Bangui.

 

La Centrafrique, pays très pauvre de 4,5 millions d'habitants, est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens (majoritaires à 80%) et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka. Michel Djotodia, le chef de la Séléka, a été investi président de transition en août, puis a dissous la Séléka en septembre, mais sans parvenir à rétablir l'ordre.

 

Par France Inter avec agences | 06 Décembre 2013 à 20:39 

 

Centrafrique : les français sont là mais les règlements de compte continuent

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