Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 00:22

 

 

 

 

 

 

RCA - le 23 décembre 2013 © koaci.com – Le gouvernement tchadien a "formellement" démenti lundi l'implication de soldats tchadiens de la force africaine en Centrafrique (Misca) dans la mort d'un manifestant tué, ce lundi à Bangui


"Aucun soldat tchadien n'a tiré sur les manifestants. Nous apportons un démenti formel à cette information", a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari 


Ce lundi 23 décembre, des soldats tchadiens de la force africaine en Centrafrique (Misca) ont tiré sur des manifestants à Bangui, faisant au moins un mort et une quarantaine de blessés suite à des manifestations pour le départ du président de la transition Michel Djotodia.


Les manifestants de Bangui à majorité chrétienne, accusant les Tchadiens de la Misca de complicité avec l'ex-Séléka, ont demandé le départ des soldats Tchadiens du pays.


Près d'un millier de personnes ont été tuées depuis le 5 décembre dans la capitale et dans l’intérieur dans les violences qui opposent musulmans et chrétiens, selon Amnesty International.


Nanita

 

Les soldats Français évacuant le manifestant mort ce lundi 23 décembre 

 

 

 

Centrafrique: les troupes étrangères mises en cause

 

RFI Sonia Rolley  lundi 23 décembre 2013 à 20:08

 

Depuis dimanche, on assiste à des manifestations à répétition contre la présence des troupes étrangères sur le sol centrafricain. Certains demandent le départ des militaires français. D’autres, des soldats tchadiens de la Misca, la force africaine. Au moins un manifestant est mort ce lundi matin et d'autres ont été blessés. La Misca a ouvert une enquête, car ce sont, selon les premiers éléments, des militaires tchadiens qui ont ouvert le feu.

 

Les circonstances sont encore confuses. Cette manifestation contre la présence militaire tchadienne se déroulait devant le camp M'poko et l'aéroport où justement des familles tchadiennes étaient évacuées.

 

Une décision prise par les autorités de Ndjamena durant le week-end pour protéger ses ressortissants, victimes d'exactions. Il y a une hostilité profonde d'une partie de la population centrafricaine à l'égard des Tchadiens, des militaires jugés trop brutaux et plus largement à l'égard de Ndjamena, accusés d'être à l'origine d'une partie des troubles en Centrafrique et notamment plus récemment de soutenir la Seleka, l'ex-rébellion aujourd'hui au pouvoir.

 

Les soldats tchadiens bientôt déplacés

 

Selon le chef militaire de la Misca, il y a eu une série d'incidents à éclaircir. Un gendarme tchadien en civil qui cherchait à évacuer sa famille s'est retrouvée pris à partie et, dans la panique, il a ouvert le feu avec son arme automatique. Selon le général Martin Tumenta Chomu, certains de ces manifestants avaient des armes blanches et le gendarme en question a été blessé.

 

Il y a aussi ces images tournées par des journalistes étrangers où l'on voit des militaires tchadiens ouvrir le feu devant des militaires français stupéfaits. L'enquête devra déterminer s'ils ont tiré en l'air ou sur la foule. Ndjamena dément. Les militaires tchadiens ne seront très bientôt plus déployés dans Bangui. Ils seront envoyés dans le nord du pays, selon le plan de réorganisation des contingents de la Misca. Mais rien à voir, assure le patron de la Misca, avec l'hostilité à l'égard de ces troupes.

 

Le Quai d'Orsay a dit « espérer » que la lumière sera faite sur l'usage de la force par des soldats tchadiens de la Force africaine en Centrafrique et que Paris garde « toute confiance » dans le président tchadien Idriss Déby.

 

Manifestations contre Sangaris

 

Cette manifestation contre la présence des troupes tchadiennes fait suite à d’autres, dimanche, contre l’armée française. Ces manifestations n’ont peut-être rien de spontané. De nombreux observateurs estiment qu’il s’agit d’une instrumentalisation de la population à des fins politiques. Si pour les anti-balaka, l'ennemi, c'est la Seleka et par extension, les militaires tchadiens accusés de la soutenir, pour l’ancienne rébellion, ce sont les militaires français de l'opération Sangaris qui sont partiaux et qui doivent partir.

 

A l'origine des manifestations de dimanche, des échanges de tirs entre une patrouille française et des membres de l'ancienne rébellion faisant trois morts. La Seleka estime que les soldats de l'opération Sangaris n'auraient pas dû ouvrir le feu contre des hommes, certes armés, mais qui avaient l'autorisation des autorités pour porter une arme. Du côté de l'État-major français, on assure que ce sont ces hommes qui ont menacé les militaires français de leurs armes, ne leur laissant pas d’autres choix que de riposter.

 

Plus largement, la Seleka accuse la France de soutenir les anti-balaka et de s'en prendre dans ses opérations de désarmement quasi exclusivement à ses membres à elles. Du coup, la Misca, comme Sangaris, multiplie les messages à destination de la population pour expliquer le rôle des forces étrangères, que leur objectif c'est de désarmer tous ceux qui portent illégalement des armes, quel que soit leur camp.

Centrafrique : Le Tchad dément son implication dans la mort d’un manifestant à Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com