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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 15:23

 

 

 

 

 

 

 

http://www.ladepeche.fr   28/12/2013 à 08:16, Mis à jour le 28/12/2013 à 08:25

 

Exactions et vengeances s’enchaînent à Bangui où les troupes françaises éprouvent des difficultés à rétablir l’ordre entre chrétiens et musulmans. Le spectre de l’enlisement pour la France est bien réel. François Hollande a demandé que les Nations unies «jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique».

 

Le calme ne parvient pas à revenir en Centrafrique. La présence militaire française était massive hier dans les rues de Bangui où des tirs ont encore retenti durant la nuit, alimentant la confusion parmi la population, le bilan des violences ne cessant de s’alourdir.

 

La Croix-Rouge ne dispose pas d’un état complet, mais certaines estimations font état d’un millier de personnes tuées par balle ou à l’arme blanche depuis le 5 décembre. Chaque jour apporte son lot de morts. Hier matin, au moins un civil a été tué et plusieurs enfants blessés par des grenades lancées par des soldats tchadiens de la Misca qui protégeaient un convoi de leurs compatriotes civils fuyant la ville. Dans la nuit, des tirs nourris ont été entendus aux abords immédiats du palais présidentiel et du camp militaire de Roux qui le jouxte, où réside le président de transition Michel Djotodia. Une quarantaine de cadavres ont été ramassés dans la ville depuis mercredi, selon le Comité international de la Croix rouge (CICR). «Une soixantaine» de corps a également été retrouvée lundi dans la capitale, selon un porte-parole du CICR. «Certains étaient encore ligotés, d’autres avaient de larges entailles à l’arme blanche, ce qui nous fait penser qu’ils ont peut-être été torturés avant leur décès», a indiqué le magistrat, estimant probable que «les victimes ont été tuées avant et déposées là ensuite».

 

Les soldats français et les troupes de la Misca peinent à calmer les violences qui se sont déclarées dans la ville. Bangui qui se découvre minée par les haines confessionnelles entre chrétiens et musulmans et des accusations visant les soldats tchadiens soupçonnés de soutenir les ex-rebelles Séléka.

 

La situation est tendue à l’extrême. D’où l’appel du président François Hollande, hier, à la communauté internationale. Au cours d’un entretien avec Ban Ki-moon, le président français a souhaité que «les Nations Unies jouent un rôle plus important» en Centrafrique. La réponse a été immédiate. Face à l’urgence, l’Onu a annoncé qu’elle comptait intensifier les préparatifs sur l’éventuel déploiement d’une force de maintien de la paix pour aider les forces françaises et africaines à contenir les violences.


Jean-Yves Le Drian au Sahel

 

Jean-Yves Le Drian se rendra la semaine prochaine au Mali, au Niger et au Tchad, dans le cadre du redéploiement programmé du dispositif militaire français, dans une région où sévissent toujours des groupes jihadistes.

 

Durant ce déplacement de quatre jours, le ministre de la Défense rencontrera les forces françaises sur le terrain et s’entretiendra avec les autorités de ces trois pays de l’évolution des forces françaises au Sahel. Le 31 décembre, Jean-Yves Le Drian sera à Bamako pour le traditionnel réveillon du ministre auprès des forces françaises en opex. Les 1er et 2 janvier, il se rendra à Niamey et N’Djamena, où il s’entretiendra avec les présidents nigérien, Mahamadou Issoufou, et tchadien, Idriss Deby. Début 2014, la France doit alléger son dispositif au Mali, où l’effectif de l’opération Serval doit être ramené en quelques semaines de 2 800 à environ un millier d’hommes, pour une durée indéterminée. Paris doit ajuster son dispositif militaire à la menace terroriste persistante dans la bande sahélienne, où selon un proche du ministre, les forces «sont engagées pour plusieurs années».

 

J.-P. B.

 
Centrafrique : le spectre de l'enlisement pour les soldats français

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