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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 17:56

 

 

 

 

 

Edité par M.D.S avec AFP


http://lci.tf1.fr   le 14 décembre 2013 à 15h54 

 

A l'issue d'un entretien avec le président du Tchad, Idriss Déby, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a affirmé qu'il était nécessaire d'engager le processus de transition politique "dès 2014" en Centrafrique. Les Français sont de plus en plus sceptiques face à l'engagement de la France dans ce conflit.

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Alors que le soutien des Français à l'opération militaire en Centrafrique s'amenuise et que la tension sur place est de plus en plus palpable, le ministre de la Défense tente de rester confiant. A l'issue d'un entretien, samedi à N'Djamena, avec le président tchadien Idriss Déby Itno,Jean-Yves Le Drian a déclaré qu'il était nécessaire de démarrer le processus de transition politique "dès 2014" dans le pays. "Nous avons convenu avec le Président Déby de la nécessité de ramener la sécurité et de faciliter l'intervention humanitaire" a-t-il indiqué, répétant que "la sécurité passe par le désarmement de tous. La France comme la Misca (la force africaine en Centrafrique) seront impartiales (et) le seront jusqu'au bout."

 

Les soldats français avaient été accusés par la communauté musulmane de faire le jeu des chrétiens en désarmant en priorité les anciens rebelles à majorité musulmane". Le Tchad a, lui, été accusé d'avoir soutenu les rebelles de la Séléka lors du renversement du président François Bozizé en mars 2013 et compte un important contingent dans la Misca, des soldats aguerris mais accusés par de nombreux Banguissois d'être complice des ex-rebelles.

 

Le soutien des Français en baisse

 

"Nous avons également convenu (...) de la nécessité du démarrage du processus politique dès 2014", qui doit mener à l'organisation d'élections libres, a souligné Le Drian devant la presse. Une déclaration qui rassurera peut-être les Français qui s'inquiètent d'un conflit qui s'enlise. A peine une semaine après le début de la mission Sangaris, le soutien des Français fléchit considérablement, passant de 51% à 44% en une semaine, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France diffusé samedi (56% pas favorables).

 

L'Ifop rappelle que "le fléchissement du soutien n'était intervenu qu'au bout d'un mois et demi" pour l'intervention au Mali et qu'après deux semaines de bombardement en Libye en 2011. Un autre sondage BVA pour i>TELE, CQFD et Le Parisien-Aujourd'hui en France indique cependant que 50% des sondés font confiance à François Hollande pour mener l'intervention militaire. C'est en deçà des 60% d'opinion favorable en janvier pour l'opération au Mali.

 

Des parachutistes positionnés au Cameroun

 

La France a déployé 1.600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Un bataillon de 150 soldats du 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Carcassonne (Aude) sont partis samedi matin pour le Cameroun où ils seront pré-positionnés à Douala "comme renforts éventuels pour la Centrafrique". "Une relève et non un renforcement", précise l'Etat-major des armées françaises.

 

La France est intervenue en Centrafrique officiellement pour appuyer la Misca, qui compte environ 3.000 hommes et doit prendre à terme le relais des forces françaises une fois le pays stabilisé. La force africaine est notamment constituée de contingents tchadiens, camerounais et gabonais. Les tueries entre chrétiens et musulmans ont fait "plus de 600 morts" en une semaine en Centrafrique, et 160.000 déplacés rien qu'à Bangui, a déclaré vendredi l'ONU. La France a déjà perdu deux soldats dans des affrontements avec les rebelles lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.

Centrafrique : la transition politique engagée dès 2014, selon Le Drian

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