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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 14:42

 

 

 

 

 

 

http://www.lejdd.fr  10 décembre 2013

 

Les soldats français ont commencé lundi à désarmer les milices présentes à Bangui, la capitale centrafricaine. Mardi matin, l'armée française a estimé que "la population n'était plus menacée". François Hollande se rendra à Bangui dans la soirée.

 

Dans un premier temps, il fallait parer à l'urgence et désarmer les groupes armés qui sillonnaient Bangui. Ce serait désormais chose faite selon l'armée française. Les soldats français ont en effet commencé leur opération lundi dans la capitale centrafricaine, traumatisée par de récents massacres le délicat désarmement des milices et groupes armés.

 

Les groupes armés qui tenaient les rues de Bangui ont pour la plupart quitté leurs positions pour se regrouper dans un camp de la capitale centrafricaine et "la population n'est plus menacée", a indiqué lundi soir à Paris l'état-major des armées, alors que l'opération se poursuivait dans la capitale centrafricaine. Mardi matin, l'Elysée a fait savoir que François Hollande fera étape à Bangui, lors de son voyage retour depuis l'Afrique du Sud. Le chef de l'Etat doit rencontrer son homologue centrafricain et devrait rencontrer des soldats français.

 

"Il n'y a pas eu de combats dans Bangui"

 

Les miliciens, notamment des ex-rebelles de la Séléka, dont les anciens responsables sont aujourd'hui au pouvoir, se sont regroupés au camp Béal, dans le centre de Bangui, qui leur avait été assigné par les forces françaises. Selon l'état-major, "tous ceux" qui étaient encore dans les rues ont été désarmés, l'opération ayant été conduite "en coopération" avec la Misca, la force africaine en RCA.

 

"Il n'y a pas eu de combats dans Bangui. A aucun moment les groupuscules n'ont cherché à engager le combat contre nous", selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron. Les soldats français ont toutefois dû riposter brièvement à "des tirs fugaces" qui ont aussitôt cessé, a-t-il poursuivi. Selon lui, des "accès de violence", notamment de pillages, se sont en revanche produits dans l'après-midi, auxquels les militaires se sont opposés quand ils étaient à proximité.

 

L'opération de désarmement vise expressément les combattants de l'ex-Séléka, coupables de nombreuses exactions ces derniers mois. Les soldats français vont désormais tenter de désarmer les autres forces armées encore présentes dans les régions de Bangui, notamment les Faca (l'ancienne armée régulière fidèle au président déchu François Boziré) ou encore les milices civiles anti-balaka.

 

 

 

Sécuriser l'Afrique sans être son gendarme

 

Alexandre Duyck - Le Journal du Dimanche dimanche 08 décembre 2013

 

Le président de la République a conclu samedi le sommet France-Afrique en précisant la mission des forces françaises en Centrafrique.

 

Promis juré, l'intervention française ne relève en rien de la si décriée "Françafrique". La preuve en est, dit-on au ministère de la Défense, qu'en mars dernier la France a refusé d'entendre l'appel au secours du président Bozizé : "Nous n'avons pas à intervenir pour sauver un régime." Et si Paris a déployé l'intégralité des 1.600 soldats dont elle a annoncé l'envoi en Centrafrique, c'est pour accomplir une mission prioritaire qu'a rappelée François Hollande samedi : "Désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations", afin de "permettre le moment venu des élections libres et pluralistes". L'intervention française sera "rapide, efficace" a ajouté le chef de l'État. Chercheur à l'Iris*, Jean-Pierre Maulny confirme la distinction entre cette intervention et celles qui, par le passé, pouvaient relever de la Françafrique : "C'est contrainte et forcée que la France intervient cette fois-ci. Elle y est obligée."

 

Un diplomate tient à préciser que le sommet qui vient de s'achever à Paris n'a "rien à voir avec celui de La Baule en 1990. À l'époque, les Africains venaient écouter la voix de la sagesse en France et repartaient avec l'ordre d'appliquer ces principes. En 2013, nous sommes dans la concertation. Les Africains sont devenus des acteurs à part entière, ils ne sont plus passifs." Au ministère des Affaires étrangères, on convient tout de même que l'agenda - le déclenchement de l'opération en plein sommet franco-africain - "n'est pas idéal. Envoyer des troupes au moment où l'on insiste sur l'idée que c'est aux Africains d'assurer leur sécurité… Mais il a fallu prendre ses responsabilités".

 

Demande de "mobilisation" financière

 

Un participant à la session consacrée au thème paix et sécurité dit avoir été frappé par l'approbation des chefs d'État africains sur la nécessité de cette intervention de la France. "Puisqu'ils ne sont pas encore capables de le faire eux-mêmes…"

 

Car demeure le manque, cruel, de moyens. La vieille idée d'une "force panafricaine d'intervention rapide" a pourtant ressurgi ce week-end à Paris. Les chefs d'État ont appelé samedi à une "large mobilisation internationale" pour la financer, Paris s'engageant à soutenir sa mise sur pied d'ici à 2015. "Elle monte en puissance", assure-t-on au Quai d'Orsay. "Mais le problème n'est ni la volonté politique ni les effectifs, mais les capacités logistiques et la formation des troupes." D'où la proposition de François Hollande d'aider à former 20.000 soldats africains par an. 

 

"Passer de l'assistance au partenariat" 

 

Au ministère de la Défense, on ajoute que Paris est prêt à doter cette future force d'équipements de transmission et de renseignement : "Nous voulons passer de l'assistance au partenariat." Avec toutefois deux idées derrière la tête : maintenir les effectifs français sur le continent (plus de 8.000 hommes) et passer à une présence plus discrète. D'abord axée sur le renseignement et la lutte antiterroriste pour les troupes au Tchad, au Mali, au Burkina et au Niger, puis avec la présence de deux drones Reaper qui devraient être très prochainement basés au Sahel en permanence.

 

* Institut de relations internationales et stratégiques.

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