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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 10:22

 

 

 

 

 

 

http://www.metronews.fr  05-12-2013 20:42

 

INTERVENTION – Paris a obtenu jeudi le feu vert de l'ONU pour sécuriser la Centrafrique. Dans la foulée, François Hollande a lancé, jeudi soir, l'opération militaire des troupes françaises composées pour l'instant de 600 soldats.

 

Le gendarme de l'Afrique reprend du service. Après le Mali, où elle est toujours engagée, la France se lance dans une nouvelle opération militaire sur le continent africain, en Centrafrique cette fois. "Vu l'urgence, j'ai décidé d'agir immédiatement, c'est à dire dès ce soir, en coordination avec les Africains et avec le soutien des partenaires européens", a déclaré le président François Hollande jeudi à l'issue d'un Conseil restreint de défense. "Déjà 600 militaires français sont sur place. Cet effectif sera doublé d'ici quelques jours, pour ne pas dire quelques heures", a poursuivi le chef de l'Etat. Un peu plus tôt, Paris avait obtenu le feu vert de l'ONU, qui a voté en faveur de la résolution française autorisant les troupes tricolores à intervenir en Centrafrique. De son côté, Londres a proposé d'apporter une "aide logistique limitée".

 

Il faut dire que l'urgence s'est fait une nouvelle fois sentir, jeudi matin. La situation s'aggrave de jour en jour dans ce pays, plongé dans l'anarchie politique et secoué par des violences inter-communautaires entre chrétiens et musulmans depuis plusieurs mois. Jeudi matin, des échanges de tirs et des violences ont secoués la capitale, faisant 8 morts et 65 blessés. Dans l'après-midi, des journalistes de l'AFP ont comptabilisé au moins 54 cadavres rassemblés dans une mosquée du centre-ville, et 25 cadavres gisant dans les rues voisines, abandonnés sur le bas côté. Les corps portaient des marques de blessures à l'arme blanche et par balles. Peu auparavant, Médecins sans frontières (MSF) avait fait état d'au moins 10 morts et 65 blessés recensés pour un seul hôpital de la ville, laissant présager un nombre bien plus élevé de victimes.

 

1.200 soldats français seront déployés

 

La veille déjà, à une quarantaine de kilomètres de là, des Peuls (musulmans) ont été victimes d'une attaque de miliciens "anti-balaka", des groupes d'auto-défense chrétiens formés pour contrer les groupes armés musulmans de la "Seleka". Ces nomades n'étaient pas des rebelles, mais des civils. Ils ont pourtant été agressés à coups de machettes. Bilan : 22 morts et 42 blessés, dont des femmes et des enfants.

 

Le Premier ministre centrafricain a alors demandé à Paris de presser le pas et d'intervenir "immédiatement" après le vote de l'ONU. Un message qui semble avoir été entendu, puisque jeudi matin, un quelques heures avant le vote à New York, 250 soldats français se sont déployés dans la dans la capitale, a annoncé l'état-major. Dans les faits, l'opération a donc déjà commencé. Samedi, 200 hommes ont rejoint l'aéroport de Bangui, où ils ont rejoint les 410 militaires déjà sur place dans le cadre de l'opération Boali (lancée en 2002 pour sécuriser la zone). Au total, ce sont "1200 soldats qui seront déployés", affirme le patron du quai d'Orsay.

 

"Sangaris" pour une guerre éphémère"

 

L'opération a été baptisée "Sangaris", du nom d'un petit papillon rouge. Un animal éphémère, donc. Ce n'est certainement pas un hasard si Paris a choisi ce nom pour une opération qu'elle promet courte. "Cette intervention sera rapide, elle n'a pas vocation à durer, et je suis sûr de son succès. J'en rendrai compte régulièrement aux Français", a affirmé jeudi François Hollande. Selon une source diplomatique, l'opération Sangaris devrait durer "entre quatre et six mois". Son objectif : sécuriser Bangui et les principaux axes du pays (où transitent les convois humanitaires) ainsi que les populations civiles qui subissent les pillages et les violences de bandes armées. 

 

"Ce n'est pas une opération de guerre", prévient-on au ministère de la Défense, où on préfère parler d'une "opération de sécurité". Officiellement, les troupes françaises viendront en appui de la force panafricaine déjà sur place, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique), qui doit monter en puissance dans les prochains mois, et passer de 2.500 hommes à 3.600 à terme. La France, assure-t-on, ne sera qu'une "force de relais". Un relais, avec l'ambition de ne plus intervenir du tout un jour. C'est en tout cas le message que va réaffirmer Paris lors du sommet franco-africain qui se tient à partir de vendredi : les pays africains devront gérer leurs crises eux-mêmes à l'avenir. 

 

 

Centrafrique : Hollande déclenche l'opération militaire "immédiatement"
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